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Par Carenews INFO - Publié le 8 juillet 2015 - 13:58 - Mise à jour le 29 juillet 2015 - 08:39
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Arnaque dans le milieu du crowdfunding

Les plates-formes de crowdfunding remportent un grand succès partout dans le monde. Les leaders en France sont KissKissBankBank et Ulule, ils semblent avoir pensé leur fonctionnement de façon à prévenir les arnaques mais d’autres plates-formes sont parfois le lieu d’action d’escrocs qui ne peuvent s'en rendre compte à temps. C’est le cas du géant du financement participatif américain Kick Starter qui a abrité la collecte d’un particulier qui n’a pas livré le projet financé.

Arnaque dans le milieu du crowdfunding

En 2012, sous couvert de sa société The Forking Path, Erik Chevalier lance une campagne de crowdfunding pour financer le développement d’un nouveau jeu vidéo. Le seuil de la campagne fixé à 35 000$ est rapidement dépassé puisqu’en un mois ce sont 122 874$ qui sont récoltés auprès de quelques 1 274 donateurs. Le bémol, le projet est finalement annulé un an plus tard.

Commencent alors les réclamations des donateurs qui souhaitent récupérer leur argent. Seulement Erik Chevalier fait rapidement comprendre qu’il ne sera pas en mesure d’honorer sa dette envers les donateurs. L’affaire a été saisie par la Federal Trade Commission, l’autorité américaine de protection des consommateurs, et c’est début juin que la décision de justice a été rendue : coupable.

Il semblerait que les fonds récoltés aient plutôt été utilisés pour régler le loyer et les frais de déménagement d’Erik Chevalier. Le détournement des fonds récoltés à usage personnel a décidé le juge qui a condamné le responsable à une peine symbolique l’obligeant à rembourser 111 794$. Peine symbolique irréalisable par l’accusé. Mais cela permet de montrer l’intérêt que les autorités judiciaires américaines portent à la protection de ces donateurs.

Ce scandale pose la question de la sécurité des sites de financement participatif en France face aux escrocs. Pour l’instant, aucune arnaque ne semble avoir été menée jusqu’au bout même si KissKissBankBank n’est pas passé loin de la catastrophe, utilisé par trois fois comme moyen d’action pour des escrocs africains spécialisés dans le vol de cartes de crédit. Néanmoins, le système des leaders français met en place des protections solides qui protègent les donateurs des escrocs comme Erik Chevalier. Même si l’on n’est jamais trop prudent, il semble que le maximum soit mis en œuvre pour protéger les e-donateurs, en espérant que cela dure.

 

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