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[#STREET] À Lyon, des étudiants vétérinaires soignent les animaux des sans-abri

[#STREET] À Lyon, des étudiants vétérinaires soignent les animaux des sans-abri
Depuis 2008, une association vétérinaire occupe une place particulière dans le paysage de l'aide sociale aux plus démunis. Le Dispensaire Vétérinaire Étudiant intervient dans les structures d'accueil pour offrir des soins gratuits aux personnes sans-abri, et travaille conjointement avec les travailleurs sociaux pour que l'animal devienne un élément de réinsertion sociale. Reprise en 2014 par deux étudiants lyonnais, Théo Noguer et Elisabeth Chorel, l'association, qui intègre à présent un volet social de plus en plus engagé, développe son réseau pour s'installer dans d'autres grandes villes françaises. Un projet déjà récompensé par le Prix national ENACTUS du Forum Projet.



 

L'animal, vecteur de réinsertion sociale pour les grands exclus


 

C'est en 2014 que Théo Noguer, étudiant vétérinaire lyonnais, entend parler d'une association récemment fermée, dispensant des soins gratuits aux animaux dans les foyers d'hébergement d'urgence. Il visite l'une de ces structures et échange avec les travailleurs sociaux et les anciens bénéficiaires : le dispensaire répondait à un réel besoin, et sa fermeture est amèrement regrettée.

 

Il décide alors de reprendre les rênes de l'association, avec sa camarade Elisabeth Chorel, et de développer un projet de médiation animale pour la réinsertion sociale des grands exclus. L'objectif ? Permettre aux travailleurs sociaux d'apprendre à mieux appréhender l'animal, et banaliser sa présence au sein de la structure pour qu'il ne soit plus un frein dans la réinsertion, mais plutôt un élément qui y contribue. Outre la volonté d'inclusion par l'accès aux soins vétérinaires, il est aujourd'hui question de sensibiliser et de créer du lien.


 

Halte aux idées reçues : chien en ville et chien "sans-abri"


 

Le Dispensaire Vétérinaire Étudiant milite contre les préjugés concernant les personnes en situation de grande précarité et leur animal, et, au-delà, souhaite restaurer toute l'importance sociétale que revêt l'animal de compagnie, médiateur de lien social et support affectif parfois inégalable. Si les propriétaires font preuve d'une observance et d'une assiduité exemplaire, c'est une véritable relation de confiance qui s'installe entre le bénéficiaire, le travailleur social, et le vétérinaire : "cela a amélioré nos connaissances, nous pouvons discuter plus facilement avec nos usagers", témoigne Philippe Grandjean, éducateur spécialisé.


 

Une initiative qui veut se répliquer en régional et en national


 

Le projet, déjà récompensé lors de la compétition nationale Enactus en mai 2018, développe actuellement son réseau pour se répliquer dans d'autres grandes villes françaises. Dans la ligne de mire de Théo Noguer figurent bien-sûr les villes des écoles vétérinaires françaises, à l'instar de Maison-Alfort, Nantes et Toulouse, mais aussi celles de la région Rhône-Alpes telles que Grenoble ou Villefranche. Un appel au réseau mais aussi aux bonnes volontés, pour développer une initiative humaine pour l'inclusion et le bien-être animal.

 

 

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