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Par Carenews INFO - Publié le 14 janvier 2026 - 14:00 - Mise à jour le 14 janvier 2026 - 14:00 - Ecrit par : Léanna Voegeli
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Budget 2026 : les acteurs associatifs du logement et de l’hébergement expriment leurs inquiétudes

Dans un communiqué publié le 12 janvier, plusieurs organismes qui œuvrent en faveur de l’égalité d’accès au logement, font part de leurs inquiétudes face à l’absence de budget de l’État. Le plaidoyer intervient alors que reprennent les discussions sur le projet de loi de finances pour 2026. La question de la production de logements sociaux fait partie des sujets mis sur la table.

Les Acteurs du logement d'insertion (ALI) et la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS) expriment leurs inquiétudes concernant le budget 2026. Crédit : iStock
Les Acteurs du logement d'insertion (ALI) et la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS) expriment leurs inquiétudes concernant le budget 2026. Crédit : iStock

 

« Préserver les financements du logement et de l’hébergement est impératif », alertent les Acteurs du logement d’insertion (ALI) (regroupant la Fapil, Soliha, l’Unafo et l’Unhaj) et la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS) dans un communiqué publié ce lundi 12 janvier. Cette prise de position intervient alors que les débats budgétaires reprennent en vue de l'adoption du projet de loi de finances 2026.  

Pour pallier l'absence de budget, une loi spéciale a été votée en décembre pour « assurer la continuité du fonctionnement de l’État et des services publics »« Ce contexte a un impact direct sur les structures associatives qui gèrent les dispositifs d'hébergement ou de logements adaptés. On les plonge dans une grande incertitude », déplore Emmanuel Bougras, responsable du service stratégie et analyse des politiques publiques à la FAS.  

 

Action des associations : « L’État doit impérativement débloquer des crédits »  

 

Les réseaux signataires « appellent à la sincérité des financements dédiés à l’hébergement, au logement d’insertion et à l’accompagnement social dans le cadre du prochain projet de loi de finances ». Cela signifie que le budget doit refléter le plus fidèlement possible la réalité financière prévisible. Emmanuel Bougras donne un exemple concret avec les places d’hébergement d’urgence : « la loi spéciale reprend le budget 2025 et il manque 100 millions d’euros. Sans cette part, ce sont 10 000 places qui risquent de disparaître d’ici la fin de l’année 2026. »  

Le document pointe l’insuffisance du budget au regard des besoins relatifs aux « dispositifs de logement adapté et d’hébergement »« S’il n’y a toujours pas de budget voté, l’État doit impérativement débloquer des crédits. Depuis le début du mois, les associations continuent de payer les charges sans être certaines de disposer des fonds nécessaires. Ces crédits sont nécessaires pour que les structures poursuivent leurs activités », souligne Emmanuel Bougras. 

 

La nécessité d’une production de logements abordables 

 

Le communiqué aborde également « la production de résidences sociales généralistes, de foyers de jeunes travailleurs, de pensions de famille ou de logements très sociaux qui se trouve freinée ». Sur la dernière catégorie, qui désigne des logements qui ont la particularité d’avoir des loyers très bas, Emmanuel Bougras note le manque de visibilité sur le devenir du fonds national des aides à la pierre (Fnap)

« Ce fonds permet de produire des logements très sociaux pour les personnes en situation de précarité […] Nous alertons sur la nécessité de lancer une véritable production de logements abordables pour permettre à tous l’accès à un logement digne. Cet enjeu est primordial », souligne le communiqué des Acteurs du logement d’insertion et de la FAS.  

 

Renforcer le « plan pour le Logement d’abord » 

 

Sur le fonctionnement des associations gestionnaires, l’ALI et la FAS relèvent « les incertitudes budgétaires et les retards de paiements induits par l’absence de budget voté [...] mettant en péril la continuité des accompagnements et la pérennité même de certaines structures. »   

« À ce sujet, des dispositifs de veille sociale comme les accueils de jours nous disent qu’ils réfléchissent à réduire leur capacité d’accueil. En accueillant par exemple les personnes du lundi au jeudi au lieu des cinq jours hebdomadaires actuels », met en avant Emmanuel Bougras. 

Les structures souhaitent aussi renforcer le « plan quinquennal pour le logement d’abord » via une démarche de « co-construction »Cette politique vise à fournir un logement aux personnes sans domicile avec la mise en place d’un accompagnement adapté« Même si ce dispositif dispose de moyens, ils ne sont pas à la hauteur des besoins en matière d’hébergement, de logement adapté, de veille sociale et de production de logements. Nous souhaitons nous diriger vers d’autres acteurs telle que la Banque des territoires ou Action logement en vue d’avoir des financements supplémentaires. Et ainsi disposer d’un plan "logement d’abord" avec plus de moyens pour éradiquer le sans-abrisme », fait valoir le responsable de la FAS. 

 

Léanna Voegeli  

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