Aller au contenu principal
Par Carenews INFO - Publié le 16 janvier 2015 - 10:45 - Mise à jour le 11 février 2015 - 14:04
Recevoir les news Tous les articles de l'acteur

La philanthropie n'est pas qu'une question d'image ou de publicité!

Mékong plus est une ONG qui se consacre au développement communautaire dans 550 villages du Vietnam et du Cambodge, c'est-à-dire au « développement pour mais surtout avec les populations locales ». En 2014, Mékong plus a célébré ses 20 ans et a, pour l'occasion, organisé un grand raid à vélo, reliant Bruxelles à Saïgon. L'événement devait notamment permettre une levée de fond au profit de l'ONG, grâce à la participation de nombreux sympathisants, parrains, donateurs et sponsors, dont Étienne de Callataÿ, économiste en chef à la banque Degroof.

La philanthropie n'est pas qu'une question d'image ou de publicité!

Étienne de Callataÿ a participé en tant que cycliste à l'une des étapes du raid, en compagnie de l'un de ses collègues de la banque Degroof. Cette dernière fait partie des mécènes réguliers de Mékong Plus.

Interrogé sur sa perception de l'activité de l'ONG, Etienne de Callataÿ souligne l'originalité de la démarche qui consiste à encourager la participation de tous, et notamment des populations locales, quitte à donner une impression de dispersion qui pourrait empêcher de voir la profonde cohérence des différents projets : la prise en compte des besoins réels des habitants.

À ceux qui émettent quelques réserves concernant la compatibilité entre l'activité bancaire et la philanthropie, notamment celle qui consiste à encourager le microcrédit – ce dernier pouvant être perçu comme concurrentiel par rapport au travail des banques –, il répond que l'activité bancaire et le microcrédit ne sont pas opposés mais complémentaires, ce qui prouve, selon lui, que la finance n'est pas uniquement à l'origine de drames individuels ou collectifs mais peut aussi contribuer au progrès humain.

Quand on lui demande si ce n'est pas surtout pour soigner son image que la banque Degroof s'est impliquée dans ce type de mécénat, il ne nie pas qu'il puisse exister des avantages de cet ordre à s'engager sur le plan humanitaire mais il affirme qu'il ne s'agit pas d'un calcul intéressé : « l’investissement philanthropique n’est pas le substitut pernicieux, vicieux, caché, de la pub ! ». À ses yeux, il s'agit d'un engagement moral, lié à la volonté des décideurs ne pas se préoccuper uniquement de la rentabilité immédiate. Son argument : si la philanthropie était simplement une forme de publicité, les banques financeraient plus d'événements de ce type et investiraient moins dans la publicité « classique ». Or, déclare-t-il, ce n'est pas le cas.

Crédit photo 

Source

 

Fermer

Inscription à la newsletter

Cliquez pour vous inscrire à nos Newsletters

La quotidienne
L'hebdo entreprise, fondation, partenaire
L'hebdo association
L'hebdo grand public

Fermer