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Par Fondation Bouygues Telecom - Publié le 25 juin 2020 - 09:20 - Mise à jour le 25 juin 2020 - 09:25
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Ecrans connectés : en première ligne d’une nouvelle pédagogie pour les jeunes sourds

Le Centre Augustin Grosselin – Fondation Bellan propose un accompagnement global aux enfants, adolescents et jeunes adultes atteints de déficience auditive. Pour instaurer une pédagogie encore plus enrichissante et dynamique, l’établissement a choisi le numérique en se dotant de deux écrans interactifs. Opérationnels en début d’année, le confinement est venu interrompre toute activité pendant deux longs mois. Le centre n’a eu que peu de temps pour expérimenter tout le potentiel de ces écrans ; mais la reprise progressive et la rentrée prochaine remettront à coup sûr cet équipement technologique innovant et connecté au cœur des apprentissages. L’initiative a reçu le soutien de la Fondation Bouygues Telecom grâce au parrainage d’une collaboratrice, Caroline Chaix, via l’appel à projets mené auprès des salariés engagés dans une association.

Une séance avec écran connecté au centre A. Grosselin

Moderniser les supports d’apprentissage

Le Centre Augustin Grosselin, implanté dans le XIVème arrondissement de Paris, accueille les jeunes déficients auditifs, de 3 à 20 ans, avec ou sans handicaps associés. Leur prise en charge est globale : pédagogique, éducative, sociale et médicale (y compris la rééducation). Le programme, dispensé par des professeurs spécialisés, varie entre Français, Mathématiques, Histoire, Géographie, Langue des Signes, mais aussi des ateliers plus techniques – bricolage ou cuisine – et les rendez-vous thérapeutiques. Cette année, l’atelier cuisine est devenu une formation permettant la validation des compétences acquises au cours de deux années.

Tout au long de leur parcours, le Centre Augustin Grosselin prépare ces jeunes à leur sortie à vingt ans, en vue de leur insertion dans une entreprise protégée ou au sein d’une entreprise privée recrutant des jeunes en situation de handicap.

Pour ce faire, le Centre veut donner à chacun les moyens de progresser. Et donc se doter d’outils performants. C’est pourquoi l’établissement vient d’acquérir, grâce au soutien de la Fondation Bouygues Telecom, deux écrans interactifs. Caroline Chaix, collaboratrice Bouygues Telecom, a souhaité parrainer ce projet auprès de la Fondation de son entreprise.

Je suis marraine de l'Association Fondation Leopold Bellan depuis trois ans. Ces grands écrans, installés en remplacement des tableaux noirs de son Centre Augustin Grosselin, vont "révolutionner" la prise en charge pédagogique. Pour ces jeunes sourds, la visualisation d'images est extrêmement importante. Pouvoir projeter de manière interactive images, vidéos, traduction simultanée en langue des signes constitue un progrès énorme pour les élèves.

Des enseignements qui prennent vie à l’écran

Grâce aux écrans, les apprentissages prennent une nouvelle dimension. Réactifs, tactiles, dotés de progitiels adaptés, ces supports donnent toute leur place au visuel et à la manipulation. Deux notions fondamentales dans le parcours personnalisé des jeunes sourds, pour qui l’image est le lien principal avec le monde qui les entoure.

Le fait de pouvoir se lever, manipuler le stylet, travailler directement sur l’écran est très intéressant. Cela les captive bien plus car c’est ludique et concret, nous pouvons mieux retenir leur attention » - Catherine Arslanyan, chef de projets au Centre Augustin Grosselin – Fondation Bellan.

Pour le moment, les écrans sont utilisés pour une vingtaine de jeunes entre 14 et 20 ans. Par groupes et par demi-journée, ils se rendent dans la salle équipée pour assister à un cours, ou bien travailler individuellement avec un orthophoniste.

Quelles perspectives après le confinement ?

Si le Centre Augustin Grosselin est resté ouvert pendant le confinement, l’ensemble des cours et accompagnements – dont une formation cuisine – a été ajourné. Pour maintenir une continuité pédagogique, les équipes ont dû mettre en place un système complexe, puisque tous les élèves ne sont pas dotés d’ordinateurs. Certains ont reçu leurs cours par courrier postal et des visites à domicile ont pu être organisées.

Petit à petit, l’activité reprend. Chaque semaine, un groupe de jeunes se rend au Centre, par tranches de deux heures. Ce qui nécessite toute une organisation, notamment pour les trajets puisque le taxi de groupe habituellement mis en place ne peut pas encore être utilisé.

Le Centre Augustin Grosselin met tout en œuvre pour que les parcours éducatifs reprennent au plus vite, dans le respect des conditions sanitaires. Et les écrans interactifs y retrouveront toute leur place. A terme, l’équipe fera appel, en visio directe, à un interprète en langue des signes pour une traduction immédiate dans le cadre des réunions avec différents partenaires, familles ou entreprises.

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