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Par Aéma Groupe - Publié le 26 octobre 2026 - 16:47 - Mise à jour le 26 octobre 2026 - 17:06
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La Fondation AÉSIO dévoile les partenariats qui donnent vie à sa nouvelle politique de mécénat

Avec sa nouvelle politique de mécénat 2026-2030 construite collectivement et lancée en juin dernier, la Fondation AÉSIO réaffirme et renforce son engagement pour la santé mentale tout au long de la vie. Une étape importante vient d’être franchie avec la sélection de ses nouveaux partenaires, qui incarnent sur le terrain les ambitions de cette stratégie.

Agir pour la santé mentale, la nouvelle politique de mécénat de la Fondation Aésio.
Agir pour la santé mentale, la nouvelle politique de mécénat de la Fondation Aésio.

 

Jeune fondation d’entreprise créée en 2021, la Fondation AÉSIO a publié en juin dernier sa nouvelle feuille de route pour 2026-2030, dotée de 5 millions d'euros par AÉSIO mutuelle. Ce plan, qui succède au plan 2021-2025, est construit dans le but de continuer à agir en faveur de la santé mentale tout au long de la vie, en s'appuyant davantage sur l'action collective. « Dès sa préparation, nous avons souhaité le nourrir des regards et de l’expertise d'une pluralité d'acteurs engagés à nos côtés. » précise Elisa Jungers, directrice de la Fondation AÉSIO. Ainsi, plus de 30 contributeurs – administrateurs de la Fondation et d’AÉSIO mutuelle, partenaires associatifs, experts des enjeux de santé mentale, acteurs du mécénat et salariés d’AÉSIO mutuelle – ont participé à cinq ateliers dédiés.  

 

Du bien-être mental à la santé mentale : une politique en phase avec l'évolution des enjeux de société 

 

Cette nouvelle politique s'inscrit dans la continuité des engagements portés par la Fondation AÉSIO depuis sa création. Elle témoigne toutefois d'une évolution du regard porté sur ces enjeux. Longtemps, la notion de « bien-être mental » a été privilégiée pour aborder le sujet de manière plus positive et moins stigmatisante, souvent sous l'angle de l'épanouissement personnel. Aujourd'hui, il est devenu plus naturel de parler de « santé mentale ». Cette notion est mieux comprise et reconnue comme une composante essentielle de la santé, qui concerne chacun tout au long de la vie. 

« Ce changement de vocabulaire traduit surtout un changement de regard. La santé mentale est aujourd'hui davantage reconnue comme un enjeu collectif, qui concerne l'ensemble de la société et pas seulement les personnes vivant avec des troubles psychiques. », observe Elisa Jungers. 

 

Des leviers d'action repensés pour amplifier l'impact de la Fondation 

 

La Fondation AÉSIO a élaboré sa politique de mécénat 2026-2030 en identifiant les domaines dans lesquels son action peut générer le plus d'impact.  

« Nous avons souhaité concentrer nos moyens sur des leviers capables de produire un effet durable. La prévention, le partage des connaissances et la coopération entre acteurs sont des domaines dans lesquels le mécénat peut réellement accélérer les dynamiques existantes et contribuer à faire évoluer les pratiques », souligne Elisa Jungers. 

Cette nouvelle feuille de route traduit également la volonté de la Fondation de continuer à accompagner ses partenaires de manière pluriannuelle et à aller au-delà du seul soutien financier. Soucieuse de répondre aux besoins exprimés par les acteurs de terrain, elle entend développer de nouvelles formes d'accompagnement extra-financier répondant aux besoins de ses partenaires. 

« Nous souhaitons également accompagner nos partenaires sur des enjeux structurants tels que la gouvernance ou la mesure d'impact, afin de renforcer durablement leur capacité d'action », ajoute Elisa Jungers. 

 

Une approche globale, deux axes prioritaires 

 

La Fondation opte pour une approche globale de la santé mentale, envisagée comme un enjeu de santé publique et de société.  

L’action menée s’articule autour de deux axes prioritaires. Sur chacun d’eux, la Fondation entend accompagner des partenaires sur plusieurs années – trois ans au maximum –, en leur apportant un soutien financier et extra-financier. 
Le premier axe « Prévenir les troubles de la santé mentale et agir sur leurs déterminants » traduit la volonté d’agir de manière structurelle et durable, en intervenant tant sur les facteurs qui conditionnent la santé mentale que sur les différentes étapes du parcours des personnes. Il porte notamment sur la promotion de la santé mentale, le repérage précoce des premiers signaux faibles et l'accompagnement vers le rétablissement.  

Le deuxième axe « Éclairer le débat public autour de la santé mentale par la production et la diffusion de connaissances » vise à renforcer la capacité de la Fondation à structurer et à partager des connaissances utiles et à contribuer ainsi à une meilleure compréhension des enjeux de santé mentale et à l’évolution du débat public. Il consiste à soutenir des démarches de recherche-action, , les coopérations entre acteurs, et à outiller la société afin de changer le regard sur les troubles psychiques. 

 

C’est parce que nous avons toutes et tous une santé mentale et qu’elle est une composante essentielle de notre santé globale que nous avons choisi d’agir pour la santé mentale tout au long de la vie. »  
- Marie-Françoise Barabas, présidente de la Fondation AÉSIO   

 

Sept partenaires pour incarner l'ambition de la Fondation AÉSIO 

 

Parmi les associations soutenues au titre du premier axe, figure LISA. « Agir dès le plus jeune âge est l’un des moyens les plus efficaces de promouvoir une bonne santé mentale tout au long de la vie. Il est essentiel de développer un langage commun entre enseignants, parents et professionnels de santé pour croiser leurs regards. C’est le rôle de la grille d’observation LISA : repérer les forces et les besoins de chaque enfant, puis orienter vers des actions concrètes, scientifiquement validées, à mettre en place à l’école ou à la maison. La plateforme LISA for Parents mettra cet outil à la disposition des familles pour les aider à agir. » explique Nicolas Bancel, directeur général de LISA.  

L’Alliance pour la santé mentale est l’une des structures lauréates retenues pour illustrer le deuxième axe. « La santé mentale et ses troubles restent encore des sujets tabous. Pour remédier à cela, nous agissons sur trois champs : mieux informer le public, en transmettant des connaissances claires ; prévenir l’apparition ou l’aggravation des troubles, en intervenant en amont, et réduire la stigmatisation, en combattant les préjugés qui isolent trop souvent les personnes concernées. Renforcer la coopération entre les acteurs de la santé mentale nous permettra de faire avancer ces trois sujets et de porter un plaidoyer commun. » déclare Angèle Malâtre-Lansac, sa déléguée générale. 

« Il était essentiel pour nous de déployer rapidement cette nouvelle politique de mécénat en accompagnant des partenaires qui en traduisent concrètement les ambitions. Le conseil d'administration est fier de soutenir leurs actions et de contribuer à leur développement. », indique Marie-Françoise Barabas, Présidente de la Fondation AÉSIO depuis sa création. 

 

Les 7 nouveaux partenaires de la Fondation AÉSIO  

4 associations illustrent l’axe « Prévenir les troubles de la santé mentale et agir sur leurs déterminants »  

  • - LISA, qui agit pour le bien-être, les apprentissages et la santé mentale des enfants en renforçant les capacités d'action des adultes qui les entourent. LISA sera soutenue durant deux ans, à hauteur de 150 000 €, pour structurer la plateforme numérique LISA for Parents, qui vise à outiller les parents d’enfants de 0 à 14 ans d’un langage commun non médical, afin que les parents comprennent les forces et besoins de leur enfant puis les aident à agir. 
  • - Je Bouge Pour Mon Moral (JBPMM), qui a pour but de rendre accessible l’activité physique pour les personnes en situation de souffrance psychique, sédentaires et confrontées à plusieurs facteurs de vulnérabilité. JBPMM sera soutenue durant 2 ans, à hauteur de 120 000 €, pour essaimer au niveau national son programme sport-santé et faire de l'activité physique un pilier du rétablissement en santé mentale. 
  • - Toit à Moi, qui aide depuis 20 ans des personnes sans-abri à changer de vie durablement, en agissant sur le logement, le lien social et l’environnement. Toit à Moi sera soutenue durant 3 ans, à hauteur de 120 000 €, pour agir localement sur les déterminants sociaux de la santé mentale des sans-abris, essaimer le programme et déployer un plan de formation auprès des salariés et bénévoles. 
  • - Prisme, qui agit sur la santé mentale par le développement des compétences psychosociales. Elle sera soutenue durant 3 ans, à hauteur de 100 000 €, pour consolider son implantation dans les Hauts-de-France. 

 

3 démarches s’inscrivent dans l’axe « Éclairer le débat public par la production et la diffusion de connaissances » :  

  • - L’Alliance pour la Santé Mentale, qui agit pour faire de la santé mentale une priorité sociétale et promouvoir une approche globale tournée vers la prévention. L’Alliance sera soutenue durant 3 ans, à hauteur de 210 000 €, pour développer et animer deux collectifs mobilisés sur le sujet, accélérer la coopération et les échanges de pratiques, produire et diffuser des ressources communes, valoriser les initiatives de terrain et porter un plaidoyer collectif dans le débat public. 
  • - Le film documentaire « Au bout du Tunnel », qui, en racontant le parcours de réparation de quatre femmes concernées par un burnout sévère, met en lumière la souffrance au travail, ses conséquences sur la santé mentale et les chemins fragiles de la reconstruction.  
    Les Films du Paradigme seront soutenus durant 3 ans, à hauteur de 120 000 €, pour finaliser le tournage du film et accompagner sa sortie en salles en 2028. 
  • - La Fondation Hospitalière pour la Recherche sur la Précarité et l’Exclusion sociale (FHRPE), sera soutenue durant 3 ans, à hauteur de 80 000 €, pour cofinancer trois projets de recherche interventionnelle orientés « Précarité et santé mentale ». Ceux-ci permettront de mieux comprendre l’épuisement des professionnels accompagnant les personnes migrantes, les effets des vagues de chaleur sur la santé mentale des enfants et les liens entre précarité et santé mentale. 
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