Aller au contenu principal
Par Fondation OCIRP - Publié le 26 mai 2020 - 09:45 - Mise à jour le 26 mai 2020 - 09:45
Recevoir les news Tous les articles de l'acteur

Vacances Paris Saint-Germain : l’accès aux vacances de jeunes orphelins

Depuis plusieurs saisons désormais, les Vacances Paris Saint-Germain constituent un projet essentiel pour l’accès aux loisirs de nombreux enfants, et notamment des orphelins, dont la situation sociale ne leur permet pas de partir en vacances. Des enfants allocataires de l’OCIRP ont séjourné à Clairefontaine, sur les terres de l’Équipe de France de football. Retour avec Emmanuelle Enfrein, responsable de la Fondation OCIRP, sur une parenthèse exceptionnelle vécue par tous comme un moment inoubliable, fait de partage, de découvertes, mais aussi de bienveillance les uns envers les autres.

Vacances Paris Saint-Germain : l’accès aux vacances de jeunes orphelins. Emmanuelle Enfrein, responsable de la Fondation OCIRP, revient sur ce dispositif proposé en partenariat avec la Fondation Paris Saint-Germain
  • Pourquoi la Fondation OCIRP soutient-elle les programmes de Vacances PSG ?

Emmanuelle Enfrein : Cette aventure commence par une belle rencontre avec Christine Le Gal, directrice de la Fondation PSG (Paris Saint-Germain « Children First ») qu’elle a créée en 2000, pour la mise en œuvre de projets à destination des enfants en difficulté ou issus de quartiers défavorisés. Leurs programmes de vacances m’ont particulièrement intéressée, car nous étions à la recherche de projets donnant un plus grand accès aux vacances, au sport, à la culture et aux loisirs, pour ces enfants qui, du fait du décès d’un parent, peuvent se retrouver privés de ces moments si importants pour eux. Dans le cadre de notre partenariat et pour chaque séjour organisé, c’est une trentaine d’enfants allocataires de l’OCIRP, qui sont accueillis une semaine sur le domaine de Clairefontaine. 

  • En quoi l’accès aux vacances et aux loisirs est-il si important pour ces enfants ? 

E. E. : C’est en quelque sorte leur éviter la double peine : ces enfants qui ont perdu un parent souffrent déjà d’une différence qui leur est souvent difficile à vivre vis-à-vis de leurs pairs. Si, en plus, ils n’ont plus accès comme les autres à des activités récréatives nécessaires à leur bien-être et leur développement du fait de difficultés matérielles et financières, quelle injustice ! Faire bénéficier un enfant orphelin d’un tel séjour intégralement pris en charge, c’est aider son parent qui n’a plus les moyens de le lui offrir. C’est aussi lui apporter un moment de bonheur et des souvenirs qu’il gardera toute sa vie. 

  • Les enfants plébiscitent ces séjours exceptionnels : mais qu’en pensent les parents ? Quelles attentes avez-vous pu identifier chez eux ? 

E. E. : Je me suis rendu compte à quel point le football et, notamment le PSG, représentait un véritable levier pour mettre du baume au cœur à ces enfants : ils ont vraiment des étoiles dans les yeux et c’est un moment magique pour eux. Certains parents nous ont précisé, qu’après le séjour, le sourire était revenu sur le visage de leur enfant. Leurs témoignages sont extrêmement touchants et émouvants, car ils nous remercient de nous préoccuper enfin de leur situation et de leurs enfants orphelins, invisibles et oubliés de la société. De leur côté, les éducateurs de la Fondation PSG nous ont fait part d’une réelle bienveillance qui s’est installée au sein des groupes dès le départ. Comme si les enfants avaient d’emblée perçu qu’ils vivaient les mêmes difficultés, la même absence. Lors du premier séjour, ils ont d’ailleurs évoqué entre eux au cours d’une sortie en car, le décès de leur papa ou de leur maman. C’est au moins ce moment de partage qu’ils auront eu en commun, la possibilité d’exprimer les émotions qu’ils vivent et que personne d’autre ne peut comprendre ou ressentir. Cela nous a aussi incités à proposer aux éducateurs de la Fondation PSG une sensibilisation aux spécificités du parcours de vie de ces enfants. Un moyen de leur donner des outils pour réagir de façon adaptée lorsque les enfants évoquent leur parent décédé. Car sur une semaine, il y a forcément des petits moments plus délicats et les éducateurs, au-delà de leur professionnalisme, sont extraordinaires : ils sont à l’écoute des confidences et apportent à chacun un réel réconfort. 

  • Vous souhaitez pérenniser ce « partenariat » avec la Fondation Paris Saint-Germain : pour quelles raisons ? 

E. E. : En travaillant ensemble, nous avons pu constater combien nous partagions les mêmes valeurs, la même envie d’apporter à ces enfants des petites parenthèses de joie et de bonheur. Nous sommes associés également à la « Journée des enfants » au Parc des Princes : plusieurs milliers d’enfants assistent  à un entraînement des joueurs, avec remise de tee-shirts, animations et goûter. Des  enfants allocataires de l’OCIRP ayant participé aux séjours de vacances s’y retrouvent pour prolonger ainsi leur rêve. C’est  également pour nous l’occasion d’associer d’autres structures que nous soutenons : des enfants et jeunes issus de la Fondation Apprentis d’Auteuil, de l’Œuvre des pupilles orphelins des sapeurs-pompiers ainsi que des mineurs non accompagnés de l’association Parrains par mille ont déjà été invités. Nous souhaitons vraiment co-construire des partenariats de ce type à l’avenir, créer un cercle vertueux où les projets des uns servent les objectifs ou les publics des autres. Nous avons pour mission de tisser ce lien pour soutenir la cause à laquelle nous sommes si attachés.

 

Article extrait de O’Cœur, le magazine d’information de la Fondation OCIRP, n°18, juin 2018.

Fermer

Inscription à la newsletter

Cliquez pour vous inscrire à nos Newsletters

La quotidienne
L'hebdo entreprise, fondation, partenaire
L'hebdo association
L'hebdo grand public

Fermer