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Colloque Sanofi Espoir : récit d’une journée fondatrice

Colloque Sanofi Espoir : récit d’une journée fondatrice
Mardi 19 juin 2018, la Fondation Sanofi Espoir a organisé un grand colloque autour des « Vulnérabilités et Parcours de vie en France ». Une initiative d’un genre nouveau : l’ensemble des projets présentés a été entièrement co-construit en amont par les acteurs de l’intérêt général. Une journée réussie, placée sous le signe de la richesse d’échanges et de l’innovation sociale.


 

 

 

La co-construction au cœur de l’action

 

La Fondation Sanofi Espoir accueille ce mardi 19 juin, à Gentilly, ses 168 hôtes du jour. Des représentants d’associations et d’institutions, tous venus assister au colloque sur les Vulnérabilités en France.

Ou plutôt, y collaborer. Car l’évènement fait le pari d’une co-construction complète des programmes exposés. Une démarche entamée cinq mois plus tôt, dès la phase de préparation de l’évènement. Les associations se sont en effet réunies plusieurs fois en sessions de travail, autour de six thématiques qu’elles ont prédéfinies : l’approche globale de la personne, le transfert de l’innovation vers le droit commun, l’« aller-vers » en santé, l’interprétariat et la médiation socio-culturelle, la santé comme pilier de l’insertion, l’adaptation de l’offre de soins et la continuité territoriale. Le jour J, elles présentent aux participants le résultat de leur réflexion et recueillent leurs idées pour l’enrichir encore davantage. Voire, pour les plus aboutis, se concrétiser à l’avenir.

Chacun est venu avec un souhait, une attente. Celle d’échanger avec d’autres acteurs de terrain, afin de trouver ensemble des solutions innovantes pour aider les personnes en situation de vulnérabilité. Un sujet qui touche d’ailleurs de plus en plus les français. L’étude CSA* dévoilée en début de colloque révèle qu’1 Français sur 4 se sent vulnérable. Et ils sont 96 % à souhaiter que la protection des personnes vulnérables soit une cause importante pour les pouvoirs publics.

 

Des ateliers participatifs, animés et inspirants

 

Au programme de la journée : deux sessions d’ateliers de travail en groupes, pour chacun des thèmes. Sous l’égide de deux associations « leaders », les participants font part de leurs expériences de terrain. Ils écoutent puis témoignent de ce qu’ils vivent et de ce qu’ils voient. Dispositifs innovants, idées inspirantes, mise en exergue des dysfonctionnements, ils apportent tour à tour leur pierre à l’édifice.

Selon les groupes, les méthodes varient. Dans la salle de travail de l’« aller-vers » en santé, on a choisi de présenter des cas concrets inspirants, pour nourrir un futur plaidoyer. Le groupe de la Santé comme pilier de l’insertion opte pour une discussion en « aquarium » : quatre chaises au centre accueillent librement ceux qui souhaitent apporter un témoignage ou rebondir sur une idée. Quant à l’atelier du Transfert de l’innovation vers le droit commun – sujet oblige – on se recentre sur l’identification et le partage des bonnes pratiques.

Pour que ces temps de co-construction soient les plus efficaces possible, la Fondation Sanofi Espoir a fait appel à Alter & Go, structure spécialisée en conduite de changement. Ses consultants ont accompagné les leaders d’association de chaque thématique depuis le début, dès la phase préparatoire en amont du colloque. Venus nombreux le jour J, ils ont guidé les discussions, encadré les débats, punaisant les idées fortes et les commentaires sur un grand tableau, à la vue de tous. « L’idée aujourd’hui est de faire prendre la mayonnaise, explique l’un des consultants. On veut leur donner envie de co-construire et leur montrer que c’est possible. »

 

Une table ronde édifiante à la mi-journée

 

Entre les deux temps d’échanges en ateliers, le grand auditorium accueille une table ronde sur « l’Approche globale des populations vulnérables » et un possible Institut du Décloisonnement. Autour de Marie Drucker, venue animer les débats, des personnalités emblématiques : le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer, le président de la Fondation Sanofi Espoir Xavier Darcos, le docteur Chabin-Gibert responsable du département Précarité à l’Agence Régionale de Santé, le président du directoire d’in-li Benoist Apparu et le sociologue Alain Ehrenberg.

Tous s’accordent sur la nécessité d’une approche globale, et, en écho, sur l’indispensable mise en commun des énergies. Car comme le rappelle Xavier Darcos, « les modèles classiques, avec chacun son secteur, ne fonctionnent plus. C’est par des fédérations locales que passe l’action ». Une analyse partagée par le docteur Chabin-Gibert – « c’est tout un travail partenarial qu’on doit mettre en place » - et le ministre de l’Éducation nationale – « on doit partager les analyses ». Benoist Apparu souligne alors l’importance de « décloisonner administrativement l’ensemble de la prise en charge ». D’un point de vue sociologique, Alain Ehrenberg conclut en rappelant que « le collectif, ce n’est plus être plusieurs, c’est ce qui est commun. ». Dans un monde qui évolue profondément, où « les dimensions émotionnelles sont partout, au travail, à l’école », l’accompagnement des personnes vulnérables doit se faire « en fonction du parcours du patient, indépendamment de son statut sanitaire et social. ».

Lorsque la journée s’achève, les participants se réunissent pour l’allocution finale de la Fondation Sanofi Espoir. L’application Beekast – par laquelle ils ont pu interagir tout au long de la journée – leur propose de qualifier d’un mot le colloque qu’ils viennent de vivre. En direct, on voit s’afficher au centre les mots « collectif », « positif », « dynamique », « ensemble », « inspirant », « engagement », « partage »… Un évènement qui pour tous semble à marquer d’une pierre blanche.

 

*Étude réalisée par le CSA en ligne du 23 au 28 mai 2018 auprès d’un échantillon national représentatif de 1003 personnes âgées de 18 ans et plus.

 

Crédit photo : Benoit Rajau.

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