[CHIFFRE] 30 % des Français ont déjà fait du pro bono

[CHIFFRE] 30 % des Français ont déjà fait du pro bono
Pro Bono Lab a publié son Panorama du pro bono, le 4 avril 2019. Cette étude annuelle dresse un état des lieux sur le mécénat de compétences en France et sur les pratiques en la matière.


 


 

On en fait parfois sans le savoir... Et pour cause, le pro bono est un concept encore mal identifié parmi les Français·e·s. C’est l’une des conclusions tirées par le quatrième Panorama du pro bono, mené par Pro Bono Lab et présenté le 4 avril à la mairie du 3e arrondissement. L’association Pro Bono Lab oeuvre depuis 2011 pour la promotion de cette pratique, plus connue sous la forme du mécénat de compétences.

 

Parmi les 1 500 personnes interrogées, près d’une sur cinq (19 %) déclare pratiquer le pro bono ; mais après définition de cette notion, 30 % déclarent en avoir déjà fait. La confusion semble provenir d’un manque d’information sur la notion de pro bono. En effet, celle-ci englobe à la fois le mécénat de compétences, qui s’effectue sur le temps de travail, et le bénévolat de compétences qui s’effectue sur le temps libre.

 

Or, les réponses données par l’échantillon interrogé mettent en évidence une importante préférence pour le bénévolat de compétences : 77 % des répondants pratiquent uniquement le bénévolat de compétences, contre 10 % pour le mécénat de compétences. Seules 13 % des personnes interrogées pratiquent les deux formes de pro bono.


 

Se sentir utile et développer ses soft skills

 

Cette année, le panorama interroge ceux qui s’engagent en pro bono sur leurs motivations profondes et les bénéfices qu’ils en retirent. Sylvaine Parriaux, déléguée générale d’Admical, considère que « Le pro bono parle à l’individu avant de parler au salarié, car se rendre utile résonne d’abord par rapport à des valeurs personnelles. »

 

Se sentir utile et impliqué dans la société ou la vie locale, soutenir une cause qui tient à cœur, rencontrer de nouvelles personnes, développer ses soft skills (travail en équipe, pédagogie, communication, curiosité…) et plus marginalement, ses compétences professionnelles et son réseau, sont autant de bénéfices cités par les personnes interrogées. De quoi motiver les 31 % de Français qui disent vouloir faire du pro bono.


 

Manque de temps, manque d’informations

 

Des freins subsistent pourtant à la pratique de cette forme particulière de mécénat. Selon l’étude de Pro Bono Lab, il s’agit en grande majorité de contraintes exogènes. En premier lieu, le temps : 36 % des personnes interrogées disent manquer de temps. Pourtant, il existe de nombreuses formules qui facilitent l’engagement, à l’image des dispositifs mis en place par la Fondation Groupe ADP : le congé solidaire, la journée solidaire...

Par ailleurs, 31 % disent ne pas savoir quelles compétences proposer, et 16 % ne savent pas à quelles structures s’adresser. Mais l’étude identifie également des freins inhérents à la pratique du pro bono : 26 % des Français qui ne souhaitent pas faire de pro bono justifient leur manque d’intérêt par le fait que la démarche leur semble peu convaincante. Autant de pistes à travailler pour faire du pro bono une pratique généralisée.

 

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