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Par Carenews PRO - Publié le 16 octobre 2013 - 15:27 - Mise à jour le 21 décembre 2017 - 14:02
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[Reportage] Au Congo, pas de gaspillage, juste de la faim

Alors que le monde célèbre aujourd’hui la Journée Mondiale de l’Alimentation, les chiffres en matière de faim dans le monde font peur : un tiers de la production alimentaire mondiale est « perdue ou gaspillée ». Dans le même temps, 842 millions de personnes souffrent de la faim. Et cela est particulièrement vrai en République Démocratique du Congo, où la malnutrition touche près de 40% des congolais. David Modibo, l’un des correspondants de Carenews, nous fait un point sur la situation.

[Reportage] Au Congo, pas de gaspillage, juste de la faim

« C’est dans les régions de l’Est du Congo (le nord et sud-Kivu) que la malnutrition est la plus forte, raconte David Modibo, qui travaille pour la société civile congolaise. Je me suis rendu dans un camp de réfugiés à Goma.

Chaque semaine, les enfants sont pesés et mesurés, afin d’évaluer leur situation nutritionnelle. Pour un enfant sur dix, malgré les aides alimentaires reçues, le diagnostic n’est pas bon. Le Docteur Kasunga, nutritionniste, vient de prendre les mesures d’un enfant âgé de un an. Son diagnostic est formel : « Cet enfant est malnutri, son poids n’est pas normal, son périmètre bras n’est pas normal ».

Au lieu de 7 kg, le bébé d’un an n’en pèse que 5. Pendant trois mois, il sera nourri d’une bouillie enrichie, mélange de farine de maïs, d’huile et de sucre. Afin de combattre la malnutrition et éviter les problèmes liés à cette véritable maladie, comme les problèmes de croissances, ou les déformations physiques.

Selon ses parents, le problème est principalement lié au conflit : « Ici c’est très compliqué de vivre, explique sa mère, Mawe Dusabe. Nous sommes dépendants des aides internationales. Dans mon village, mes enfants étaient libres, ils couraient dans les champs. Ici, c’est difficile avec le système de rations, mais chez moi, il y a l’insécurité. C’est une situation terrible ».

On compte 2,5 millions de déplacés sur le territoire congolais. Ces populations sont extrêmement vulnérables, comme l’explique Djaoun Pardon, porte-parole du Programme alimentaire mondial à Goma : « Lorsque ces populations sont déplacés, elles n’ont plus accès à leur champ, ou a ses moyens d’existence, ses moyens de subsistance et du coup, ils font face à plusieurs problèmes de santé et de nourriture ».

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