[LU] La nécessité d’appliquer le modèle des start-up aux associations et ONG
Dans une tribune parue dans le journal belge l’Écho, Xavier Damman, CEO d’Open Collective et fondateur de Storify, insiste sur la nécessité pour le monde associatif de s’adapter aux besoins du XXIe siècle, en se calquant sur le modèle des start-up.
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Le fonctionnement des associations trop rigide, non propice à l’innovation
Pour Xavier Damman, CEO d’Open Collective et fondateur du site communautaire Storify, l’univers des ONG et des associations se trouve aujourd’hui sclérosé et en manque crucial de capacités innovatrices. Même si, comme il le cite, « le monde associatif est plein de personnes de bonne volonté, motivées et compétentes », il est aussi en proie à une hiérarchie trop pesante, trop rigide, empêchant toute avancée novatrice et toute adaptation aux besoins du XXIe siècle. La solution ? Calquer le fonctionnement des associations et ONG existantes sur le modèle des start-up, ces jeunes entreprises audacieuses, prêtes à prendre des risques pour aller au bout de leurs projets.
L’émergence de « start-up à but non lucratif », innovantes, non traditionnelles
Telles des start-up, les associations et ONG doivent s’appuyer sur un schéma décentralisé, transparent, ouvert à tous. Elles doivent miser sur les compétences de leurs membres et s’appliquer à attirer de nouveaux talents. Afin de disposer des fonds dont elles ont besoin, elles ne doivent pas non plus hésiter à investir dans des domaines comme le marketing ou la publicité ciblée. CodeNPlay, installée à Bruxelles, est un exemple à suivre : cette « start-up à but non lucratif », dont la mission est d’apprendre aux écoliers les bases de la programmation informatique et de la robotique, incontournables des métiers de demain, a su combler une lacune de l’enseignement traditionnel, grâce à des méthodes innovantes.
Source : Les Echos