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Par Carenews PRO - Publié le 10 juin 2020 - 12:15 - Mise à jour le 10 juin 2020 - 12:15
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3 chiffres à retenir sur la finance solidaire

Si l’on en croit le 18e baromètre de la finance solidaire réalisé par Finansol en partenariat avec la Croix, la finance solidaire ne s’est jamais aussi bien portée en France. La preuve en trois chiffres.

Crédit photo : Pogonici.

Qu’est-ce que la finance solidaire ? D'après Patrick Sapy, le directeur de l’association Finansol (unique établissement en France à labelliser les produits d’épargne solidaire), il s’agit d’une « finance dont l’objectif est d’assurer aux épargnants que leur argent est bien utilisé pour des causes qui leur importent. Leur épargne est donc investie dans des structures (des associations, des coopératives...) qui privilégient l’impact social et/ou environnemental, à la recherche du profit. » Selon le 18e baromètre de la finance solidaire publié le 8 juin par la Croix et Finansol, un nouveau record de collecte a été franchi en 2019. 

L’encours d’épargne solidaire a atteint 15,6 milliards d’euros, soit une hausse de 24 % par rapport à 2018, qui s’explique par la bonne santé des marchés financiers cette année-là. Les marchés boursiers ont connu une augmentation de 26 % en un an ce qui a profitable pour les OPC (Organismes de placements collectifs). Parmi les différents modes d’épargne, les particuliers utilisent principalement trois canaux pour leur placement solidaire : l’épargne via l’entreprise qui reste majoritaire, l’épargne via les banques et mutuelles et l’épargne directement investie en entreprise sociale. Voici les tendances : 

  • L’épargne salariale solidaire a représenté 9,7 milliards d’euros des encours totaux de 2019

L’épargne via les entreprises a représenté 62 % des collectes totales et reste de loin le principal canal de l’épargne solidaire. Les épargnants se sont davantage tournés vers ces fonds solidaires réservés uniquement aux salariés : les FCPES (Fonds communs de placement d’entreprise solidaire) ont ainsi augmenté de 22 % en 2019 par rapport à 2018.

  • 5,1 milliards d’euros d’épargne solidaire ont été collectés par les banques et les mutuelles d’assurance

Cette progression de 29 % montre la dynamique favorable des établissements financiers pour promouvoir le placement solidaire, notamment à travers les LDDS (livrets de développement durable et solidaire) de plus en plus sollicités car ayant une finalité sociale ou environnementale. « Cela confirme notre conviction selon laquelle les épargnants ne cherchent pas forcément la rémunération maximale chez ces supports, qui ne rapportent pas grand-chose mais qui collectent beaucoup », a expliqué à La Croix Jon Sallé, responsable de l’Observatoire de la finance solidaire chez Finansol. 

  • 812 millions d’euros d’épargne directement investis dans les entreprises solidaires

Cela représente 161 millions d’euros de plus qu’en 2018, ce qui montre une belle tendance. Cette augmentation considérable s’explique par des levées de fonds de plus en plus conséquentes notamment dans le secteur de la transition énergétique, qui attire et rémunère mieux les épargnants. 

Quel impact social et environnemental ?
Trois milliards d’euros supplémentaires sur les placements solidaires ont eu des effets positifs à différents niveaux. Cela a permis d’aider financièrement les associations, avec le versement de 4,3 millions d’euros de dons. Le financement solidaire a permis aussi de soutenir d’autres projets, permettant de créer et consolider 42 000 emplois, reloger 1 360 personnes, approvisionner 25 155 foyers en énergie renouvelable. De même, la finance solidaire a soutenu près de 66 acteurs des pays en développement dans la microfinance, les coopératives agricoles, les entreprises sociales, etc.

Sara Davo 

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