Sobriété numérique : et si on formait les jeunes aux bons gestes ?
Dans un monde ultra-connecté, le numérique est devenu un pilier de notre quotidien. Pourtant, derrière l’écran se cache une réalité plus discrète : l’impact environnemental du digital est bien réel, et encore largement méconnu. Pour sensibiliser les jeunes générations à ces enjeux, la Fondation Afnic soutient en 2024 plusieurs projets qui allient pédagogie, écologie et numérique responsable.
Former les jeunes à un usage raisonné
Parmi ces projets, « Cap sur la sobriété numérique », porté par Méditerranée 2000, propose un programme d'ateliers interactifs pour sensibiliser les jeunes à l’empreinte environnementale du numérique. Grâce à des quiz connectés, des activités ludiques (comme la matérialisation du « poids » des données avec du sable) et des fiches outils, les participants découvrent les impacts de leurs usages et adoptent des gestes éco-responsables. Le projet s’appuie sur des partenariats avec des collèges, lycées et structures locales pour toucher un public varié.
Des initiatives concrètes et créatives
D’autres associations inventent des formats originaux pour rendre la sobriété numérique accessible à tous.
Les Portes Logiques proposent « Déchet ultime / Déchet sublime », un projet d’ateliers visant à créer de nouveaux outils : un robot, une lampe solaire, un microscope, une table lumineuse, une borne de jeux ou encore un objet de stimulation sensorielle proprioceptive. L’objectif final est la production d’un guide de fabrication à destination d’autres fablabs, permettant de reproduire ces créations.
Le Siloscope organise des « Café Numérique Responsable », des ateliers dans un cadre convivial pour découvrir toutes les étapes de la fabrication d’un matériel informatique ou téléphonique, et comprendre ses impacts environnementaux et sociaux.
La FaBrick met en place la « Clinique numérique », un projet qui valorise la réparation, le reconditionnement et l’optimisation d’ordinateurs fixes et portables issus des entreprises de Poitiers et son agglomération. Ces appareils sont ensuite distribués à des associations et des étudiants en situation de précarité, leur permettant d’être équipés.
Enfin, Slau a créé « Echo », un serious game sous forme d’ateliers qui sensibilise les citoyens et citoyennes aux impacts de leurs consommations et usages personnels des plateformes et contenus sur les réseaux sociaux. Les bénéficiaires y découvrent les différents facteurs d’émissions des plateformes de streaming et réseaux sociaux, traduits sous forme d’un jeu de cartes. Celui-ci représente des typologies-familles, qualifiées par des couleurs et une valeur proportionnelle à la dépense énergétique.
De la prise de conscience à l’action
En favorisant l’expérimentation et la participation active, ces projets permettent aux jeunes, et parfois à leurs familles, de devenir de véritables ambassadeurs du numérique responsable. Une démarche qui s’inscrit dans la mission de la Fondation Afnic : faire d’Internet un levier de transformation sociale et environnementale.
Sobriété ne veut pas dire renoncement. Ces initiatives montrent qu’il est possible d’utiliser le numérique autrement, avec plus de conscience et de responsabilité, tout en en préservant les bienfaits.