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Par Carenews INFO - Publié le 23 janvier 2026 - 17:29 - Mise à jour le 23 janvier 2026 - 17:59 - Ecrit par : Léanna Voegeli
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Un Français sur quatre déclare se sentir seul, révèle le Rapport sur les solitudes

Publiée par la Fondation de France à l’occasion de la Journée mondiale des solitudes, qui a lieu le 23 janvier, l’enquête note un isolement plus marqué dans les campagnes et une solitude plus forte dans les grandes agglomérations.

La Fondation de France publie son 15e rapport sur les solitudes. Crédit : iStock
La Fondation de France publie son 15e rapport sur les solitudes. Crédit : iStock

 

Près d’un quart des Français (24 %) déclarent se sentir seuls « tous les jours ou presque » ou « souvent. ». C’est ce que révèle le Rapport sur les solitudes publié le 22 janvier, soit la veille de la journée mondiale dédiée à cette thématique.  Pour la 15e édition de cette étude, la Fondation de France s’est penchée sur les liens de proximité comme pivots de la sociabilité.   

Conduite par le Crédoc (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie), l'enquête a été réalisée en juillet 2025 auprès de 3 000 personnes résidant en France. 

 

Un sentiment de solitude plus marqué dans les grandes agglomérations 

 

Le rapport note d’abord une distinction entre isolement et sentiment de solitude. Pour la Fondation de France, l’isolement désigne la situation d’une personne physiquement coupée des autres, caractérisée par la rareté des liens dans différentes sphères de la vie sociale : famille, amitiés, relations professionnelles, de voisinage ou associatives… La solitude, elle, correspond à un ressenti subjectif de manque ou d’insatisfaction dans les relations sociales. Les deux ne coïncident pas forcément : « une personne isolée peut ne pas se sentir seule, tandis qu’une personne entourée peut éprouver de la solitude », souligne le rapport.  

Ainsi, l’isolement est plus marqué dans les campagnes que dans les grandes agglomérations. L'enquête souligne que 14 % des habitants de communes rurales sont isolés, contre 9 % des habitants de l’agglomération parisienne et des communes de plus de 100 000 habitants. Cela, alors que l’isolement concernait seulement 11 % de personnes vivant en zones rurales pour l'année 2023. 

En revanche, le sentiment de solitude apparait plus fort dans les grandes agglomérations. Il est en effet évoqué par 28 % des personnes vivant dans une agglomération de plus de 100 000 habitants, contre 21 % des personnes vivant en milieu rural. 

 

Solitude : 31 % des foyers monoparentaux concernés 

 

Ensuite, précarité économique et isolement relationnel restent intimement liés. Ainsi, 16 % des personnes ayant de faibles revenus sont isolées, contre 5 % des personnes dotées de hauts revenus. Dans ces deux catégories, 36 % et 19 % des sondés affirment respectivement se sentir seuls « tous les jours ou presque » ou « souvent ». 

Pour ce qui est du statut d’emploi, l’isolement relationnel concerne 20 % des personnes au chômage et 9 % des actifs occupés. Les premiers se sentent davantage seuls que les seconds (45 % contre 26 %).  

Autre point mis en avant dans l’étude : le temps passé seul au domicile renforce l’exposition à la solitude et à l’isolement. De cette manière, 17 % des répondants « au foyer » se retrouvent dans une situation d’isolement relationnel. Tandis que 35 % des personnes vivant seules et 31 % des foyers monoparentaux ressentent un sentiment de solitude. Ce dernier est partagé par 20 % des couples avec enfants et 12 % de couples sans enfant. 

 

Réseaux de sociabilité : la haute valeur symbolique de la famille 

 

Au sujet des réseaux de sociabilité, 58 % des répondants voient régulièrement leurs amis et 54 % leurs voisins. Les personnes retraitées cultivent davantage de liens avec leur voisinage que les plus jeunes. 47 % des plus de 70 ans déclarent en effet discuter avec leurs voisins « une ou plusieurs fois par semaine ». Ce qui est le cas pour seulement 22 % des moins de 25 ans et 25 % des 25-39 ans.  

Aussi, 52 % des sondés déclarent avoir des contacts réguliers avec leur famille, ce qui place le réseau familial en troisième position pour la fréquence des échanges. Les auteurs de l’enquête rappellent cependant que « les données, qui renseignent la quantité d’interactions réalisées au cours d’une année, ne prennent toutefois pas en compte la valeur symbolique [...] associées à ces différents réseaux. À ce titre, la famille demeure, dans les discours recueillis, le cercle qui contribue le plus à la définition de soi. » 

Toujours en ce qui concerne les interactions familiales, les habitants du nord de la France (61 %) ont davantage de contacts réguliers avec leur famille que ceux du sud (48 %).  

Pour expliquer cette disparité territoriale, les auteurs de l’étude constatent que « que les populations du nord de la France, en particulier celles vivant dans les départements du Nord et du Pas-de-Calais, présentent un taux d’ancrage territorial nettement plus élevé que celles du sud. En 2022, 76 % des habitants du Nord sont nés dans leur département, contre seulement 36 % dans le Var et 31 % dans les Alpes-de-Haute-Provence. »  

 

Léanna Voegeli  

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