Journée contre les violences faites aux femmes : le rôle des entreprises

Journée contre les violences faites aux femmes : le rôle des entreprises
Les femmes se déclarant victimes de viols sont près de 86 000 chaque année. 216 000 femmes sont victimes de violences de la part de leur conjoint ou de leur ancien partenaire. Des chiffres chocs qui mettent en lumière l'urgence à prendre de nouvelles mesures pour lutter contre ce fléau. À l'occasion du 25 novembre, journée de lutte contre les violences faites aux femmes, la fondation FACE dévoile les résultats de son étude inédite à l'échelle européenne sur le rôle de l’entreprise contre les atteintes à l’intégrité des femmes salariées (verbales, psychologiques, sexuelles, physiques, économiques, administratives...) en dehors de leur lieu de travail.


Si les violences se passent le plus souvent dans la sphère intime du domicile familial, ces actes ont évidemment une incidence sur l'état psychologique des femmes sur leur lieu de travail. Un sujet encore tabou au sein des entreprises auquel s'est intéressé la Fondation Agir Contre l'Exclusion (FACE) qui mène des actions de prévention et de lutte contre l’exclusion, les discriminations et la pauvreté en partenariat avec les acteurs publics, associatifs mais aussi mobilise plus de 5 200 entreprises locales et nationales.

Comment réagissent les entreprises vis-à-vis de ces situations ? Quelles mesures sont mises en place ? Quel est leur rôle dans ce combat ? L'étude de FACE, réalisée dans le cadre du projet européen « Companies Against gendeR ViolencE » (CARVE), démontre que les actions des entreprises contre ce mal sont très limitées face à l'ampleur du phénomène. Les conclusions mettent en évidence qu'elles n'utilisent pas tous les outils pour être pleinement actrices contre les violences faites aux femmes. Parmi les recommandations de l'étude à destination du monde de l'entreprise, on note la nécessité d'un renforcement de l'information en interne, la réalisation de formation ou encore le rapprochement avec des associations spécialistes. Favoriser l'accès des femmes battues au logement est aussi un élément essentiel pour afin que les femmes battues puissent s'extraire de la violence quotidienne. Une communication adaptée et une adaptation du cadre législatif sont aussi évoquées.

À noter : si de nombreuses entreprises sont seulement au stade de la réflexion sur ce sujet, d'autres sont déjà très impliquées. C'est le cas de PSA et Orange mais aussi du groupe Kering qui a une fondation exclusivement dédiée à cette cause. Un bel exemple à suivre !

 

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