Un partenariat « pour accélérer la transformation des entreprises »
Les sociétés à mission seront désormais incitées à participer aux parcours de la Convention des entreprises pour le climat, destinés à faire évoluer les modèles économiques face aux enjeux sociaux et environnementaux. Ces parcours intègreront quant à eux des éléments sur les sociétés à mission, qui inscrivent dans leurs statuts une raison d’être et des objectifs sociaux et/ou environnementaux.
La Communauté des entreprises à mission (CEM) et la Convention des entreprises pour le climat (CEC) revendiquent toutes les deux d’agir pour la transformation des entreprises, face aux enjeux sociaux et environnementaux. La première organise des parcours pour aider « les dirigeants à concevoir des modèles d’affaires durables », tandis que la seconde fédère les entreprises ayant adopté la qualité de société à mission. Ces entreprises inscrivent dans leurs statuts une « raison d’être » ainsi que des objectifs sociaux et/ou environnementaux associés.
Le 21 janvier, ces deux organisations ont annoncé « [renforcer] leur partenariat pour accélérer la transformation des entreprises ». L’objectif est d’inciter celles participant aux parcours de la CEC à adopter la qualité de société à mission, et inversement, d’encourager les sociétés à mission à participer à la CEC.
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Des actions communes
« L’entreprise trouve dans ce tandem l’assurance de rehausser encore son niveau d’ambition à la fois sur son modèle d’affaires et sur son impact », a déclaré Valérie Brisac, directrice générale de la CEM. « La complémentarité entre la feuille de route de la CEC et la démarche société à mission s’est imposée comme une évidence », a pour sa part commenté Éric Duverger, fondateur de la CEC.
La CEC organise des « parcours », destinés à des entreprises d’un même territoire ou d’un même secteur. À la fin de ce processus de plusieurs mois, les participants doivent établir une « feuille de route », détaillant leur plan d’action pour améliorer leur impact social et environnemental. Ce document n’est toutefois pas contraignant, alors que la société à mission conduit à faire évoluer les statuts pour y intégrer la raison d’être et les objectifs définis par l’entreprise. Ceux-ci sont donc, en théorie, juridiquement contraignants.
Des « briques “société à mission” » seront intégrées aux parcours CEC, ont précisé les deux acteurs. « Des témoignages d’entreprises à mission seront intégrés au parcours CEC Île-de-France, dont le lancement est prévu en avril 2026 », ont-ils détaillé. Les partenaires annoncent également des actions communes « tout au long de l’année 2026 ».
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La rédaction 