De l’engagement à l’impact : ce que change concrètement l’action de FACE
Accompagner vers l’emploi les plus vulnérables, mobiliser les entreprises, agir au plus près des territoires : derrière ces engagements, quel impact concret ? Avec son Rapport d’impact 2025, la Fondation FACE ne se contente pas de mesurer son activité. Elle montre ce que ses actions produisent pour les personnes accompagnées et les collaborateurs engagés.
En 2025, 442 000 personnes ont été accompagnées par FACE et sa communauté de clubs, soit une progression de 15 % par rapport à 2023. Des personnes accompagnées dans les champs de l’emploi, l’éducation et l’orientation, l’accès aux droits et la transition écologique solidaire.
Des chiffres qui montrent l’ampleur de l’action de FACE dans les territoires. Mais qu’est-ce qui change réellement pour celles et ceux qui bénéficient de ces actions ? Et pour celles et ceux qui y prennent part ?
Pour les personnes accompagnées : des parcours qui évoluent, des perspectives qui s’ouvrent
Vers une réinsertion professionnelle et sociale grâce à nos programmes d’inclusion par l’emploi
Le rapport d’impact 2025 met notamment en lumière le bilan du programme Karibu, dont l’objectif est de favoriser l’insertion socio-professionnelle des primo-arrivants. Les résultats de la mesure d’impact sociale réalisée par SOS Consulting illustrent les effets que peut produire un accompagnement combinant emploi et inclusion sociale. 57 % des personnes accompagnées dans le cadre de Karibu déclarent avoir trouvé, à l’issue de leur accompagnement, un emploi durable ou de transition, ou une formation de trois mois ou plus.
L’accompagnement produit également des effets sur la capacité à évoluer dans le monde professionnel : 85 % des personnes interrogées déclarent mieux maîtriser les codes de l’entreprise.
"Mon projet professionnel a changé grâce à l’accompagnement. Maintenant, je veux devenir électricien, cela me permet d’avoir une formation sur un métier et de rebondir."
Personne accompagnée par FACE Côte d’Opale
Mais l’insertion ne se résume pas à l’accès à l’emploi. Pour des personnes confrontées à des situations de rupture ou d’éloignement social, retrouver confiance et sentiment d’appartenance constitue également un enjeu majeur. Ainsi, 93 % des personnes interrogées déclarent se sentir davantage accueillies et mieux insérées dans la société française, tandis que 86 % estiment que leur estime de soi a été renforcée.
Ces résultats montrent que l’accompagnement vers l’emploi peut aussi contribuer à une dynamique plus large : retrouver des repères, reprendre confiance et se projeter dans l’avenir.
Donner aux jeunes les moyens de trouver leur voie
Pour les jeunes, l’enjeu est souvent différent : il s’agit de rendre les possibilités professionnelles plus concrètes, de faire découvrir des métiers et de permettre à chacun de se projeter dans un futur professionnel.
C’est notamment l’objectif du programme Osons l’apprentissage et l’alternance, qui rapproche les jeunes du monde du travail à travers des rencontres avec des collaborateurs, des découvertes de métiers, des visites d’entreprises ou encore des portes ouvertes dans les écoles et les entreprises.
En 2025, près de 4 900 jeunes ont été sensibilisés dans 14 territoires. Parmi les jeunes interrogés, 91 % se déclarent satisfaits de leur participation. Ils sont également 71 % à estimer avoir amélioré leurs compétences en recherche d’emploi, 46 % à déclarer avoir découvert de nouveaux métiers et 35 % à envisager une formation en alternance.
« Ce que j'ai préféré, c'est les visites d'entreprises et les interactions avec les professionnels car on a pu apprendre beaucoup de choses sur leurs parcours ce qui m'a permis de réaliser que tout était possible. »
Lycéen accompagné par FACE Corbeil-Essonnes.
Autre illustration : depuis 2015, le programme CIVIGAZ, initié avec GRDF et OMEGA, mobilise des volontaires en service civique pour aller à la rencontre des habitants. Lors de visites à domicile, ils les sensibilisent à la maîtrise de leur consommation d’énergie et à la prévention des accidents domestiques liés au gaz.
Pour les jeunes volontaires eux-mêmes, cette expérience constitue également une étape de parcours. Elle leur permet de développer leur autonomie, leur confiance et leurs compétences.
« A base de contact humain et de sensibilisation, le projet m’a permis de me dépasser, que ce soit dans ma confiance en moi ou dans mes compétences. »
Camille, Volontaire en service civique avec FACE Val d’Oise
Pour les entreprises : transformer l'engagement en expérience concrète
En 2025, 5 255 entreprises ont soutenu les actions de la Fondation, dont 3 197 par le mécénat de compétences. Plus de 10 500 salariés se sont ainsi engagés bénévolement ou en mécénat de compétences, soit une progression de 23 % par rapport à 2023.
Derrière ces chiffres se dessine une autre dimension de l’impact : ce que l’engagement produit sur les collaborateurs eux-mêmes.
Le programme Osons l’apprentissage et l’alternance en donne une illustration. En participant à des actions auprès des jeunes, les collaborateurs transmettent leur expérience, font découvrir leur métier et rencontrent d’autres réalités sociales.
Parmi les collaborateurs mobilisés interrogés, 90 % se déclarent satisfaits de leur participation et 57 % considèrent que leur engagement pour une cause sociale leur a également apporté des bénéfices sur le plan professionnel.
Le mécénat de compétences peut ainsi créer une relation à double sens : les collaborateurs mettent leurs savoir-faire au service des personnes accompagnées, tandis que l’expérience vécue peut, en retour, nourrir leur pratique professionnelle et leur sentiment d’utilité.
« Le mécénat de compétences est une expérience extraordinaire qui m’apporte au quotidien un sentiment d’utilité. »
Nicolas Dupont, collaborateur Orange en mécénat de compétences chez FACE Iliha
L’engagement devient alors lui-même une expérience d’apprentissage, pour le salarié comme pour les personnes qu’il accompagne.
Dans les territoires : l’impact se construit aussi en collectif
La force de FACE repose aussi sur son ancrage territorial. Sa communauté compte aujourd’hui 44 clubs FACE et 35 fondations abritées, implantés dans 70 départements et territoires d’outre-mer. Cette implantation permet d’agir au plus près des réalités et des besoins locaux. Mais elle offre surtout la possibilité de mutualiser les expertises, les ressources et les réseaux pour aller plus loin.
En 2025, plusieurs coopérations entre clubs FACE et fondations abritées ont ainsi permis de développer de nouvelles actions ou de renforcer des programmes existants.
À Lyon, par exemple, la fondation abritée Cyber pour tous a animé un stand consacré à la découverte des métiers de la cybersécurité dans le cadre des Jeux de la diversité organisés par FACE Lyon Métropole.
FACE Var, FACE Sud Provence et la fondation abritée Entrepreneurs en action pour une planète solidaire ont créé ensemble le Campus Vert Demain, un parcours associant des masterclass thématiques animées par des experts engagés dans la transition écologique et un accompagnement individualisé assuré par les clubs FACE.
Autre exemple : la Fondation Innovations pour les Apprentissages (FIPA) et la Fondation Legrand, toutes deux abritées par FACE, soutiennent le déploiement des programmes Osons l’apprentissage et l’alternance et Wi-Filles dans les territoires.
Ces initiatives illustrent une dimension essentielle du modèle FACE : l’impact repose aussi sur la force du collectif.