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Par Fondation Bouygues Telecom - Publié le 24 novembre 2020 - 13:13 - Mise à jour le 24 novembre 2020 - 13:24
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Réfugiés - étendre le champ des possibles grâce à l’entrepreneuriat

Les nouveaux arrivants représentent aujourd’hui 6.6% de la population européenne, et 85% d’entre eux sont en âge de travailler. Mais leurs difficultés sont nombreuses : isolement, méconnaissance de la langue et de l’écosystème socio-professionnel… L’association SINGA a décidé de les aider à prendre une part active dans le dynamisme économique de leur pays d’accueil. Elle les accompagne de A à Z pour construire leur propre projet professionnel et devenir entrepreneurs en France. L’initiative a reçu le soutien de la Fondation Bouygues Telecom grâce au parrainage d’une collaboratrice, Pauline Chirinian. Celle-ci a répondu à l’appel à projets mené chaque année par la Fondation auprès des salariés Bouygues Telecom engagés en faveur d’une association.

SINGA : parcours et outils d'insertion pour les nouveaux arrivants
SINGA : parcours et outils d'insertion pour les nouveaux arrivants

Devenir entrepreneur : un projet fédérateur qui s’affranchit des nationalités

SINGA est née d’un engagement citoyen, celui de bâtir de multiples passerelles - culturelles, sociales, économiques - entre personnes réfugiées et membres de la société d’accueil. Parmi ses programmes, l’association a tout particulièrement mis l’accent sur la création d’entreprise. Plusieurs études révèlent en effet que les entrepreneurs réfugiés possèdent une forte capacité de résilience. Bien accompagnés, leurs projets sont autant de contributions actives à l’économie du pays d’accueil. Créer une entreprise signifie non seulement créer son emploi, mais aussi proposer un service ou un produit innovant, tout en trouvant naturellement sa place dans la société.

C’est pourquoi SINGA a créé, dès 2018, un parcours entrepreneurial pour les nouveaux arrivants. Avec une spécificité : chaque promotion est mixte, mêlant 80% de personnes réfugiées et 20% d’entrepreneurs locaux. Idéation, ateliers collectifs, suivi individuel, ou encore incubateur, l’association met à disposition plusieurs outils d’accompagnement selon l’avancement du projet.

Pour renforcer le parcours, SINGA a ajouté cette année un module intensif “bootcamp” de trois jours, avec le soutien de la Fondation Bouygues Telecom. Et ce grâce à Pauline Chirinian, collaboratrice Bouygues Telecom ayant parrainé l'initiative auprès de la Fondation de son entreprise.

L’une de mes amies est salariée de SINGA Lyon. SINGA fait partie intégrante de l'écosystème entrepreneurial lyonnais. C’est une association que je suis de près et je souhaiterais m’engager comme bénévole sur le projet Bootcamp. L’inclusion par le travail est un facteur clé du “vivre ensemble”. L’entrepreneuriat est une belle manière de s’intégrer, tout en faisant ressortir sa culture, son background, sa valeur ajoutée. Se lancer dans un projet entrepreneurial permet de gagner confiance en soi et d’élargir ses horizons.

Depuis sa création, 208 projets ont déjà été accompagnés. 57% des bénéficiaires sont des femmes. SINGA a été la première organisation en France à développer un parcours inclusif, réunissant nouveaux arrivants et entrepreneurs locaux.

 

« Je n’aurais jamais pensé que c’était possible sans SINGA »

Hala est syrienne. Elle a intégré l’une des promotions SINGA au mois d’août dernier, avec un projet bien précis en tête : créer une association de cinéma destinée aux nouveaux arrivants, dans laquelle chacun pourra proposer une histoire personnelle et la réaliser sous la forme d’un court-métrage. Les ateliers de son association feront appel à des professionnels du cinéma, en tant qu’intervenants sur les projets mais aussi en tant qu’ambassadeurs de la culture française. 

La promotion d'entrepreneurs SINGA

« Je suis passée par là quand je suis arrivée en France il y a quatre ans et demi, raconta Hala. Je ne connaissais personne. Je n’allais pas au cinéma, ni au théâtre ou aux concerts parce que je n’étais pas au courant des événements. On nous propose à manger et des vêtements, mais beaucoup de personnes comme moi ont surtout besoin de parler, de sortir, de connaître le pays. Donc mon projet c’est de proposer cela aux nouveaux arrivants, en leur créant un espace d’expression par l’image. »

L’idée de son association naît et se peaufine pendant le confinement. Elle postule ensuite auprès de SINGA et se présente devant un jury de sélection.

« L’un des jurés a eu un coup de cœur pour mon projet. Il me coache maintenant. Il m’aide beaucoup dans mes démarches administratives, la création d’entreprise, la recherche de partenaires, parce que c’est cela qui me manque. »

Aujourd’hui, le projet de Hala est en phase d’incubation jusqu’au mois de janvier. Son association de cinéma prend forme semaine après semaine, grâce aux nombreux ateliers et rendez-vous proposés par SINGA.

« Je suis très optimiste pour mon projet. Je réfléchis à la suite à donner à tous ces films. Je voudrais aller voir des festivals, des salles de cinéma, des chaînes de télévision. On pourrait organiser des projections-débats aussi, par exemple dans les grandes écoles. »

Les perspectives sont nombreuses et l’association de cinéma trouve peu à peu sa place, tout comme Hala.

« Je n’aurais jamais pensé que c’était possible sans SINGA. On a des idées dans la tête mais quand quelqu’un nous encourage et que les choses avancent, ça change tout. Avant c’était un concept. Maintenant cela fait deux mois que j’y crois. »

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