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Par Carenews INFO - Publié le 4 mai 2026 - 15:59 - Mise à jour le 4 mai 2026 - 17:02 - Ecrit par : Célia Szymczak
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La Croix-rouge, l’OMS et MSF alertent sur les attaques contre les personnels et établissements de santé dans les conflits armés

Les dirigeants de ces trois organisations alertent sur les attaques visant les soins médicaux et les personnels qui les dispensent dans les conflits armés. Elles appellent les États à l’action, avec plusieurs mesures à mettre en œuvre.

Cette déclaration est co-signée par le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, le président de MSF international Javid Abdelmoneim et celle du CICR Mirjana Spoljaric. Crédit : iStock.
Cette déclaration est co-signée par le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, le président de MSF international Javid Abdelmoneim et celle du CICR Mirjana Spoljaric. Crédit : iStock.

 

Le Comité international de la Croix-rouge (CICR), l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et Médecins sans frontières (MSF), par la voix de leurs dirigeants, sonnent l’alerte. « Les actes de violence visant les établissements médicaux, les moyens de transports et le personnel médical » dans les conflits armés se « poursuivent sans relâche », écrivent-elles dans une déclaration publiée le 4 mai sur le site de l’OMS. 

« Encore récemment, le 3 février 2026, l’hôpital de MSF à Lankien, au Soudan du Sud, a été touché par des frappes aériennes menées par les forces gouvernementales, détruisant la majorité des stocks médicaux », illustre Médecins sans frontières. Au Yémen, en Syrie, en Ukraine, à Gaza ou au Liban ces dernières années par exemple, des attaques contre les activités médicales « se sont poursuivies à un rythme alarmant » met en avant l’ONG humanitaire. Depuis janvier 2015, plus de 10 100 ont été recensées par l’OMS, causant plus de 5 200 décès et près de 8 000 blessures

 

Un appel à l’action des États  

 

Les dirigeants du CICR, de l’OMS et de MSF décrivent les situations observées par leurs équipes « en première ligne des crises les plus dévastatrices du monde » : des « hôpitaux réduits en ruines », des ambulances « retardées et entravées dans leur mission », des soignants et patients « trop souvent pris pour cibles dans des attaques », des patients décédant « de blessures qui auraient pu être soignées », et des « communautés entières » perdant leur accès à « des services vitaux ». 

« Lorsque les hôpitaux et ceux qui dispensent des soins sont pris pour cibles, nous sommes confrontés non seulement à une crise humanitaire, mais aussi à une crise de l’humanité », pointent-ils.  

Pourtant, en mai 2016, le conseil de sécurité de l’ONU a adopté une résolution portant sur la protection du personnel médical et humanitaire dans les conflits. « La situation est encore pire qu’il y a dix ans. Aujourd’hui, nous ne célébrons pas une réussite, mais un échec », estiment les représentants du CICR, de l’OMS et de MSF. « Ce n’est pas un échec de la loi. C’est un échec de la volonté politique », poursuivent-ils, adressant aux États un « appel urgent à l’action ». 

 

Renforcer les engagements  

 

Ils formulent plusieurs demandes, à commencer par la transformation des « engagements existants en actions concrètes ». Il faut « intégrer la protection des soins de santé dans la doctrine, les règles d’engagement et les directives opérationnelles des forces armées et de sécurité », indiquent-ils.  

Ils exigent en outre également de « réviser, adopter et renforcer les législations nationales visant à protéger les soins de santé en cas de conflit armé » et d’allouer « des ressources financières, techniques et opérationnelles suffisantes pour mettre en œuvre des mesures qui protègent les soins de santé et assurer leur respect ». 

Les dirigeants du CICR, de l’OMS et de MSF recommandent ensuite d’utiliser « tous les moyens disponibles pour inciter les autres parties au conflit (...) à respecter leurs obligations » ainsi que de conduire des « enquêtes rapides, transparentes et impartiales sur les attaques contre la santé » et de « rendre compte régulièrement et de manière transparente de la mise en œuvre de la résolution » du conseil de sécurité de l’ONU citée plus haut.  

 

Célia Szymczak 

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