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Par Fondation Bouygues Telecom - Publié le 25 novembre 2019 - 17:29 - Mise à jour le 26 novembre 2019 - 15:23
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Violences conjugales – Une étude sur les 16-25 ans, en première ligne du fléau

Ce lundi 25 novembre, c’est la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. En avant toute(s) a créé il y a trois ans un tchat où les moins de 25 ans peuvent obtenir l’écoute d’une intervenante professionnelle, en tout anonymat. Ces jeunes victimes, malheureusement sous-représentées parmi celles qui osent demander de l’aide, sont les plus concernées par les violences conjugales. En 2019, l’association a décidé de mener une vaste étude mesurant l’ensemble des données recueillies – de fait totalement anonymes. Objectif : alerter, chiffres à l’appui, les institutions et le grand public. L’initiative a reçu le soutien de la Fondation Bouygues Telecom grâce au parrainage d’un collaborateur, Lucas Joly, via l’appel à projets mené auprès des salariés engagés dans une association.

En Avant Toute(s) le site

La détresse silencieuse des 16-25 ans

Les statistiques sont sans appel. Une femme sur 10 est victime de violence conjugale. Ce chiffre alarmant est ramené à 1 femme sur 7 pour les moins de 25 ans. Et souvent avec des violences plus graves. Pourtant, elles apparaissent peu dans les appels reçus au 3919 et ne sont que 11% à être accueillies au sein des associations dédiées.

En avant toute(s), membre de la Fédération National Solidarité Femmes, est la seule association en France qui accueille et écoute spécifiquement ces jeunes femmes. Elle agit sur le terrain, par de la prévention dans les établissements scolaires, mais aussi depuis 2016 sur Internet – terrain de prédilection – en ouvrant un tchat confidentiel, gratuit et en total anonymat. Sous couvert d’un site d’information sur la relation de couple, www.commentonsaime.fr, les utilisatrices qui le souhaitent peuvent entrer en conversation privée avec les professionnelles de l’association.

« Cette écoute par écrit a un rôle important. Beaucoup de jeunes femmes écrivent des choses qu’elles n’arrivent pas à verbaliser. Donc ça débloque une parole qui n’est pas prête à être exprimée oralement », explique Aurélie Garnier-Brun, responsable du développement d’En avant toute(s).

La fréquentation est en constante augmentation depuis la création du tchat. Et pour cause : les récents mouvements de libération de la parole des femmes ont créé une affluence grandissante (131% de nouvelles conversations par rapport à la 1ère année). Et pas seulement des victimes. Les témoins de violences se manifestent de plus en plus, ne sachant pas comment transmettre ce qu’ils ont vu ou entendu. « C’est très déstabilisant pour ces personnes », précise Aurélie Garnier-Brun.

Lucas Joly, collaborateur Bouygues Telecom et membre de l’association, explique les raisons de son parrainage, qu’il reconduit depuis plusieurs années. « Le combat mené par l'association En avant toute(s) est plus que jamais dans l'air du temps. Le tchat est un formidable outil pour les femmes qui se questionnent ou cherchent à être accompagnées. A travers l'anonymat et grâce aux correspondants formés sur ces sujets difficiles, le tchat leur permet de trouver la force de demander de l’aide. À titre personnel, j'ai un grand respect et une grande admiration pour les membres d'En avant toute(s). Ces femmes et ces hommes brillent par leur bienveillance et leur détermination, et ils sont une source d'inspiration pour ceux qui souhaitent que chacun puisse vivre à l'abri de toute forme de violence, notamment au sein de leur couple. »

Une étude à paraître en 2020 pour mieux cerner ces victimes vulnérables et méconnues

L’information est un enjeu crucial dans la lutte contre les violences faites aux jeunes femmes. En avant toute(s) souhaite que ces données anonymes et révélatrices d’une situation alarmante viennent nourrir une étude : « Comme toutes nos conversations sont écrites, on dispose de beaucoup d’informations et d’un savoir inédit en France et en Europe. On trouve ça important de l’étudier et de le diffuser », détaille Aurélie Garnier-Brun.

Et c’est grâce au soutien de la Fondation Bouygues que l’étude va pouvoir se concrétiser. L’association sera en mesure d'étudier les données issues du tchat.

A ce jour, plus de 700 conversations ont été initiées sur le tchat. L’étude sera publiée en 2020, le temps de récolter encore davantage d’informations via les conversations et des échantillonner. Pour ce faire, dès aujourd’hui, le tchat est ouvert les cinq jours de la semaine, aux créneaux horaires les plus sensibles et les plus demandés. « On a embauché deux nouvelles répondantes qu’on a formées depuis septembre. Tous les tchats réalisés sont d’ores et déjà répertoriés dans une base de données recensant le type de violences, réactions des victimes, etc. »

Aujourd’hui lundi 25 novembre, jour international de lutte contre les violences faites aux femmes, l’association lance une campagne afin d’accompagner toujours plus de jeunes femmes en détresse.

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