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Par La Fondation la France s'engage - Publié le 20 février 2020 - 12:38 - Mise à jour le 26 février 2020 - 12:09
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Interview de Cyril Marion, jury citoyen du concours 2020 de la Fondation la France s’engage

Cyril Marion, 56 ans, a été tiré au sort pour participer à la première phase de jury collectif du Concours 2020 de la Fondation la France s’engage qui s’est déroulé le 23 janvier à Paris. Informaticien à son compte, il fait partie des 20 représentants de la société civile en charge d’examiner les projets des candidats : une nouveauté dans le concours. Interview.

Interview de Cyril Marion, jury citoyen du concours 2020 de la Fondation la France s’engage. Crédit photo : François Lafite pour la Fondation la France s’engage

Comment vous êtes-vous retrouvé dans le jury du concours la France s’engage ?

J’ai lu un article rédigé par Démocratie Ouverte sur les réseaux sociaux. Il proposait de participer à un jury citoyen. Cela m’a intéressé, j’ai répondu positivement et j’ai ensuite été tiré au sort. C’est la première fois que je participe à ce type de jury. Je découvre complètement le Concours et la Fondation la France s’engage

Qu’avez-vous pensé de l’organisation de cette première phase de concours ?

Je suis impressionné par la qualité de l’organisation. Je trouve le concours très cadré et professionnel par rapport à ce que j’ai pu connaître précédemment dans le secteur associatif. J’ai été amené à examiner des projets de la Filière Outre-mer. À ma table, il y avait aussi des salariés d’entreprises partenaires de la fondation. J’ai été à la fois surpris et ravi de constater qu’il y a des grandes entreprises qui participent et aident financièrement les fondations qui ont un vrai rôle social. Je pensais que les grandes boîtes se préoccupaient davantage du mécénat d’art et de projets artistiques plutôt que de projets qui touchent vraiment les citoyens. Je trouve très bien qu'elles s'engagent ainsi, même si cela reste méconnu.

Crédit photo : François Lafite pour la Fondation la France s’engage

Comment s’est passé l’examen collectif des projets ?

Ça a été une journée studieuse mais très intéressante et riche en échanges avec les autres membres du jury présents à ma table.. Les projets que j’ai vus étaient variés mais tous centrés sur une des grandes problématiques des territoires ultramarins : faire rester les gens sur place, leur éviter d’aller chercher du travail en métropole. Sur les 17 projets étudiés à ma table, il y en a vraiment trois qui mériteraient vraiment qu’on les aide, au vu des quatre critères que nous étions amenés à juger. Certains n’étaient clairement pas dans la cible ou dans la bonne phase d’accélération. Je pense que c’est normal, surtout si on doit passer de 400 projets à une quinzaine de finalistes. Mais globalement, à notre table, on a eu très peu d’accrochages sur les différences de notations, c’était assez fluide. Je renouvellerai cette expérience avec grand plaisir. 

Que pensez-vous de ce mélange au sein du jury entre représentants d’entreprises et de la société civile ?

Cette mixité est à mon sens indispensable. Je trouve qu’on ne peut pas uniquement demander aux mécènes de choisir les projets. Je pense que les jurys citoyens apportent une certaine neutralité. Pas une impartialité, mais une neutralité. 

En début de journée, les organisateurs ont diffusé une vidéo de sensibilisation aux préjugés et aux discriminations à destination du jury. Selon vous, était-ce pertinent ?

Oui ça a été très utile. Pendant l’examen des dossiers, je me suis fait la réflexion à deux reprises et notamment lorsque j’ai examiné un projet lié au numérique. Comme je suis moi-même dans le secteur informatique, j’ai tout de suite des réponses quand on me parle de ce sujet. Mais là je me suis forcé à me dire : non, attends, leur projet est peut-être bien. Surtout que le numérique n’était qu’un moyen pour leur projet. Donc c’était très important de rappeler au jury les risques de biais cognitifs ou de partis pris.

Crédit photo : François Lafite pour la Fondation la France s’engage

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