8 associations qui luttent contre les discriminations raciales
À l’occasion de la journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale qui a lieu le 21 mars, Carenews revient sur l’action de plusieurs associations engagées contre ces inégalités.
Fondée en 1984, SOS racisme française agit contre le racisme, l’antisémitisme et toute autre forme de discrimination. Sa création remonte à la marche pour l’égalité qui a eu lieu en 1983 pour dénoncer la multiplication des crimes racistes. L’objectif était de « parcourir la France et de dénoncer les actes, les violences et les meurtres racistes », note le site de l’organisation.
L'association propose des activités à visée éducative comme des ateliers de sensibilisation destinés aux jeunes (gratuit dans les établissements scolaires). L’un de ses événements phares est la Semaine d’éducation contre le racisme qui a lieu tous les ans aux alentours du 21 mars. L’événement se déroule partout en France, dans des collèges, lycées, université, maisons des jeunes et de la culture, mais aussi des centres socio-culturels.
Par ailleurs, l’association fournit un soutien juridique aux bénéficiaires grâce à des permanences d’accès aux droits . L’organisation est aussi connue pour ses actions judiciaires. De plus, des activités citoyennes sont organisées telles que des festivals ou des expositions.
Depuis 2012, Singa œuvre pour l’inclusion des nouveaux arrivants en France afin de « changer les regards sur la migration ». L’association propose un accompagnement entrepreneurial pour permettre aux bénéficiaires d’aller au bout de leurs projets entrepreneuriaux ou associatifs.
Singa organise également des activités partagées destinées aux personnes locales et nouvelles arrivantes. L’objectif est de créer du lien par le biais de passions communes (art, cuisine, sport, culture, solidarité etc.).
De plus, Singa a développé le programme J’accueille, qui met en relation des personnes qui disposent d’une chambre libre avec des personnes réfugiées sans solution de logement.
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Depuis 1927, l’association lutte contre le racisme et l’antisémitisme. Sa création s’inscrit dans le contexte du procès de Samuel Schwartzbard, un militant anarchiste acquitté pour l’assassinat de Simon Petlioura, militaire et homme politique ukrainien qu’il considérait comme responsable des pogroms de 1919 et 1920, qui firent des dizaines de milliers de morts juifs.
La Licra propose une permanence juridique gratuite et personnalisée destinée aux plaignants et aux témoins de faits de racisme, d’antisémitisme ou de xénophobie. L’association informe les personnes concernées de leurs droits via la sensibilisation avec la mise à disposition de dépliants dans les lieux publics d’accueil de la police et de la gendarmerie.
Au niveau juridique, l’organisation travaille avec un réseau de plus de 100 avocats militants et bénévoles. Ses membres se mobilisent quand une affaire de racisme ou d’antisémitisme fait l’objet d’une action en justice, mais aussi dès l’engagement de poursuites. Des formations dédiées aux personnels de police et de gendarmerie sur la question des discriminations sont notamment dispensées par des professionnels de la justice et du droit.
Par ailleurs, la Licra œuvre au niveau des clubs de sport via des enquêtes nationales réalisées auprès des collectivités locales sur les dérives racistes dans les sports. L’objectif est de faire un travail de veille et d’alerte. L’éducation contre le racisme et la lutte contre la haine en ligne fait aussi partie des activités de l’organisation.
À l’origine centrée sur l’accompagnement social et l’insertion professionnelle, l’association Iris Formation a développé le Collectif KifKif en 2011. Un accompagnement est ainsi proposé aux personnes victimes de discriminations raciales.
Le collectif existe depuis 2011 et son action se déploie à Lille et Roubaix et une permanence se tient dans les deux villes.
Le collectif se compose de quatre professionnels spécialisés sur les questions discriminatoires.
La FNMDP est un réseau d’associations de quartier qui existe depuis 1989. Son objectif est de développer des projets associatifs au sein des quartiers défavorisés. Pour ce faire, les « Maisons des potes » accueillent les habitants pour « offrir un relais face aux carences publiques auxquelles ils sont confrontés. »
La fédération propose des formations dédiées à la lutte contre les discriminations, notamment autour du « testing » de l’anonymisation des candidatures. Selon le Défenseur des droits, le testing « consiste à soumettre deux profils comparables pour une même demande en ne modifiant que la caractéristique (origine, handicap, âge, sexe…) susceptible d’exposer aux discriminations. ».
« L’ambition est de transmettre les méthodologies d’utilisation de ces outils aux acteurs concernés (associations, municipalités, missions locales, bailleurs sociaux, entreprises...). Mais aussi, notamment pour les testings, d’en développer l’usage par le grand public. » L’objectif est de permettre à chacun de prouver les discriminations dont il s'estime victime. La formation s’adapte aux problématiques et aux besoins des territoires.
Créé en 1949 par d’anciens résistants et déportés, le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap) combat le racisme et agit pour l’amitié entre les peuples ainsi que pour l’égalité des droits entre tous les humains. Il combat aussi la xénophobie, l’antisémitisme et toutes les discriminations.
Le Mrap avait notamment œuvré en faveur de l’adoption de la loi du 1er juillet 1972. Ce texte a fait passer le racisme dans la sphère délictuelle alors qu’il était jusque-là considéré comme une opinion.
Toujours dans cette optique juridique, l’association dépose plainte et/ou se constitue partie civile. Le Mrap propose aussi des permanences qui apportent écoute, conseils juridiques et soutien. Le siège travaille activement avec les comités locaux. Vous pouvez trouver le plus proche de chez vous sur cette carte interactive.
En plus de défendre la liberté d’expression et les droits humains de manière générale, Amnesty international agit contre les discriminations raciales, notamment par des actions de plaidoyer et d’information.
« Nous documentons ces situations et nous rappelons aux États leurs obligations de prévenir, de combattre et d’éradiquer toutes les discriminations raciales et toutes les formes de racisme dans les lois et dans les pratiques », souligne l’association sur son site dans la partie dédiée à la justice raciale. Elle œuvre également en faveur de la protection des réfugiés et des migrants.
Les Racines de demain accompagne les jeunes et le grand public avec pour objectif de lutter contre le racisme et les préjugés. Pour ce faire, l’association lyonnaise, fondée en 2017, propose des ateliers, des visites de lieux de culte et des rencontres interculturelles.
L’association est aussi à l'initiative de la campagne de financement participatif L’Arbre des possibles. Elle s’articule autour de sept priorités, chacune symbolisée par une feuille. Parmi elles figurent par exemple, la transmission de la mémoire et la création de ressources utiles.
Léanna Voegeli 