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Par Fondation Transdev - Publié le 17 décembre 2020 - 15:57 - Mise à jour le 17 décembre 2020 - 16:11
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Les associations soutenues par la Fondation Transdev face à la crise sanitaire

La Fondation Transdev agit depuis 2002 aux côtés des associations en soutenant des projets dans le champ de la mobilité sociale qui permettent aux individus d’avancer et de progresser dans leur parcours de vie. Consciente de l’impact de la crise sanitaire sur le monde associatif, la Fondation Transdev a souhaité dresser un état des lieux de la situation des associations pendant cette période tout en valorisant leurs capacités d’adaptation pour poursuivre leur mission d’intérêt général. Dans ce dossier, vous découvrirez au fil des semaines une série de portraits d’associations soutenues par la Fondation Transdev mobilisées depuis plusieurs mois, aux côtés des plus vulnérables.

Épicerie solidaire Iscra. Photo : DR

« Les associations ont fait front pendant cette période de crise. »

Pour Stéphanie Bachelet, déléguée générale de la Fondation Transdev, la crise sanitaire démontre une fois de plus le rôle essentiel joué par les associations auprès des plus vulnérables partout sur le territoire. « Un rôle d’accompagnement et de préservation du lien social », explique-t-elle, qui a notamment permis d’atténuer les conséquences économiques et sociales engendrées par la pandémie de Covid-19.

Leurs témoignages viennent confirmer les premières études réalisées à l’échelle nationale : d’un côté, une forte capacité d’adaptation des associations pour répondre à l’urgence et aux besoins des populations ; mais de l’autre, une nette fragilisation des structures.

 Urgence et adaptation 

Dès les premiers jours de confinement, les associations ont assuré des missions d’urgence envers les plus démunis, grâce à des distributions alimentaires, de la mise à l’abri ou de la diffusion d’informations liées au risque épidémique. Pour Stéphanie Bachelet, « les associations étaient dans une logique de survie face aux besoins de leurs bénéficiaires ». C’est notamment le cas de l’association Ikambéré, lieu d'accueil, d'écoute, d'accompagnement et de prévention pour les femmes séropositives à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Soutenue par la Fondation Transdev, cette association a dû mobiliser ses équipes en urgence pour informer et accompagner ses bénéficiaires vulnérables face au risque épidémique.

Au fil des semaines, les associations ont également dû faire face à une explosion du nombre de bénéficiaires (+30 % de bénéficiaires réguliers pour l’aide alimentaire). « Les associations étaient en difficulté : cette augmentation des bénéficiaires s’est accompagnée d’une baisse du nombre de bénévoles », rappelle Stéphanie Bachelet. D’autres associations, ont vu quant à elles leur activité diminuée voire stoppée. 69 % des associations étaient à l’arrêt lors du premier confinement en mars. Pour autant, 82 % d’entre elles ont maintenu des relations à distance avec leurs bénévoles et plus de 60 % ont pris des nouvelles de leurs adhérents ou de leurs bénéficiaires. « La préservation du lien social était au centre des préoccupations des associations », souligne la déléguée générale de la fondation. Face aux contraintes imposées par la distanciation sociale, elles sont nombreuses à avoir adapté leur pratique et leurs activités à cette situation inédite.

Une prise de conscience globale

Habituée à rompre l’isolement des personnes en situation de handicap par un accompagnement sportif à sensations fortes, l’association Comme les autres a maintenu le lien avec ses bénéficiaires, grâce à des entretiens réguliers, par téléphone ou en visio, des séances de kiné, de sports, de yoga, de relaxation, des cours de cuisine ou encore des jeux concours… Malgré l’interruption de son activité, l’association Tremplin s’est elle aussi démenée pour maintenir son « écurie d’été » afin de permettre à dix jeunes de bénéficier d’un stage intensif de deux semaines de  préparation à l’entrée des classes préparatoires scientifiques à la rentrée 2020. 

La crise a également amené son lot de prises de conscience. Certains combats défendus depuis des années par certaines associations ont été davantage pris au sérieux. Ainsi, à la suite du confinement, l’ensemble de la société française a été forcé de reconnaître la centralité du numérique dans nos vies et la nécessité pour tous de savoir s’en emparer. L’association Leux Tech, basée aux Ulis dans l’Essonne, utilise depuis 2014 le numérique comme levier de développement scolaire, personnel, économique. La structure a été particulièrement sollicitée pendant le confinement pour accompagner les populations en difficulté face à l’appropriation des outils numériques (jeunes, séniors, agents municipaux). Enfin, l’engouement pour le vélo avec le déconfinement a par exemple permis de doubler l’activité de la Vélostation d’insertion créée par la Maison intercommunale de l'insertion et de l'emploi de Torcy en Seine-et-Marne. Pour la délégué générale de la Fondation Transdev, « les associations ont démontré leur capacité d’adaptation pour trouver des solutions et répondre aux nouveaux besoins exprimés par les publics vulnérables ».

Un secteur fragilisé à soutenir

Malgré toutes les actions mises en place localement, l’écosystème associatif est aujourd’hui très fragilisé. Rien qu’entre mi-mars et avril 2020, l’impact économique minimum de la crise sur le secteur associatif était estimé à 1,4 milliard d’euros de perte. 31 % des associations employeuses avaient moins de trois mois de trésorerie devant elles. Elles étaient également 40 % à craindre une baisse de leurs soutiens financiers publics et privés dans les mois à venir. Depuis presque un an, les associations se sont adaptées et ont innové pour pouvoir poursuivre leur mission d’intérêt général. Elles ont incarné les valeurs de solidarité et de fraternité, partout sur le territoire. C’est en soutenant  leurs actions dans les prochains mois que nous parviendrons à sortir de la crise. « Plus que jamais, nous avons besoin de renforcer le corps social », rappelle Stéphanie Bachelet. 

Mobilisées sur tout le territoire, associations et entreprises de l’ESS, souvent en première ligne elles aussi, ont su s’adapter et innover, prouvant une fois de plus le rôle crucial joué par les acteurs de la solidarité en temps de crise sociale.

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