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PETITE HISTOIRE DE KAYES

PETITE HISTOIRE DE KAYES
KAYES : Du petit village perdu au bord du fleuve à la grande commune urbaine dominant le bassin du fleuve Sénégal.


GRANDES DATES :

  • 1923 : Construction de la chaussée submersible
  • 1926 : 1ères installations du système d’adduction d’eau.
  • 1926 : grande famine
  • 1936 : grande inondation
  • 1956 : Erection de la commune de Kayes en commune de pleine exercice,
  • 1958 : 3ème grande inondation
  • 1960 : Erection de la ville de Kayes en capitale de la 1ère région économique du Mali.

GRAND ORGUEIL DE KAYES: Tout le trésor français abrité à Kayes pendant la 2ème guerre mondiale (plus de 1700 tonnes) dans un bâtiment à la cité du chemin de fer. (Sources historiques)

Capitale de la colonie du Sénégal-Niger, Chef lieu de cercle et enfin capitale de la 1ère région économique du Mali indépendant, Kayes était, il y a un siècle un petit village perdu à côté du fleuve Sénégal.

La ville  doit son nom, selon certaines sources locales, à la déformation du mot soninké « kharé » signifiant marogot par référence au bas fond humide et inondé en saison de pluies dans lequel il était installé. Selon ces  sources, Kayes appartiendrait aux soninké Bathily dont le territoire s’étendait jusqu’à la rivière se jetant dans le fluve Sénégal en aval de Médine. Tandis que d’autres sources s’accordent que le fils de Séga Diakité du nom de Diguidian Diakité qui serait le 1er occupant de Kayes, Diguidian, étant si méchant, qu’on lui avait attribué le sobriquet « kayé » désignant une herbe du terroir tranchant comme une lame.
Le jeune Diguidian, chassé par ses parents, sollicita du roi du logo, Makan fatouma SISSOKO, l’autorisation d’occuper l’actuel emplacement de la ville qui porta son nom « Kayé ». Selon donc cette 2ème version les premiers  occupants de Kayes seraient des Kassonkhés de la famille des Diakité.
Dans tous les cas vers 1857,  Diouka Samballa  roi du Khaso pour empêcher l’ennemi de traverser le fleuve à gué  et surprendre Médine, sa capitale, Diouka Samballa a envoyé à Mamoudouya son fils Guéssé Sidy pour surveiller la frontière oust de son royaume. Ce dernier s’installa à Kayes et demanda aussitôt à devenir le chef de village parce que petit fils du roi du Khasso. Après le consentement du roi, il fut décidé que Guéssé Sidy soit le chef de Kayes Ba (grand Kayes) et Sega fils de Diguidian  celui de Kayes Ndi c'est-à-dire le chef de village de la rive droite.
Petit à petit le petit village se développe et entretient des rapports étroits avec la ville de Médine située à 12 kms au sud devenue le16 juillet 1863 chef lieu de cercle.. Mais à cause des rapides des difficultés d’accès à Médine, sous l’influence du commerce et  de l’administration de Kayes Kayes devient un pôle économique important, les traitants sénégalais commençaient à s’y établir en 1881  l’ingénieur Arnandeau , chargé des travaux du chemein de fer, construisit des maisons d’habitation, des magasins et des écuries avec l’aide des maçons chinois, d’architectes marocains et des autochtones.

En 1882 le lieutenant-colonel Bourdiaanse érigea la caserne maçonnée et Kayes commença dès lors à supplanter la ville de Médine pour devenir un centre commercial, militaire et administratif à la tête du Soudan français jusqu’au début du 20ème siècle. La navigabilité du fleuve Sénégal de saint de saint louis à Kayes pendant la période de hautes eaux l’achèvement du tronçon du chemin de fer de Thiès à Kayes en 1923 permirent très rapidement l’essor de l’activité commerciale. Les grandes compagnies commerciales françaises : Maurel et Prom, Dèves et Chaumet,  Peyrissac etc. s’établissaient avec les libanos-syriens, les Marocains et les sénégalais étaient déjà sur place. Ce fut alors le début de la « déconstruction «  de Médine, le dépolissement de ses grands magasins dont la pierraille servira à construire le centre commercial de la ville de Kayes d’aujourd’hui. Mieux, le colonel Borgnis Desbordes,   commandant supérieur du Haut Sénégal, choisit sa résidence à Kayes et Galliéni à son tour fit construire en 1887 l’école des fils des chefs et le 1er centre de santé (actuel hôpital régional) Début d’une croissance vertigineuse du petit village et en 1890 Médine est placée sous l’autorité de Kayes. Les bâtiments militaires, administratifs, et les comptoirs commerciaux se multipliaient et autour du quartier Khasso, les quartiers de Légal Ségou,  Liberté, Plateau et Kayes Ndi se développent spontanément et peuplés de Khassonké, de peulhs, de bamanans, de maures et de oulofs etc.

Le petit village a pris l’allure d’un gros village cosmopolite jusqu’en 1926 date du 1er lotissement de Kayes. Le petit village apparaît à partir de ce moment comme une petite ville moderne, coquette avec ses lampions et son adduction d’eau qui faisaient dire aux griots « Kayes, Kayes Badiabaté, la ville aux lampes électriques et aux robinets, la ville où les gens donnent sans compter.»
Mais comme dit le proverbe « tout ce que tu fais subir à ton père, ton fils te le rendra .» Kayes a supplanté Médine pour devenir le pole d’attraction de tous, le centre de rayonnement de toutes les affaires.

A partir de 1908 « la ville aux lampes électriques et aux robinets » à son tour se voit ravir le titre de capitale de la colonie du Sénégal Niger qui sera transférée à Bamako et l’école des fils de chefs « déportée » aussi à Bamako pour devenir le centre de formation professionnelle.


Cependant l’essor économique, l’explosion démographique vont conduire le 1er janvier 1919 à la création de la commune mixte de Kayes qui sera dirigée par des délégations jusqu’au 18 novembre 1956 date à laquelle elle fut érigée en commune de pleine exercice avec Mamadou Sidibé comme 1er maire élu.
 

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