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Par FONDATION DE LA 2ème CHANCE - Publié le 8 novembre 2019 - 13:15 - Mise à jour le 8 novembre 2019 - 13:21
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CAP Bijoutier après des études de médecine et un burn-out

Jean-Baptiste, 32 ans, a été lauréat de la Fondation en février 2018 pour son projet de CAP Arts et Techniques de Bijouterie-Joaillerie. Site-relais de SURESNES.

« Malgré une famille peu soutenante, avec une situation financière peu favorable, j’ai décidé après le BAC de faire des études de médecine.

J’ai réussi le concours de première année puis poursuivi le cursus pour devenir chirurgien, car j’ai toujours aimé les travaux minutieux et précis. Malheureusement, pour pouvoir me concentrer sur ma préparation du concours de l’internat, j’ai dû m’endetter afin de pouvoir assumer un logement proche de la faculté et des hôpitaux où j’effectuais mes stages et mes gardes, n’ayant aucun soutien financier de la part de ma famille.

Lors de ces études longues et difficiles, j’ai commencé à me rendre compte que certaines situations me marquaient émotionnellement plus que de raison. J’ai quand même persisté jusqu’à l’internat, pensant que je m’endurcirai avec le temps et l’expérience.

Hélas, cela n’a pas été le cas et, au cours de mes premières années d’internat, j’ai fait un burn-out majeur et développé un syndrôme anxio-dépressif qui m’ont, petit à petit, amené à devoir arrêter médecine. 

Du fait de ma fibre artistique et de mon goût pour les travaux manuels de précision, j’ai alors décidé de passer un CAP bijouterie pour me réorienter, ayant toujours été intéressé par le travail du métal, la création et l’artisanat d’art.

Cependant, cette formation auprès du GRETA CDMA était coûteuse, j’étais endetté, sans épargne et avec un statut qui ne me permettait pas de bénéficier d’aide financière (trop jeune ou trop vieux selon les dispositifs, situation pas assez précaire, niveau scolaire trop élevé, mes années de médecine ne comptant pas dans le CPF, …).

J’ai alors monté un dossier d’aide auprès du CCAS de ma ville ainsi que l’EDAS des Hauts de Seine, m’encourageant à faire une demande d’aide auprès de la Fondation de la 2ème Chance, et ce malgré mon parcours atypique.

L’aide financière de la Fondation ainsi que le soutien moral de mes parrains ont été une énorme bouffée d’oxygène pendant mon année de CAP, me permettant de reprendre confiance en moi et dans mes capacités et de me concentrer sereinement sur les travaux à réaliser.

J’ai pu valider mon CAP, à la plus grande satisfaction de mes professeurs, et nouer des liens avec d’autres bijoutiers rencontrés durant mes stages ainsi qu’avec mes collègues du CAP.

Actuellement, grâce à mon profil et mon CAP, j’ai été engagé en intérim auprès de la Manufacture de Lunettes Cartier en tant qu’opérateur lunettes, ce qui me permet de faire face au quotidien, et d’épargner un peu pour investir dans des outils et du matériel.

Parallèlement, une bijoutière, rencontrée durant mes stages, me prête son atelier et m’aide dans la réalisation de la bague de fiançailles d’un ami.

Il me reste encore beaucoup à apprendre pour être un artisan accompli et j’envisage de trouver un emploi dans un atelier et de poursuivre mon apprentissage grâce à des cours du soir. A long terme, j’aimerai pouvoir m’établir comme bijoutier indépendant.

Je suis extrêmement reconnaissant à la Fondation de la 2ème Chance de m’avoir permis de rebondir et à mes parrains pour leur confiance et leurs encouragements qui m’ont beaucoup aidé à me reconstruire, professionnellement mais surtout humainement.

Dans l’avenir, pouvoir venir en aide à quelqu’un ayant vécu un burn-out, le parrainer, serait pour moi un accomplissement et une façon de «renvoyer l’ascenseur».

 

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