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Par Aéma Groupe - Publié le 28 septembre 2026 - 10:49 - Mise à jour le 28 septembre 2026 - 10:53
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ESS France fait sa rentrée chez Aéma Groupe, cap sur la présidentielle 2027

Le 16 septembre 2026, l'auditorium d'Aéma Groupe, sur son site KEÏKO à Issy-les-Moulineaux, a accueilli le rendez-vous annuel de plaidoyer d'ESS France. À l'approche de la séquence budgétaire et de l'élection présidentielle de 2027, les acteurs de l'économie sociale et solidaire se sont réunis pour affirmer la force d'un modèle capable de transformer les droits formels en droits réels. Retour sur une soirée riche en débats et en engagements.

Rentrée de ESS Frannce chez Aéma
Rentrée de ESS Frannce chez Aéma

Sortir l'ESS de la confidentialité

 

Pour la sixième année consécutive, Aéma Groupe a accueilli l'événement de rentrée d'ESS France, marquant une participation record de près de 250 personnes. Parlementaires, représentants des collectivités, acteurs du secteur et collaborateurs du groupe s'y sont rassemblés avec une ambition claire : placer l'économie sociale et solidaire au cœur des prochaines échéances démocratiques.

Benoît Hamon, président d'ESS France, l'a rappelé : l'ESS reste trop souvent perçue comme un pan périphérique de l'économie, alors qu'elle crée une « valeur économique gigantesque » et se révèle une source majeure d'innovation. Il est donc urgent, selon lui, de sortir de la confidentialité pour montrer en quoi l'ESS répond concrètement aux défis de notre époque.

 

Pour une vision entrepreneuriale de l'ESS

 

En ouverture, Béatrice Augier, présidente d'Aéma Groupe, a appelé de ses vœux le développement d’une vision entrepreneuriale de l’ESS. À ses yeux, l'ESS n'est pas une solution de repli, mais doit devenir un modèle de référence, à la fois civique, social et économique. La croissance, a-t-elle souligné, ne peut plus se concevoir sans démocratie ni respect de l'environnement. Les entités d'Aéma Groupe, comme la Macif ou Aésio Mutuelle, démontrent qu'il est possible de conjuguer performance économique et utilité sociale. « L'économie n'est pas une fin en soi, elle doit être au service d'une société », a-t-elle insisté.

Une vision partagée par Serge Papin, ministre chargé de l'ESS, pour qui le secteur prouve qu'on peut « créer de la valeur tout en ayant des valeurs ». Le ministre est revenu sur plusieurs avancées récentes : l'adoption de la Stratégie nationale de l'ESS, la dématérialisation de l'agrément ESUS ou encore les mesures fiscales facilitant la transmission d'entreprises aux salariés. En vue de 2027, il s'est engagé à défendre le maintien des crédits alloués à l'ESS et a annoncé la création d'un « orange budgétaire », afin de mieux suivre, d'une année sur l'autre, l'évolution des financements publics consacrés au secteur.

 

Les réseaux unis autour de l'intérêt général et des transitions

 

La soirée a également donné la parole aux représentants des grands réseaux de l'ESS, autour de trois thématiques :

  • L'économie de l'intérêt général : les intervenants ont alerté sur la baisse des financements et la fragilisation des structures d'insertion, et appelé à rétablir la confiance entre l'État et le monde associatif.
  • L'économie des protections et des transitions : face aux crises climatiques et démographiques, ils ont plaidé pour une politique nationale de prévention ambitieuse et une refonte de la protection sociale, sans oublier le soutien au réemploi et la souveraineté territoriale.

 

Béatrice Augier, Présidente d’Aéma Groupe et représentante de l’AAM s’est exprimée en ce sens :  « Face au coût exponentiel des crises climatiques, les assureurs mutualistes ne peuvent agir seuls. Préserver l'assurabilité de demain exigera d'allier solidarité, conscience collective et prévention nationale. »

 

  • L'économie qui entreprend mieux, au cœur des territoires : les acteurs ont dénoncé le coût du travail dans l'ESS, tout en rappelant le rôle essentiel des petites structures locales qui continuent d'innover sur le terrain.

En réponse, plusieurs parlementaires, dont Boris Vallaud, Antoinette Guhl, Aurélie Trouvé et Marie-Agnès Poussier-Winsback, ont réaffirmé leur soutien à l'ESS. Pour eux, ce modèle ne doit plus être vu comme un simple « supplément d'âme » face à un système économique défaillant, mais comme un véritable outil de résistance et de solidarité.

 

Objectif présidentielle 2027

 

Cette rentrée marque le premier jalon d'un cycle d'actions coordonné. Benoît Hamon a annoncé qu'ESS France auditionnerait, dès janvier 2027, les candidats à l'élection présidentielle sur leurs engagements. Aucun programme, a-t-il prévenu, ne sera crédible sur les enjeux écologiques, numériques ou démographiques sans une véritable stratégie pour l'ESS. Il a conclu en appelant les acteurs à la responsabilité et à ne pas faire preuve de naïveté face à l'extrême droite.

Citant l'exemple d'Aéma Groupe, le président d'ESS France a salué l'existence en France de grandes entreprises fonctionnant de manière solidaire, au service de la justice sociale et de la tempérance économique. Preuve que l'économie sociale et solidaire n'est « pas une exception théorique », mais « une réalité vivante », prête à faire entendre sa voix.

 

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