Rapport d'impact - Les entreprises s'engagent

En juillet 2018, le Président de la République posait un constat clair : l’État ne peut plus, seul,
répondre aux urgences sociales et environnementales de notre époque. De cette conviction est née
une ambition inédite : construire des coalitions entre acteurs publics et entreprises pour relever
ensemble les grands défis d’intérêt général. C’est dans cet esprit que, sept ans plus tard, Les
entreprises s’engagent est devenue une dynamique nationale.
En 2024, 71 % des dirigeants d’entreprise attendent encore de l’État qu’il les aide à évoluer
dans leurs pratiques d’engagement – un chiffre en hausse constante. Loin d’un désengagement, cette
attente témoigne d’une véritable envie d’agir, mais aussi d’une prise de conscience collective :
l’engagement est un levier de performance, de résilience et de solidité pour l’entreprise.
Cet engagement ne peut rester l’apanage de quelques grandes structures. Il doit devenir un réflexe,
y compris dans les TPE et PME, souvent freinées par la complexité des dispositifs. C’est tout l’enjeu
du changement d’échelle du projet et de la démocratisation des pratiques portées par la
Communauté Les entreprises s’engagent.
En fédérant ces entreprises qui font ou veulent faire plus, Les entreprises s’engagent tente aussi de
faciliter le travail de celles et ceux dont la mission est d’accompagner les publics éloignés de
l’emploi, en leur donnant accès à des viviers d’entreprises volontaires.
Trente mois après le lancement du GIP, à mi-mandat du projet sous sa forme de Groupement
d’Intérêt Public, les premiers résultats sont là. Conformément aux enjeux de la première phase du
stratégique du dispositif, qui consiste à mobiliser de plus en plus d’entreprises (150 000 entreprises
d’ici 2027), les entreprises rejoignent massivement le dispositif. Les actions locales se
multiplient, les coalitions s’élargissent, un écosystème vivant d’acteurs très différents se met
en mouvement sous une même bannière.
Difficile dès lors de s'attribuer les effets exacts ou impacts directs de ce que nous menons… quand
l’idée même de coalition consiste à faire mieux et aller plus loin collectivement, plutôt que
chaque acteur dans son couloir. L’approche d’évaluation macro retenue (analyses de progression,
comparaisons d’échantillons, etc.), même centrée sur une partie seulement des thématiques
prioritaires de la Communauté, permet néanmoins de mettre en lumière dans ce rapport les premiers
grands effets, les leviers mais également les zones de fragilité de la dynamique.
Ce rapport d’impact constitue ainsi un formidable point d’étape, qui permettra surtout de
préparer l’avenir, d’alimenter les réflexions autour du modèle de pérennisation du dispositif et
de faire progressivement pivoter le système pour le mettre pleinement au service de la phase
2 du plan stratégique.
En sortie de cette première phase du projet dont l’ambition était de rassembler toujours plus
d’entreprises, ce rapport donne déjà des indications précieuses sur le potentiel de cette
deuxième phase qui s’ouvre. Elle marque le passage d’une logique quantitative à une
dynamique plus qualitative : celle d’accompagner ces entreprises vers toujours plus
d’engagements, pour toujours plus d’impact.
Sylvain Reymond, directeur général, Joséphine Labroue, directrice générale adjointe et toute l’équipe
de la Communauté Les entreprises s’engagent