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Par Carenews INFO - Publié le 13 janvier 2026 - 11:42 - Mise à jour le 13 janvier 2026 - 11:46 - Ecrit par : Célia Szymczak
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Émissions de gaz à effet de serre en France : une situation « très préoccupante »

Les émissions de gaz à effet de serre de la France ont baissé de 1,6 % en 2025 par rapport à 2024, selon les estimations de l’organisme indépendant Citepa. Il faudrait une diminution de près de 5 % par an pour tenir les engagements de l’accord de Paris.

Le Citepa réalise une analyse sectorielle des baisses d'émissions. Crédit : iStock.
Le Citepa réalise une analyse sectorielle des baisses d'émissions. Crédit : iStock.

 

En France, les émissions de gaz à effet de serre ont baissé d’environ 1,6 % en 2025 par rapport à 2024, selon les estimations de l’organisme indépendant Citepa, basées sur des prévisions pour les trois derniers mois de l'année. Pour atteindre nos objectifs climatiques à horizon 2030, il faudrait pourtant qu’elles diminuent de 4,6 % chaque année.  

« Cette dynamique appelle une accélération de l’action climatique », a commenté le ministère de la transition écologique, le 13 janvier, à la suite de la publication des chiffres. « La situation est très préoccupante », considère pour sa part Anne Bringault, la directrice des programmes du Réseau action climat, dans un post publié sur Linkedin. « Il est plus que temps de prendre au sérieux le risque climatique, mais aussi géopolitique que nous fait subir notre dépendance à des énergies fossiles très majoritairement importées, et que la classe politique s’accorde sur des mesures concrètes pour agir, en accompagnant les acteurs les plus impactés. » 

 

Une baisse nettement insuffisante dans les transports 

 

Dans le détail, la baisse globale sur l’année s’explique en particulier par la diminution des émissions du secteur de l’industrie manufacturière et de la construction (- 3,4 % sur l’année), « liée à la diminution continue de l’activité industrielle et notamment pour les sous-secteurs de la chimie, production de ciment et métallurgie », selon le Citepa.  Il faudrait atteindre moins 5,3 % par an en moyenne. 

La réduction du cheptel bovin explique en particulier la baisse des émissions du secteur de l’agriculture (- 1,8 %), proche de l’objectif fixé à - 2,1 % par an. Les émissions des transports baissent quant à elles de 1,4 %, « du fait de la diminution des consommations de carburants dans le transport routier », alors qu’elle devrait diminuer de 5 % par an en moyenne.  

 

Une stratégie trop peu ambitieuse ?  

 

Dans le secteur du bâtiment, le Citepa observe une « légère baisse » (-1 %), « liée aux variations de consommations de fioul et de gaz nature », alors que l’objectif est de – 7 % par an. Les émissions du secteur de l’énergie, elles, « devraient rester stables entre 2024 et 2025 après des baisses importantes observées ces deux dernières années », et alors qu’elles devraient diminuer de 4 % par an. 

Le ministère estime que le projet de stratégie nationale bas-carbone 3 (SNBC), diffusée mi-décembre, « fixe le cadre pour renforcer la trajectoire de décarbonation et sécuriser l’atteinte des objectifs climatiques à horizon 2030 ». Cette stratégie « concilie ambition climatique, compétitivité et protection du pouvoir d’achat », considère-t-il dans un communiqué. Les associations environnementales, elles, estiment que le texte manque pour l’instant de réalisme, de cohérence, et demandent des améliorations.  

 


Lire également : Lutte contre le changement climatique : la stratégie de la France manque encore de « réalisme » pour les associations 


 

Célia Szymczak 

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