Aller au contenu principal
Par Carenews PRO - Publié le 19 août 2013 - 20:56 - Mise à jour le 11 février 2015 - 13:19
Recevoir les news Tous les articles de l'acteur

Journée mondiale de l’humanitaire : Le monde a besoin de plus de…

Le 19 août a été célébrée la journée mondiale de l’humanitaire, avec une grande campagne orchestrée par les Nations Unies sur les réseaux sociaux demandant au public de choisir un mot pour compléter cette phrase « le monde a besoin de plus de… » A l’occasion de cet évènement, l’un des fondateurs de Carenews a choisi de mettre en valeur le rôle toujours plus présent des entreprises dans les actions humanitaires menées par les ONG sur le terrain.

Journée mondiale de l’humanitaire : Le monde a besoin de plus de…

Je m’appelle Alexandre et suis l’un des co-fondateurs de Carenews. Après avoir travaillé pour l’ONU dans différents endroits du monde tels que l’Afghanistan, le Tchad ou encore la Tunisie, je suis désormais en Afrique de l’Ouest. Ce retour sur le terrain après deux ans d’absence m’a fait comprendre quelque-chose : le paysage humanitaire a profondément été bouleversé avec l’arrivée des entreprises en soutien des ONG. C’est vrai que ces entreprises ont toujours été présentes via leurs fondations, mais aujourd’hui cet engagement a pris une autre dimension.

Dans le Sahel, par exemple, touché par une crise sans précédent, le soutien des entreprises est devenu un pilier fort de l’action humanitaire. Au court de ce séjour j’ai pu croiser les fondations d’Unilever ou encore d’Orange, présentes sur le terrain aux côtés des humanitaires. Unilever s’engage par exemple aux côtés de programmes de nutrition de l’ONU en afrique de l’Ouest afin de soutenir les enfants en situation d’insécurité alimentaire, leur permettant d’ « avoir accès à une alimentation équilibrée et de concourir au développement de leur  scolarisation  dans ces pays », selon l’entreprise.

Au Mali, la fondation Orange (l’opérateur téléphonique est très bien implanté au Mali) intervient dans le domaine de la santé, en soutenant les hôpitaux, et apporte également une assistance à l’éducation et à la culture.

Alors, vraie ou fausse percée des entreprises engagées ?

« Tout le monde connaît Orange, nous explique Abooubacar Keita, qui travaille dans la communication pour un groupement d’ONG pour la santé en Afrique de l’Ouest. Ils ont une image de marque installée, c’est donc facile pour eux de communiquer. Leur message sera peut-être plus efficace que celui d’un bailleur (comprenez : donateur) inconnu. Ils utilisent leur action pour véhiculer une bonne image de marque, tout en aidant les gens qui en ont besoin. »

Faire de la publicité en faisant le bien, c’est donc possible ?

« Ces entreprises tentent d’installer une dynamique de cercle vertueux, poursuit Mr Keita. En Afrique, on est méfiants envers ceux qui veulent venir faire des affaires. Mais si on montre patte blanche, c’est beaucoup plus facile. Il y a donc un véritable intérêt commercial derrière. Mais il faut dire que, sans ce soutien, beaucoup de petites ONG locales ne parviendraient pas à s’en sortir. Alors oui, si tout le monde est content, ce schéma peut fonctionner. »

En voyageant en Afrique de l’Ouest, j’ai pu constater que c’était surtout les petites organisations qui avaient besoin de ce soutien des entreprises. Il existe d’ailleurs une vraie politique au niveau des états pour faire en sorte que les entreprises locales s’engagent aussi aux côté des acteurs de l’humanitaire, afin de reproduire ce schéma de cercle vertueux à une échelle plus locale. Au niveau des grosses organisations internationales, l'arrivée des entreprises se fait de manière plus lente, mais le mouvement existe néanmoins, avec des partenariats qui ont beaucoup fait parler d’eux comme celui de l’entreprise Chèque Déjeuner avec l’ONG Action Contre la Faim. Sur le terrain, Action Contre la Faim est considéré comme l’un des acteurs humanitaires principaux en matière d’alimentation, et Chèque Déjeuner a une capacité de communication unique. Ce mariage avait donc tout pour fonctionner.

Pour revenir à cette campagne, « Le monde a besoin de plus de… », ce sont des géants du monde de l’entreprise tels que Coca Cola qui ont acheté des mots-clés « bonheur », « solidarité », etc.. A chaque fois que l’un de ces mots est retweeté, c’est un dollar qui est versé à une des causes humanitaires mondiales les moins bien financées. Nous devons attendre un peu pour le bilan de cette opération, mais, à l’occasion de cette Journée Mondiale de l’Humanitaire, nous pouvons d’ores et déjà dire, au nom de Carenews, de sa philosophie et de ce pour quoi nous nous battons, que « le monde a besoin de plus d’entreprises engagées aux côtés des ONG ! »

Fermer

Inscription à la newsletter

Cliquez pour vous inscrire à nos Newsletters

La quotidienne
L'hebdo entreprise, fondation, partenaire
L'hebdo association
L'hebdo grand public

Fermer