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[TRIBUNE] Pour une communication d'intérêt général, l'opportunité PACTE

[TRIBUNE] Pour une communication d'intérêt général, l'opportunité PACTE
Chantier phare du ministère de l'Économie, le projet de loi PACTE (Plan d'Action pour la Croissance et la Transformation des Entreprises) vient d'être présenté en Conseil des Ministres le 18 juin dernier. Il sera examiné au Parlement en septembre prochain. À travers ce texte de loi, l'ambition du Gouvernement est de transformer en profondeur l'entreprise et d'associer tous ses acteurs dans une démarche de co-construction. François Meresse et Nathan Marronneaud, du Groupe SOS, voient en ce projet de loi une réelle opportunité pour les acteurs de l'Économie Sociale et Solidaire d'ouvrir un véritable dialogue démocratique entre les parties privées et publiques. Ils jugent toutefois indispensable de procéder à une refonte des codes de communication traditionnels, devenus aujourd'hui moins fructueux, afin de pragmatiser et de pérenniser leur ancrage sociétal dans le regard du grand public. Depuis plus de 30 ans, le Groupe SOS, devenu première entreprise sociale européenne, s'engage contre l'exclusion sous toutes ses formes en soutenant l'innovation sociale, portée au coeur de ses pratiques.


 

Avec l’avènement de l’entrepreneuriat social, nombre de dirigeants souhaitent concilier leur activité économique avec une empreinte sociale et environnementale responsable. La vision des sociétés dites en silos, dont le système de données était divisé par branches isolées, est devenue inopérante. Le social veut et se doit d’être conjugué avec la croissance. Ainsi, de nouveaux modèles d’entreprise voient le jour, initiés notamment par le secteur de l’ESS – Économie sociale et solidaire. Ils diffusent une vision d’un management inclusif.

 

L’ambition du projet de loi Pacte – Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises –, porté aujourd’hui par le ministre de l’Économie et des Finances, s’inscrit dans un nouveau paradigme. Être acteur de ce changement et de la modification du marché du travail est déjà possible. Améliorer les performances des TPE et PME, associer les salariés aux résultats de l’entreprise et favoriser l’impact responsable de toute entreprise, voici les maîtres-mots de demain.

 

L’évolution de la réglementation par la loi Grenelle II et la prise de conscience des différents acteurs donnent à voir un phénomène qui va donc au delà du greenwashing : fini les entreprises qui communiquent sur une image écologique responsable sans réellement changer de modèle !

 

Pour répondre aux aspirations nouvelles des consommateurs – et des citoyens en général –, l’entreprise doit être démocratique. Elle réintroduit par là la finalité de « l’Intérêt Général » supérieure aux intérêts individuels. C’est ce qu’a compris la nouvelle génération d’entrepreneurs, conscients de leur responsabilité envers le reste de la société. Ces acteurs sont aujourd’hui, au même titre que l’État, porteurs de solutions pour le bien-être collectif.

 

S’envisage alors un nouveau marché initié par l’ESS. L’économie sociale promeut une forme d’organisation de l’activité économique marquée par une prise de décision collective basée sur l’intérêt mutuel et une forme de distribution particulière des bénéfices. L’économie solidaire, associée aux nouvelles formes de solidarité, réimplante la dimension sociétale – par l’idée d’appartenance et de cohésion sociale – et la dimension politique à travers un « agir démocratique » où chaque individu devient acteur d’un projet commun. S’écrit dès lors un contrat social renouvelé.

 

Pour inscrire de manière durable ces solutions économiques et sociales, il est devenu indispensable de revoir entièrement les codes de la communication traditionnelle. Les germes du nouveau récit du XXIème siècle doivent fructifier au travers une communication en phase avec cette mutation.

 

De nombreuses initiatives publiques (dispositifs de démocratie participative), privées (clubs, évènements) et associatives (think-tank) ont vu le jour pour redynamiser le débat démocratique. Or toutes ou presque souffrent de leur incapacité à engager le citoyen-consommateur tout en se pérennisant. Le projet de loi Pacte est une chance à saisir pour les acteurs de l’économie de demain dont l’ancrage sociétal reste encore trop souvent minoré, voire ignoré.

 

Cette reconnaissance de l’impact sociétal et politique est la condition sine qua non du basculement qui permettra enfin le dialogue démocratique entre les acteurs privés et publics. Révéler la sincérité de l’engagement des entreprises dans l’intérêt général leur ouvrira l’attention de nouveaux partenaires autrefois inaccessibles et un écho médiatique enfin apaisé.

 

Reconnaître l’Intérêt Général comme vecteur essentiel de croissance est l’urgence afin de renouer le dialogue démocratique. Les acteurs de l’ESS développent aujourd’hui de nouvelles méthodes dans le champ de la communication (médias et agences). La loi PACTE leur offre dès lors la possibilité de faire de leur vision une réalité partagée.

 

François MERESSE & Nathan Marronneaud

Agence UPside, Groupe SOS

 

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