Canicules et incendies : des associations et des syndicats se mobilisent pour faire « face à l'inaction des politiques »
Plusieurs association (protection de l'environnement, droits des femmes etc.) et syndicats (pompiers, infirmières) appellent à se réunir le 15 septembre à Paris. Prévue devant le ministère de l'Économie, la manifestation est une réponse à l'été caniculaire et aux nombreux incendies de forêts qui en ont découlées. Le collectif plaide notamment pour une meilleure adaptation des logements-bouilloires.
« Pour celles et ceux qui ne veulent pas revivre un été traumatisant, rejoignez-nous ! », peut-on lire dans un appel à manifester publié par un collectif d'associations et de syndicats. Ces derniers appellent à se réunir dans la soirée du 15 septembre à Paris, face au ministère de l'Économie. Parmi elles, figurent entre autres des associations de protection de l'environnement, de droits des femmes, d'aide aux personnes vulnérables, mais aussi des syndicats de pompiers et d'infirmières.
L'événement s'inscrit dans un contexte marqué par le changement climatique. L'été 2026 a compté 59 % de journées caniculaires ; de nombreux incendies ont brûlée 97 000 hectares de forêts. « Ces épisodes traumatisants ne doivent pas être le début d'une série qui s'empire saison après saison », prévient Zero waste France dans un communiqué.
La mobilisation vise à faire « face à l'inaction des politiques » et à « exiger des moyens face au dérèglement climatique ».
Étendre le régime de chômage intempéries à tous les secteurs
Dans ce cadre, le collectif milite pour la mise en place de plusieurs mesures. Concernant le logement, il plaide en faveur d'une meilleure adaptation des logements-bouilloires via la pose de volets et de brasseurs d'air. En matière de grande précarité, ses membres soutiennent l'instauration de plans « grand chaud » destinés aux personnes sans-abris. Ayant déjà fait l'objet d'expérimentations, ce dispositif a pour modèle le plan grand froid. Distribution de « kits chaleur », maraudes renforcées ou encore horaires élargis des structures d'accueil en font partie.
Du côté des finances, les organisations revendiquent une taxe sur les plus gros pollueurs. L'objectif est de renforcer les services publics et les aides d'urgence. Cela vise aussi à financer l'adaptation (protéger la population des effets du changement climatique), l'atténuation (baisser les émissions de gaz à effet de serre) et la lutte contre le changement climatique. Le collectif demande un meilleur financement de la prévention des incendies. Les revendications incluent aussi l'extension du régime de « chômage intempéries » à tous les secteurs.
Cet été, 7 300 « morts en excès » ont été recensés en France par Santé publique France.
Léanna Voegeli 