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Par Carenews INFO - Publié le 2 avril 2024 - 17:33 - Mise à jour le 12 juillet 2024 - 11:18
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En matière de RSE, des salariés encore trop peu informés

L'institut français d’opinion publique (Ifop) dévoile une étude sur les attentes des salariés du privé concernant la politique RSE de leur entreprise. Alors que 38 % déclarent n’avoir jamais entendu parler de la notion, à peine un salarié sur deux (49 %) affirme que son entreprise est engagée dans une démarche RSE. Infographie.

Etude sur les attentes et les priorités des salariés du privé concernant la politique RSE de leur entreprise.
Etude sur les attentes et les priorités des salariés du privé concernant la politique RSE de leur entreprise.

 

D’après une étude de L'institut français d’opinion publique (Ifop) réalisée pour Diot-Siaci Institute en janvier, 38 % des salariés du secteur privé interrogés déclarent n’avoir jamais entendu parler de la responsabilité sociétale des entreprises (RSE). Seuls 29 % voient précisément ce dont il s’agit. Parmi les plus informés sur ce sujet figurent les jeunes de moins de 35 ans, les cadres et les professions intermédiaires, les salariés d’Île-de-France et ceux travaillant dans les entreprises de plus de 250 salariés.  

 

Les salariés et la RSE - Crédit photo : Carenews

L’amélioration des conditions de travail : un enjeu RSE prioritaire 

Parmi les domaines identifiés comme relevant du champ d’application de la RSE pour une entreprise, l’environnement et les conditions de travail constituent les deux piliers de selon les salariés interrogés, avec des scores respectifs de 76 % et 75 %.

Malgré une large inquiétude vis-à-vis du réchauffement climatique – 84 % des salariés se disent préoccupés -, la préservation de l’environnement est jugée secondaire par rapport à l’amélioration du quotidien de travail. Les répondants estiment ainsi « tout à fait prioritaire » pour leur entreprise d’agir, dans les mois qui viennent sur des éléments en lien avec leurs conditions de travail. En tête des priorités, le relèvement des salaires et du pouvoir d’achat (75 %), suivi de l’équilibre vie professionnelle et vie personnelle (64 %), de la santé et des risques psychosociaux (60 %), et de la formation des salariés (50 %). Vient ensuite la lutte contre le dérèglement climatique (41 %).

 

Des priorités qui dépendent de la proximité des salariés au sujet

Les salariés semblent plus impactés par les éléments régissant directement leur quotidien, là où la protection de l’environnement et certaines actions RSE semblent constituer un horizon d’action plus lointain. Ainsi, les salariés de 50 ans et plus sont majoritaires (57 %) à juger tout à fait urgent l’accompagnement des salariés seniors là où seulement 33 % des moins de 35 ans partagent cet avis.

 

La question environnementale relève davantage de l’État

L’État est identifié comme étant l’acteur le plus attendu concernant la lutte contre le réchauffement climatique par presque la moitié des salariés (46 %). Les entreprises sont citées comme premier acteur par moins d’un tiers des répondants (27 %), suivies de près par les citoyens eux-mêmes (19 %). 

Seuls 47 % des salariés se disent engagés à titre individuel dans une démarche sociale et/ou environnementale. Un engagement un peu plus important, mais encore modéré, au sein de l’entreprise : 54 % des répondants sont engagés dans la démarche RSE de la structure. 

 

L’engagement des entreprises en matière de RSE jugé insuffisant

Seul un salarié sur deux (49 %) affirme que son entreprise est engagée dans une démarche RSE. À noter qu’un quart des salariés ne savent pas se positionner sur cette question, preuve d’un manque de visibilité des actions menées en la matière par les entreprises. 

Concernant les motivations de l’entreprise à intégrer une politique RSE, la principale raison identifiée par les salariés est l’obligation de respecter des normes européennes (47 %). Viennent ensuite l'objectif de communiquer sur l’entreprise (28 %) et celui d’attirer des investisseurs soucieux de la prise en compte de critères environnementaux et sociétaux (28 %). Ils sont malgré tout 26 % à penser que l’entreprise le fait par conviction face aux enjeux environnementaux et sociétaux. 

Toutefois, les salariés dont l’entreprise agit effectivement sur les enjeux RSE partagent une vision plus positive. 74 % d’entre eux ont ainsi le sentiment qu’elle se positionne suffisamment sur les dits enjeux, et c’est d’autant plus le cas lorsque la démarche est structurée par une charte. De plus, plus d’un sur deux (59 %) considèrent que l’entreprise est à l’écoute sur le sujet, en suivant les demandes et sollicitations des salariés au-delà du cadre légal.

 

Félicité Dussel 

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