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Par Carenews INFO - Publié le 11 septembre 2026 - 16:35 - Mise à jour le 11 septembre 2026 - 16:49 - Ecrit par : Léanna Voegeli
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SOS villages d'enfants accompagne les fratries depuis 70 ans

Créée en France en 1956 pour permettre aux frères et sœurs orphelins de grandir ensemble, l’association SOS Villages d’enfants, devenue depuis la Fondation Villages d’enfance, a progressivement adapté ses pratiques aux nouveaux enjeux de la protection de l’enfance. Notamment via l’accompagnement des familles et l'accent mis sur la santé mentale.

Le premier village d'enfants a vu le jour à Busigny dans le Nord en 1956. Crédit : iStock
Le premier village d'enfants a vu le jour à Busigny dans le Nord en 1956. Crédit : iStock

 

Accueillir des fratries confiées à l'Assistance publique (Aide sociale à l'enfance, ASE aujourd'hui) pour qu'elles grandissent ensemble. Cette idée germe d'abord dans l'esprit d'Hermann Gmeiner qui ouvre le premier village dédié à cette cause à Imst (Autriche) en 1949.  

En France, la même idée se concrétise en 1956 grâce à Gilles Bercoteau. Alors professeur dans un établissement du Nord de la France, il est profondément touché par l'histoire d'un élève. Ce dernier, orphelin, lui confie sa souffrance d'être séparé de ses cinq frères et sœurs après la mort de ses parents.  Le projet se transforme en association : SOS Villages d'enfants. 

Pour offrir un cadre de vie et des repères stables, l’éducateur familial est présent en continu, 24 heures sur 24, et s’occupe de 4 à 6 enfants au sein d’une même maison.

70 ans plus tard, l'organisation prend le nom de Fondation Villages d'enfance. Mais malgré ce changement de statut, la mission reste la même.  

La prise en compte progressive des familles 

 

« L'objectif est de construire des cadres de vie ordinaires dans le sens d'un accueil qui reste "familial". Il s'agit de se mettre à hauteur d'enfants pour qu'ils n'aient pas l'impression de passer une grille en rentrant chez eux », explique Hervé Laud, chargé de plaidoyer pour la fondation. Au départ, l'enjeu était donc de répondre aux besoins de la protection de l'enfance, très axés sur le sort des orphelins de guerre. Mais au fur et à mesure, un changement de cap s'est fait sentir.  

« Avec le temps, l'organisation s'est adaptée aux diverses évolutions en mettant en place des mesures pour travailler avec les familles », souligne Hervé Laud. Par exemple, la fondation accompagne des familles dans le cadre de dispositifs AEMO (actions éducatives en milieu ouvert) ou AEMOR (actions éducatives en milieu ouvert renforcées).  

Ces mesures, qui font intervenir un éducateur au domicile des familles pour protéger les enfants, visent aussi à aiguiller les parents. Des programmes de renforcement des familles sont également mis en œuvre auprès de foyers en difficulté via une aide sanitaire, éducative et pécuniaire.  

L'importance de la santé mentale 

 

Par ailleurs, les nouvelles pratiques intègrent pleinement l'âge des jeunes bénéficiaires. Par exemple, des espaces de transitions sont instaurés pour les adolescents. À partir de 16 ans, ils peuvent disposer d'un logement indépendant au sein du village. L'objectif est de favoriser leur autonomie tout en maintenant un lien régulier avec leur « mère SOS » (nom historique de l’éducateur familial). Cette professionnelle de la protection de l'enfance élève un groupe de frères et de sœurs confiés à l'association. 

Autre enjeu important : la santé mentale des jeunes accueillis. Un Programme d'épanouissement par le sport (PEPS) est par exemple déployé depuis 2010. « On s'intéresse beaucoup au traumatisme complexe via des formations régulières de nos équipes », note Hervé Laud.  

La France compte aujourd'hui 24 villages d'enfants dont le dernier a été inauguré le 15 juillet dernier à Besançon.  

 

Léanna Voegeli  

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