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Par Carenews PRO - Publié le 12 juin 2020 - 14:00 - Mise à jour le 12 juin 2020 - 14:00
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Les entreprises face à la crise du Covid-19 : les engagements de la Fondation Veolia

La crise sanitaire liée au coronavirus a généré un immense élan de solidarité dans toute la société. Média des acteurs de l’engagement, nous avons voulu en savoir plus sur les actions des entreprises dans ce contexte si particulier. Mécénat, mobilisation des collaborateurs, dons financiers ou en nature, réorganisations… Comment se sont-elles adaptées et comment imaginent-elles leurs engagements futurs ? Aujourd’hui, nous vous proposons de découvrir les actions de la Fondation Veolia. Thierry Vandevelde, délégué général de la fondation, a répondu à nos questions par mail.

Les entreprises face à la crise du Covid-19 : les engagements de la Fondation Veolia.
  • Comment votre entreprise a-t-elle réagi face à la crise sanitaire du Covid-19 ?

Le groupe s’est mobilisé en tant qu’acteur majeur des services essentiels. Une partie importante de nos équipes était donc au front, sur le terrain, pour assurer la pérennité de l’accès à l’eau, de la gestion des déchets ou encore des opérations d’assainissement.

Pour la Fondation Veolia, la gestion d’une crise sanitaire relève du vécu. Nous nous sommes engagés très vite avec nos partenaires pour identifier les besoins des populations les plus démunies sur notre territoire : les sans-abri, les migrants dans les campements ou bidonvilles… Parce que lorsqu’on n’a pas de toit, on est confinés dans la rue. Parce que lorsqu’on n’a pas accès à l’eau, les gestes barrières sont impossibles.

  • Comment votre équipe a-t-elle été sollicitée, et par qui ? 

Nous avons été en contact direct et quotidien avec nos partenaires de l’urgence humanitaire, Solidarités International et Médecins du Monde en particulier, pour évaluer les besoins et imaginer des solutions. En interne, nous avons été naturellement sollicités par des collaborateurs soucieux de s’engager et par la présidence du groupe pour accompagner les équipes dans l’organisation du « jour d’après » : autrement dit anticiper le retour de nos collègues confinés dans les locaux de Veolia.

  • Quelle est votre réponse et quelles ont été les actions concrètes mises en place ? 

L’eau et l’hygiène ont clairement été nos priorités en cette période où le recours aux gestes barrières est une nécessité pour tous.

Sur le territoire métropolitain, nous avons mené parallèlement deux programmes d’action pour aider les populations les plus démunies. En Île-de-France, à Toulouse ou encore à Lyon, nos équipes ont mené des missions d’évaluation des besoins en matière d’accès à l’eau dans des campements et bidonvilles. À Saint-Denis, à Drancy, à Stains, à Argenteuil et à Toulouse, des centaines de personnes accèdent aujourd’hui plus facilement à l’eau potable grâce à la mise en place de rampes de distribution et de robinets.

Parallèlement, nous avons financé la constitution de kits d’hygiène par Croix-Rouge insertion qui avait besoin de continuer à faire travailler ses salariés en insertion. Ils ont ensuite été confiés, pour leur distribution, aux ONG présentes auprès des plus démunis (Solidarités International et Médecins du Monde notamment). Le dispositif s’est avéré très vertueux et d’autres acteurs (Vinci et Icade en particulier) ont rejoint l’initiative.

Enfin, au-delà de la France, nous avons soutenu des initiatives en Afrique où la fondation Veolia est très engagée sur la question de l’accès à l’eau. Au Cameroun en particulier, nous sommes intervenus en partenariat avec l’Association internationale des Maires francophones (AIMF) pour aider le programme de lutte contre le Covid-19 déployé par la commune de Bangangté.

  • Comment vos collaborateurs sont-ils associés à votre engagement ?

Depuis le déconfinement, des volontaires Veoliaforce, collaborateurs du groupe qui mettent à disposition leurs expertises sur leur temps de travail, ont été mobilisés pour mener les missions de diagnostic et d’accès à l’eau dans les campements de migrants ou de sans-abri.

  • Quels sont les changements que cette crise va engendrer ?

Nous avons cru un peu trop tôt nous être débarrassés des vieilles maladies épidémiques que nos moyens modernes ne suffisent pas toujours à endiguer. L’eau potable et le savon restent d’impérieuses nécessités. Il faut un changement de paradigme et penser les services essentiels comme la clé de notre résilience.

  • Pouvez-vous nous décrire une action de solidarité qui vous a particulièrement marqué ?

Voir la « seconde ligne », incarnée par nos personnels, continuer à collecter les déchets, faire fonctionner nos stations d’eau et d’assainissement alors que toute la France était à l’arrêt, c’était un vrai sens de l’engagement.

  • Comment imaginez-vous l'après ?

Étant engagés dans un difficile combat contre le choléra en République démocratique du Congo, nous savons déjà que l’accès à l’eau est essentiel dans nos vies quotidiennes. Au même titre que l’assainissement, c’est un sujet de santé publique, de droits humains, d’égalité femmes-hommes… Les Nations Unies ne s’y sont pas trompées en le consacrant 6e Objectif de développement durable de l’Agenda 2030. Nous allons donc, à notre modeste échelle, continuer à creuser ce sillon.

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