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Par Fondation RTE pour les ruralités - Publié le 23 février 2026 - 08:37 - Mise à jour le 23 février 2026 - 09:10
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Quand les jeunes Aveyronnais prennent leur destin en main !

Lieux de sociabilisation, insécurité, logement, déplacements … Près de 80 jeunes et une quarantaine de professionnels de la jeunesse de l’ouest Aveyron étaient rassemblés jeudi dernier au lycée la Découverte de Decazeville pour proposer des solutions concrètes répondant à leurs enjeux afin d’améliorer leurs perspectives sur le territoire. Cette journée organisée par l’URQR (Université Rurale Quercy Rouergue), s’est déroulée en présence notamment de Laurence Collas, DRAJES Occitanie, et d’Arnaud Gardère, Secrétaire général de la sous-préfecture de Villefranche-de-Rouergue.

Cette journée s’est tenue dans le cadre du programme national Hors-Champ, initié par la Fondation RTE pour les ruralités en partenariat avec l’Avise, pour donner la parole aux jeunes et aux femmes des territoires ruraux. Sur le volet jeunesse, le territoire d’expérimentation retenu pour trois ans est l’Aveyron, avec comme partenaire local l’URQR.

Un an après le lancement officiel du programme, une journée dédiée à cette démarche innovante a été organisée le 19 février 2026 au lycée La Découverte à Decazeville, mettant en lumière les résultats d‘une ambitieuse enquête participative et proposant des premières pistes de projets. Prochaine étape : passer des idées à des actions concrètes.

Hors_Champ_Logo

Ce que disent les jeunes

Depuis un an, l’URQR a sillonné le territoire de l’ouest Aveyron à la rencontre d’une centaine de jeunes du territoire – lycéens, apprentis, jeunes en recherche d’emploi, jeunes actifs … – ainsi que des professionnels de la jeunesse. Même si les jeunesses sont multiples et ne partagent pas toutes les mêmes difficultés, plusieurs enjeux ressortent nettement à travers les entretiens collectifs, temps d’échange et enquêtes menés avec les jeunes :

  • Peu de lieux de rencontre entre jeunes

Beaucoup expriment un sentiment d’isolement et un manque de lieux pour se retrouver, pratiquer une activité ou s’engager. L’offre existe mais elle est parfois dispersée, souvent mal connue ou difficilement accessible.

  • Un sentiment d’insécurité au quotidien et face à l’avenir

De nombreux jeunes manquent de sécurité (harcèlement, agressions, violences …) que ce soit dans l’espace public, au sein des établissements scolaires, des cellules familiales ou dans leurs projections vers l’avenir. De manière générale, les jeunes sont anxieux face au futur.

  • Des difficultés d’accès à un logement décent et abordable et pour les courts séjours

Des logements peu adaptés aux jeunes, pas toujours décents et souvent inaccessibles financièrement, et la nécessaire multiplicité de logements pour certains (lieu d’étude, lieu d’apprentissage …) freinent les jeunes dans leurs choix de formation et d’emplois.

  • La mobilité : un frein pour le lien social, les loisirs, la santé …

Les délais importants pour passer le permis de conduire et la nécessité d’un « système D » pour se déplacer sur le territoire complexifient l’accès aux loisirs, à des professionnels de santé, à certaines formations ou emplois.

Les transports en commun sont quant à eux rares ou peu adaptés aux besoins des jeunes pour les déplacements locaux (horaires, fréquence, itinéraire).

  • La santé mentale fragilisée par une accumulation de problématiques

Si les jeunes témoignent d’une réelle résilience face à cet environnement où leurs besoins sont peu pris en compte, la santé mentale reste néanmoins un enjeu majeur des jeunes : ils manifestent le besoin de parler, d’être entendus et de lever les tabous autour des sujets de santé mentale.

 

Une mobilisation collective du territoire pour échanger faire émerger des premières pistes concrètes

 

Jeunes (lycéens, apprentis, jeunes actifs …), acteurs jeunesse (Service départemental à la jeunesse, à l’engagement et au sport, Information Jeunesse, associations locales …), partenaires associatifs et institutionnels (InSite, Figeacteurs, Son O Liort, E’SèME, structures culturelles et sociales, Decazeville Communauté, Ouest Aveyron Communauté, Communauté de communes Aveyron Bas Ségala Viaur, Conseil départemental …) et universitaires membres du Conseil scientifique du programme Hors-Champ ont été réunis pour poursuivre, affiner et clôturer cette première année d’enquête participative.

Cette journée d’intelligence collective marque aussi une étape charnière pour le programme : elle ouvre la phase d’émergence de projets concrets, imaginés par et pour les jeunes.

Des premières idées et dynamiques collectives sont nées sur les sujets identifiés par l’enquête, toutes ont le point commun de créer du lien social autour des jeunes.

Ont été notamment évoqués un projet d’habitat partagé, un projet de tiers-lieu culturel ou encore un service de mentorat.

 

Atelier d'intelligence collective au lycée La Découverte - Decazeville
Atelier d'intelligence collective avec les jeunes de l'Ouest Aveyron - Lycée La Découverte de Decazeville

 

Un accompagnement pour passer à l’action

La seconde phase du programme Hors-Champ s’ouvre désormais en ouest Aveyron : il s’agit de transformer ces idées en initiatives concrètes. Les projets qui émergeront pourront bénéficier d’un accompagnement méthodologique, financier et technique de la Fondation RTE pour les ruralités, de l’Avise, de l’URQR et des partenaires locaux.

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