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Par Opportunity for Women - Publié le 10 février 2026 - 15:51 - Mise à jour le 10 février 2026 - 17:33
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Former la jeunesse en Asie du Sud-Est, regards croisés sur le Laos et le Myanmar

Mardi 27 janvier, Opportunity for Women et Fondacio ont co-organisé une soirée témoignage riche en échanges. Les participants ont eu le plaisir d’y rencontrer Roger et Aleona, deux responsables engagés dans des programmes éducatifs au Laos et au Myanmar. À travers leurs témoignages, ils ont présenté leurs parcours, leurs actions et leurs projets futurs, tous tournés vers un objectif commun : offrir de meilleures perspectives d’avenir aux jeunes laotiens et birmans grâce à l’éducation. Cette soirée a également été l’occasion d’échanges plus personnels, créant un véritable temps de partage autour des réalités locales.

Retour sur la soirée témoignage : Former la jeunesse en Asie du Sud-Est, regards croisés sur le Laos et le Myanmar
Retour sur la soirée témoignage : Former la jeunesse en Asie du Sud-Est, regards croisés sur le Laos et le Myanmar

 

Installée au Laos, Aleona coordonne le programme Young Lives, tandis que Roger, originaire du Myanmar, exerce des responsabilités régionales pour Fondacio Asie. Ensemble, ils accompagnent la formation des jeunes en Asie du Sud-Est et contribuent au développement des programmes éducatifs portés par Fondacio dans la région.

 

1. Des enjeux communs au-delà des frontières

 

À travers leurs témoignages, ils ont mis en lumière des défis communs. Dans leurs deux pays, l’accès à une éducation complète et de qualité est fortement fragilisé. Au Myanmar, la situation politique complique le recrutement des enseignants, l’organisation des cours et l’accès aux ressources. Au Laos, le nombre limité d’universités et la baisse des inscriptions depuis la pandémie réduisent les perspectives pour de nombreux jeunes. Dans ce contexte, beaucoup sont contraints ou choisissent d’entrer rapidement sur le marché du travail pour subvenir aux besoins de leur famille ou gagner leur vie, parfois au détriment de leur formation. Dans les deux pays, on observe une migration importante des jeunes pour le travail vers les pays voisins, notamment la Thaïlande, où les salaires sont plus attractifs. Par ailleurs, les mariages précoces freinent la poursuite des études, en particulier pour les jeunes filles.

 

Photo de Roger et Aleona

2. Young lives, une réponse éducative aux défis régionaux 

 

En réponse à ces défis, Fondacio a créé le programme Young Lives qui repose sur un socle commun de formation, incluant notamment l’anglais et les compétences bureautiques, décliné dans plusieurs pays d’Asie du Sud-Est et adapté aux réalités locales. Au Myanmar et au Laos, les parcours coordonnés par Roger et Aleona visent à renforcer l’autonomie et l’employabilité des jeunes avec plusieurs mois d’expérience en milieu professionnel. Au Myanmar, deux centres à Yangon et à Myitkyina accueillent chaque année une vingtaine de jeunes pour une formation de huit mois, qui intègre en plus du socle commun des modules spécifiques de développement personnel, de pensée critique et de leadership. Au Laos, un programme de six mois s’adresse principalement à des jeunes issus de familles défavorisées. Ce cadre commun permet à Fondacio d’adapter Young Lives aux contextes spécifiques, comme en Malaisie, où le programme est également déployé auprès de réfugiés birmans.

Le programme Young Lives génère des effets durables pour la jeunesse locale. A ce titre, on peut notamment noter qu’il a permis à 240 étudiants d’être diplômés entre 2016 et 2024 au Myanmar.

 

Aleona lors de son témoignage

3. Pérenniser et développer le programme : objectifs et ressources nécessaire 

 

Aujourd’hui, Aleona et Roger partagent les mêmes préoccupations : la recherche d’une plus grande stabilité financière pour sécuriser et développer leurs missions. Au Laos, Aleona rêve d’un nouveau centre dans le centre du pays qui serait davantage orienté vers l’écologie et l’agriculture. Elle souhaiterait à la fois augmenter le nombre de bénéficiaires, renforcer les capacités d'accueil par l’amélioration des infrastructures et étendre la durée du programme. Au Myanmar, Roger porte le projet ambitieux d’obtenir une reconnaissance régionale des formations, afin de délivrer de véritables diplômes et d’allonger le parcours à un an. Pour lui, investir dans la formation aujourd’hui, c’est préparer dès maintenant les artisans de l’avenir du Myanmar.

Par leur présence et leurs témoignages, Roger et Aleona ont donné un visage concret aux réalités éducatives du Laos et du Myanmar. Leurs interventions ont mis en lumière à la fois les défis, la résilience des jeunes et l’engagement des responsables de Young Lives, rappelant combien le soutien de chacun est essentiel pour faire grandir ces projets.

 

Roger et Aleona lors de la soirée

 

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