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Par Carenews INFO - Publié le 18 novembre 2020 - 12:00 - Mise à jour le 18 novembre 2020 - 12:00
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Confinement : 5 idées pour gérer sa pollution numérique

Si le déploiement du numérique a été vecteur d’accélération de la transition écologique, notamment par le développement de solutions et de pratiques innovantes, il est loin d’être sans impact sur l’environnement. Stockage des données, infrastructures de réseau ou encore fabrication des équipements des utilisateurs, le numérique serait ainsi responsable de 3,8 % des émissions de gaz à effet de serre mondiales. Carenews profite donc de ce reconfinement pour partager des idées simples pour devenir responsable jusqu’au bout des ondes !

Crédit photo : metamorworks.

 

Se tenir informé.e en se baladant sur les réseaux sociaux au réveil, échanger de nombreux mails avec ses collaborateurs et partager des documents sur le « cloud » durant la journée au travail puis se détendre devant un film en streaming le soir… le numérique fait désormais partie intégrante de notre vie. Moins visible qu’un déchet sur le trottoir, ce nouveau mode de vie « connecté » a pourtant un impact non négligeable sur l’environnement. 

Une empreinte écologique importante

Le numérique représenterait, en effet, près de 4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre en 2020 selon le rapport « La face cachée du numérique » publié par l’Ademe en 2019, soit quatre fois l’empreinte environnementale, tous secteurs confondus, de la France. L’instance européenne estime d’ailleurs que le numérique consomme 8 à 10 % de l’électricité européenne. Des chiffres qui tendent à croître au vu de l’augmentation de nos pratiques connectées. 

Selon le rapport de l’Ademe, la moitié des émissions de gaz à effet de serre générées par le numérique est liée aux datacenters (25 %), stockant les données, et aux infrastructures de réseaux (28 %) ; et la seconde moitié est émise lors de la fabrication et du recyclage des équipements des utilisateurs (ordinateurs, smartphones, télévisions, etc.)

Prise en compte depuis peu de temps, la question de la sobriété numérique trouve peu à peu sa place dans le débat sur les changements climatiques. Et, à l’instar de toutes les problématiques environnementales et sociales, l’utilisateur peut également agir à son échelle, et adopter des gestes simples pour limiter l’impact carbone de ses usages numériques. 

3 gestes pour gérer sa pollution numérique 

  • Revendre ou échanger son smartphone

Pour lutter contre l’empreinte carbone de la fabrication de nos appareils électroniques, qui nécessitent plus de 70 kilogrammes de matières premières pour être produits, de nombreuses entreprises se sont positionnées sur la vente d’appareils conditionnés ou encore sur la possibilité d’échanger ou de vendre son smartphone. C’est le cas de Volpy, une application qui permet d’estimer en ligne le prix de revente de son smartphone et ainsi de l’échanger contre un nouvel appareil reconditionné. Cette startup française souhaite en effet engager les consommateurs dans une économie circulaire en les encourageant à ne pas acheter d’appareils électroniques neufs.  Selon l’Ademe, si l’usage d’un ordinateur ou d’une tablette passait de deux à quatre ans, cela améliorerait de moitié son bilan environnemental.

  • Gérer sa boîte mail

Cleanfox est une application qui permet de nettoyer sa boîte mail en se désinscrivant des nombreuses newsletters auxquelles nous sommes abonné.e.s et que nous lisons rarement. Selon Cleanfox, un Français en recevrait en moyenne 936 par an et dans 60 % des cas, ces mails ne seraient pas ouverts. Au total, ces newsletters seraient ainsi responsables de plus de 9 kilogrammes d’émissions de CO2, soit l’équivalent d’une ampoule basse consommation allumée durant 39 jours.

Aussi, il est préférable de limiter la taille des fichiers envoyés dans ses mails et éviter les pièces jointes qui alourdissent considérablement l’impact environnemental de nos conversations. À la place, il est, par exemple, possible de transférer ses fichiers par un site Internet spécialisé ou encore de compresser les pièces jointes envoyées.

  • Installer des moteurs de recherche responsables 

L’impact environnemental d’une recherche sur un moteur de recherche serait équivalent à celui d’une ampoule basse consommation allumée durant une heure, a déclaré Laurent Lefevre, chercheur à l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria) lors d’une interview à TV5 Monde. Face à ce constat, des moteurs de recherche « écoresponsables » ont vu le jour comme Ecosia. Certifié B Corp, ce moteur de recherche allemand permet de compenser l’impact carbone des recherches des utilisateurs en plantant des arbres. Il existe également Ecogine, qui fonctionne sur le même principe, à la différence que c’est un moteur de recherche associatif français. Enfin le moteur de recherche français Lilo permet de financer des projets solidaires grâce à des « gouttes d’eau » accumulées lors de chaque recherche sur Internet. 

Engager son entreprise dans le numérique responsable

  • Devenir signataire du manifeste de Planet Tech’Care

Lancée début octobre par Syntec Numérique, Planet Tech’Care est une plateforme qui souhaite engager les entreprises dans la réduction de leur empreinte environnementale liée au numérique. Elle rassemble aujourd’hui plus 134 entreprises signataires qui reconnaissent l’impact de leurs usages connectés. Un réseau de dix partenaires spécialisés sur ces thématiques accompagne les signataires vers une sobriété numérique par le biais de conférences, d’ateliers ou encore de formations.

  • Héberger ses données dans un datacenter français et engagé dans une démarche plus responsable

Les datacenters sont des infrastructures physiques qui permettent de stocker les données numériques virtuelles. Fonctionnant en continu, ces derniers ont un coût environnemental conséquent, notamment pour le refroidissement des serveurs qui est énergivore et émet d’importantes quantités de CO2. 

Certaines entreprises spécialisées dans le stockage des données, comme Scaleway, innovent pour proposer des services plus respectueux de l’environnement avec comme objectif de tendre vers un impact carbone nul. Signataire du manifeste de Planet Tech’care, Scaleway est une entreprise française qui possède cinq datacenters dont quatre sont situés en France.

 

Lisa Domergue  

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