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Par Carenews INFO - Publié le 25 juillet 2017 - 09:48 - Mise à jour le 27 juillet 2017 - 14:03
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[SEXO] Assistance sexuelle et handicap

Pendant les vacances d'été, le média de l'intérêt général, carenews.com, vous réserve une journée rose. À l'instar de nos confrères, nous vous proposons une édition estivale spéciale. Une journée "sexo", mécénat, intérêt général et philanthropie. Le sexe est une source de joie, et nous le traitons légèrement, ce qui ne veut pas dire à la légère. Nous savons qu'il est source de frustration et de malheur. C'est pourquoi, nous avons aussi abordé des sujets plus graves autour de cette thématique. L’assistance sexuelle permet à des individus en situation de handicap d’accéder à une vie affective et sexuelle en leur offrant un accompagnement spécialisé de leurs désirs, demandes ou besoins. Aujourd’hui, il existe différents types d’assistance sexuelles telles que l’assistance humaine (assistants sexuels) et technologique.

[SEXO] Assistance sexuelle et handicap

HandyLover, un objet innovant qui obtient sa reconnaissance nationale

 

Handy Lover est innovation pour les personnes en situation de handicap. Ce système d’assistance sexuelle pour les personnes à mobilité réduite a été imaginé et conçu il y a trois ans par Rodolphe Brichet.

L’objet obtient sa reconnaissance nationale le 25 juillet 2017. Le 29 juin 2017, Rodolphe Brichet recevait le prix national « Vie affective et sexualité » de l’OCIRP Acteurs Économiques & Handicap. Quelques heures plus tôt, il faisait partie des dix lauréats 2017 dont les projets ont été distingués par un jury présidé en partie par le médecin généticien Axel Kahn. C'est en janvier 2014 que naît le projet. Un an plus tard, l’idée prend plus de maturité avec le soutien du Centre d'Entreprises et d'Innovation de Chasseneuil, de Vienne Initiatives et de la Région ». Rodolphe Brichet collabore avec le Centre ressources handicap et sexualité et l'hôpital Henry-Gabrielle de Lyon et très vite son projet obtient la caution du monde médical.

En avril 2016, le concepteur crée son entreprise Mobility Desire pour mettre au point le HandlyLover. Ce produit est adaptable en fonction du handicap, avec différentes options ergonomiques. Il a été nominé en 2016 pour le Prix de l’Innovation en éducation « Santé sexuelle pour tous » lancé par le Pôle de Santé Sexuelle, de Sexologie et de Droits Humains. La Chaire Unesco considère que le HandyLover est un véritable produit de santé sexuelle tel que le définit l’OMS : « La santé sexuelle est un état de bien-être physique, mental et social dans le domaine de la sexualité. Elle requiert une approche positive et respectueuse de la sexualité et des relations sexuelles, ainsi que la possibilité d’avoir des expériences sexuelles qui soient sources de plaisir et sans risque, libres de toute coercition, discrimination ou violence ».

Le créateur de cet objet innovant explique : « HandyLover s'adresse aux hommes, aux femmes, à un public jeune ou aux personnes âgées. C'est une réponse à toutes les orientations et pratiques sexuelles hétérosexuelles, homosexuelles, bisexuelles, selon le critère de l'OMS ». Commercialisé en décembre 2016, l’objet innovant pourrait évoluer plus tard mais en attendant le concepteur poitevin peut compter sur un réseau pour distribuer HandyLover dont la gamme devrait s'étoffer : « Actuellement, elle se compose du module de base et de quatre autres produits permettant de multiples configurations, mais elle va évoluer... ». L’objet coût entre 650 et 1 000 euros.

 

Les assistants sexuels pour pallier la carence affective

 

Les assistants sexuels sont par définition des individus qui permettent aux personnes en handicap d’accéder à l’autonomie de leur vie affective et intime. Ce métier demande des compétences professionnelles exigeantes et des formations sont développées afin de procurer un bien-être physique, physiologique et psychologique aux personnes handicapées.

 

Une formation spécialisée et surveillée de très près

 

Ouverte à partir de 25 ans, la formation a été suivie par des personnes âgées de 40 à 55 ans, dont un seul homme. Tous sont issus du milieu de la santé, de l’enseignement ou de la musique et n’exerceront que quelques séances chaque mois. Ils doivent également avoir eu une première connaissance du monde du handicap, à titre professionnel ou personnel. Cette année, après plus de cent heures de formations, sept personnes dont quatre Français et trois Suisses, ont reçu leur « certification » issues des associations CH(s)OSE et Corps Solidaires. Leur objectif est d’accomplir des prestations auprès de personnes en situation de handicap, n’ayant pas accès à leur corps. Les sept stagiaires s’engagent à respecter la charte élaborée par l’association Corps Solidaires qui prévoit que leurs activités se réalisent avec « respect réciproque entre les bénéficiaires et les assistant(e)s », « confidentialité », « jamais dans un esprit de lucre ». La priorité est donnée aux personnes qui n’ont pas accès à leur corps, pour des raisons psychiques ou motrices. 

Cette profession va plus loin dans l’accompagnement des personnes en situation de handicap, elle permet ainsi de pallier la carence affective de ces individus. Les assistants sexuels sont libres de définir jusqu’où ils sont prêts à aller, ceci n’excluant pas la masturbation et la pénétration. Si la prestation n’est pas illégale, le fait d’être client est susceptible d’une amende. Quant aux associations assurant la mise en relation, elles peuvent être poursuivies pour proxénétisme, bien que leur action soit sans rétribution. Cette pratique est également considérée comme de la prostitution par certaines entités. Selon Pascal Prayez, membre de l’équipe de formateurs, « le bénéficiaire est dans la plupart demandeur d’une simple étreindre tendre, ce qui demande autant d’engagement ». Une pratique innovante et nouvelle pour l’instant controversée qui pourrait évoluer d’ici quelques années.

 

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