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Par Carenews INFO - Publié le 9 juin 2026 - 17:45 - Mise à jour le 9 juin 2026 - 17:55 - Ecrit par : Elisabeth Crépin-Leblond
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Les achats professionnels, un levier pour soutenir l’économie sociale et solidaire ?

Chaque année, ESS France et les chambres régionales de l’économie sociale et solidaire organisent la semaine des achats socialement et écologiquement responsables, à destination des acheteurs professionnels. Cet évènement, qui se tient cette année du 8 au 12 juin, est marqué par un contexte budgétaire difficile mais aussi par le lancement prochain de la « marque ESS ».

« Les achats représentent des leviers extraordinaires de transformation de la société », met en avant Pierre Pelouzet, Médiateur des entreprises et parrain de l’édition 2026, Crédit : iStock / pcess609
« Les achats représentent des leviers extraordinaires de transformation de la société », met en avant Pierre Pelouzet, Médiateur des entreprises et parrain de l’édition 2026, Crédit : iStock / pcess609

 

Acheter, un acte militant ? Du 8 au 12 juin 2026 se tient la « semaine des achats socialement et écologiquement responsables » ou « semaine des Aser ». Cet évènement, organisé tous les ans par ESS France et les chambres régionales de l’économie sociale et solidaire, a pour objectif d’inciter les acheteurs professionnels, privés et publics, à se tourner vers des structures de l’économie sociale et solidaire (ESS).  

Pour ce faire, des initiatives sont organisées dans les différents territoires tout au long de la semaine : portes ouvertes d’établissements et services d’accompagnement par le travail (Esat), webinaire référençant des entreprises engagées, forum des achats socialement responsables et inclusifs, conférences, évènements de sensibilisation…Une plateforme en ligne référence les propositions disponibles. 

 

Un contexte budgétaire difficile pour l’ESS 

  

« Les achats représentent des leviers extraordinaires de transformation de la société », met en avant Pierre Pelouzet, Médiateur des entreprises et parrain de l’édition 2026, lors d’un webinaire de lancement de la semaine organisé par ESS France. « L’économie sociale et solidaire permet de répondre aux besoins sociaux et environnementaux de demain », défend de son côté, Floriant Perret, directeur ESS et innovation sociale au sein du groupe mutualiste VYV. « Mobiliser nos achats vers elle est une des solutions pour accompagner le développement du modèle », ajoute-t-il. 

Florian Perret pointe « un contexte difficile » pour le secteur, suscitant le « besoin de développer davantage de coopération et d’entraide ». Récemment, ESS France a appris une réduction prochaine des crédits budgétaires attribués au développement de l’ESS de plus de 30 %. Une nouvelle qui intervient alors que de nombreuses structures font face à des difficultés financières. En réaction, la chambre représentative des réseaux de l’ESS a décidé de suspendre sa participation aux travaux d’élaboration de la Stratégie nationale de l’économie sociale et solidaire.  

  

La commande publique, un levier pour favoriser les achats responsables 

  

De son côté, Emilie Martinand, cheffe de bureau « achats responsable » au sein de la direction des achats de l’État, met en avant le Schéma de promotion des achats socialement et écologiquement responsables (Spaser) de l’État. Prévu par la loi du 23 octobre 2023 relative l’industrie verte, ce document a pour objet de structurer la politique d’achats responsables de l’État en une stratégie unique. Or, celui pour 2025-2027, publié en décembre 2025, fixe une cible de 2,5 % de la part des achats de l’État adressés au champ de l’économie sociale et solidaire.  

« L’amélioration de l’accessibilité des marchés publics aux acteurs de l’économie sociale et solidaire (ESS), et notamment aux entreprises solidaires d’utilité sociale (Esus), est un enjeu du Spaser. Ces entreprises, souvent de petites tailles et aux ressources limitées, peuvent offrir des solutions innovantes et responsables qui répondent aux besoins des administrations », indique le document. 

Pour « lever les obstacles parfois rencontrés par ces acteurs pour leur accès à la commande publique », le Spaser prévoit plusieurs mesures, dont l’amélioration de la visibilité des acteurs de l’ESS, la mise à disposition d’outils techniques, la formation ou encore le projet d’« expertiser le passage à l’échelle d’une plateforme d’intermédiation entre structures de l’ESS et acheteurs de l’État afin de capitaliser sur le retour d’expérience des JO de Paris 2024 ». 

 


Lire également : Paris 2024 : plus de 600 structures de l’ESS ont été associées aux Jeux 


  

Le lancement prochainement de la marque ess 

  

« La part de 2, 5 % est une cible que l’on espère dépasser. Mais pour l’instant, on ne sait pas trop où on s’embarque. Pour cela, la question de la visibilité est importante pour nous », explique Emilie Martinand. « Il y a un défaut de visibilité des acteurs de l’économie sociale et solidaire vis-à-vis du grand public et des autorités publiques, mais aussi des acteurs de l’ESS entre eux », considère quant à lui Benoît Hamon, président d’ESS France.  

La chambre représentative de l’économie sociale et solidaire a annoncé le lancement prochainement d’une « marque ESS ». Cette dernière pourra être utilisée par les différents acteurs de l’économie sociale et solidaire dans le but à la fois d’améliorer leur identification et d’accroître la visibilité de l’économie sociale et solidaire. Le logo de la marque, qui sera accompagné d’un site internet, sera présenté dans un webinaire le 23 juin. 

 

 

Élisabeth Crépin-Leblond 

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