(Re)définir sa raison d’être en cours de route : bonne ou mauvaise idée ?
Redéfinir sa raison d’être en cours de route, c’est un peu comme changer le GPS en plein road trip : audacieux, parfois stressant, mais souvent indispensable et stratégique. Car oui, une entreprise évolue : ses projets changent, ses équipes grandissent… et leurs ambitions avec elles. Et si la raison d’être n’était pas un texte gravé dans le marbre, mais une boussole à ajuster ?
Quand les mots ne suffisent plus à raconter ce que l’on fait vraiment
Chez Soqo*, bureau de création de projets à impact, cette question s’est posée très concrètement fin 2025. En tant que société à mission, nous avons été audités par un Organisme Tiers Indépendant (OTI). Un exercice exigeant, mais qui nous a beaucoup plu !
Notre raison d’être existait déjà. Elle tenait en une formule courte et efficace :
“Un catalyseur d’innovations sociales et de projets à impact. »
Elle disait vrai… mais pas tout. Elle ne racontait pas suffisamment ce que nous faisions sur le terrain, ni comment nous accompagnions concrètement les entreprises et les associations au quotidien. Surtout on s’est rendu compte qu’elle pouvait s’appliquer à bien d’autres acteurs de notre secteur. Elle méritait donc d’être précisée, incarnée, et alignée avec la réalité de nos actions, pour qu’elle soit profondément la nôtre.
Après plusieurs semaines de travail collectif, notre raison d’être a évolué pour devenir :
“Nous transformons durablement les projets des entreprises – des événements aux initiatives solidaires – en ancrant leurs engagements dans des actions concrètes, mesurables et responsables. Grâce à notre expertise terrain et au Qlub, nous contribuons à renforcer l’écosystème associatif.”
Derrière ces phrases, qui pourraient paraitre simples, se cache un travail de fond pour répondre à une question essentielle : est-ce que nos mots racontent vraiment ce que nous faisons ?
Et oui, pour les amateurs de références, nous avons beaucoup repensé au Golden Circle de Simon Sinek et à son fameux Why. Pourquoi on fait ce qu’on fait. Comment on le fait. Et surtout, ce que ça change concrètement. (Pour les curieux, son TEDx vaut toujours le détour).
Cette raison d’être est associée à trois objectifs concrets et mesurables, qui structurent aujourd’hui l’ensemble de nos actions. Ils nous permettent de piloter, suivre et évaluer la manière dont nos projets se traduisent sur le terrain :
- Réduire l’empreinte et améliorer la qualité RSE des événements accompagnés, en intégrant des pratiques responsables, mesurables et adaptées aux réalités opérationnelles.
- Structurer et mettre en œuvre des projets responsables et solidaires, en accompagnant les entreprises de la réflexion stratégique jusqu’à l’action concrète.
- Soutenir la montée en puissance des associations via le Qlub, en renforçant leur visibilité, leurs ressources et leur capacité d’action sur le long terme.
Agissant comme des repères opérationnels, ces objectifs garantissent que notre raison d’être n’est pas seulement une intention, mais bien un cap suivi, évalué et ajusté dans le temps.
Une raison d’être n’est pas un slogan, c’est un cap
Depuis la Loi Pacte (2019), les entreprises peuvent inscrire une raison d’être dans leurs statuts. Ce choix reste volontaire, mais il engage. Une raison d’être statutaire devient une ligne de conduite officielle, un cadre stratégique autant qu’un signal envoyé à l’interne comme à l’externe.
Et contrairement à une idée reçue, la raison d’être n’a pas vocation à rester figée pour l’éternité. Au contraire. Elle évolue souvent au rythme de l’entreprise, de ses métiers, de son impact réel.
De nombreuses organisations l’ont bien compris.
Citeo, par exemple, affirme clairement son cap face à l’urgence écologique :
« Pour répondre à l’urgence écologique et accélérer les transformations qui s’imposent, CITEO veut engager et accompagner les acteurs économiques à produire, distribuer et consommer en préservant notre planète, ses ressources, la biodiversité et le climat. C’est notre raison d’être. »
Du côté de la finance, Helios pose une ambition tout aussi explicite :
“ Notre raison d'être est de changer la banque, pour qu'elle soutienne une économie durable et respectueuse de l'environnement. Nous voulons fédérer notre équipe autour de cet objectif commun, pour le transmettre ensuite à nos clients.”
Deux autres raisons d’être, trois styles en tout, trois secteurs… mais un point commun : chacune permet de comprendre immédiatement ce que fait l’entreprise, pourquoi elle le fait et pour qui.
Mettre à jour sa raison d’être : un travail de fond (et de terrain)
Redéfinir sa raison d’être n’est ni un exercice marketing, ni un simple ajustement de wording. C’est un travail exigeant, qui demande du recul… et beaucoup de terrain.
Chez Soqo*, comme dans beaucoup d’entreprises, ce processus s’est appuyé sur plusieurs piliers :
- L’écoute des équipes, des partenaires et des associations : le terrain révèle vite les écarts entre le discours et la réalité.
- Le travail collectif : ateliers, discussions, tests, ajustements. Une raison d’être se construit à plusieurs et oblige parfois à faire des choix clairs.
- L’opérationnalité : une raison d’être n’a de sens que si elle se traduit concrètement dans les projets, les partenariats et les décisions du quotidien.
Une boussole, pas une finalité
Redéfinir sa raison d’être au bon moment permet souvent de :
- réaligner stratégie et actions concrètes,
- renforcer la cohérence interne,
- clarifier son positionnement auprès de ses partenaires,
- et, surtout, assumer pleinement ses engagements.
Pour Soqo*, cette évolution nous a permis de mieux raconter ce que nous faisons réellement, de rendre nos projets plus lisibles, et de poser un cadre clair pour la suite.
Chez Soqo*, nous accompagnons les entreprises pour transformer leurs engagements en actions concrètes, responsables et mesurables : projets solidaires, événements responsables, partenariats de long terme avec l’écosystème associatif via le Qlub.
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