Oiseaux migrateurs : 45 % des espèces seraient en déclin, d'après l'ONG Birdlife
Publié le 11 septembre, ce rapport dresse un état des lieux des différentes espèces d'oiseaux. Il révèle notamment la disparition « confirmée » ou « suspectée » de sept d'entre elles au cours des 150 dernières années. L'ONG propose plusieurs mesures comme la mise en place d'infrastructures adaptées visant à « réduire les risques de collision et d'électrocution ».
Parmi les 1843 espèces d'oiseaux migrateurs, 45 % seraient en déclin, d'après un rapport de l'ONG Birdlife publié le 11 septembre. Tous les quatre ans, cette étude fait le point sur l’évolution des populations d’oiseaux dans le monde.
Ces migrateurs empruntent quatre grandes voies de migration semblables à des autoroutes aériennes. Celle d’Asie orientale-Australasie est la plus menacée, avec 53 % des espèces en danger, suivie par celle d’Asie centrale (44 %). La voie afro-eurasienne, qui relie l’Arctique à l’Afrique australe, arrive en troisième position (41 %).
L'ONG fait état de la disparition « confirmée » ou « suspectée » de sept espèces au cours des 150 dernières années. « Les oiseaux marins et de rivage figurent parmi les groupes les plus menacés », indique le document. De plus, « les causes de ces déclins [...] sont en grande majorité imputables à des actions humaines. »
La nécessité d'infrastructures respectueuses
La chasse serait responsable du recul de 99 espèces d'oiseaux, et la pêche de celle de 62 espèces. Les pratiques de pêche non durables sont en effet pointées du doigt car elles « épuisent les ressources alimentaires des oiseaux marins et causent des blessures importantes, voire la mort d'espèces non ciblées. » D'après les auteurs, un million d'oiseaux marins meurent chaque année après avoir été pris à l'hameçon, enchevêtrés ou heurtés par des engins de pêche. Le développement résidentiel et commercial qui « fragmente des habitats essentiels pour les oiseaux migrateurs » est aussi mis en cause.
Pour réduire l'impact de ces menaces, l'ONG préconise plusieurs mesures. Elle appelle notamment à protéger les sites de reproductions, d'escale (zones de repos et de ravitaillement) et d'hivernage (destination finale de la migration d'automne). « Une action internationale coordonnée est nécessaire pour préserver les sites le long des voies de migration. »
Birdlife note la nécessité de mettre en place des infrastructures adaptées afin de « réduire les risques de collision et d'électrocution ». Des mesures visant à enrayer le déclin de certaines espèces sont aussi proposées, comme l’élevage en captivité et la création de sites de reproduction.
Léanna Voegeli 