Une heure par mois pour aider sa ville : le pari de L’Heure civique étudiante
Une nouvelle déclinaison de L’Heure civique veut encourager les étudiants à s’engager dans des missions solidaires locales. Le dispositif a été lancé le 28 avril à Paris, au Sénat.
Inciter les étudiants à aider leur commune ou leur voisin une heure par mois. C’est l’objectif de L’Heure civique étudiante, lancée le 28 avril à Paris, au Sénat. Le projet reprend le principe de L'Heure civique, une plateforme qui permet à des volontaires de réaliser des missions bénévoles proposées par leur mairie. L'idée est de mobiliser les étudiants pour « développer les solidarités de proximité », lit-on dans un communiqué.
« Le programme entend toucher près de 100 000 étudiants d’ici dix ans. L’objectif est de développer L’Heure civique dans les collectivités », explique Atanase Perifan, fondateur de la Fête des voisins et de la plateforme.
Le concept est né d’un partenariat entre l’ESCP business school et la mairie du 17e arrondissement de Paris. Quinze étudiants de l’ESCP ont déjà pris part à l’initiative en nettoyant leur quartier et en rencontrant des personnes âgées dans des Ehpad.
Une diversité de missions pour les étudiants
Le dispositif repose sur deux axes. D’abord, les établissements d’enseignement supérieur devront réunir des étudiants qui s’engageront à donner une heure par mois à une action citoyenne ou solidaire. « Les missions pourraient être organisées selon les cursus », souligne le communiqué.
Le programme entend toucher près de 100 000 étudiants d’ici dix ans. L’objectif est de développer L’Heure civique dans les collectivités".
Atanase Perifan, fondateur de la Fête des voisins et de L'Heure civique.
Les volontaires pourront rendre visite à des personnes âgées et organiser des actions de prévention en matière de santé. Les étudiants ayant des compétences en commerce et management pourront s’impliquer sur des actions de communication d’une association ou organiser des collectes de fonds par exemple. Dans le cas des écoles d’ingénieurs, les étudiants pourront animer des ateliers d’initiation au numérique, mais aussi développer des outils informatiques pour les associations. Du soutien scolaire peut aussi être proposé.
Un moyen de soutenir les collectivités territoriales
Autre objectif : inciter les étudiants à « s’impliquer auprès des collectivités pour les parrainer » en vue de « déployer L’Heure civique » et de « mener des stratégies de mobilisation ».
« Les étudiants bougent souvent après leur cursus. De cette manière, ils peuvent faire connaître le projet et mobiliser de nouvelles personnes », note Atanase Perifan.
Pour lui, le dispositif répond aussi à un manque de moyens des collectivités, confrontées à des budgets en baisse et à des équipes sous tension.
Léanna Voegeli 