[EAU] Le Cloud fisher : pour étancher la soif des hommes et des femmes du désert

[EAU] Le Cloud fisher : pour étancher la soif des hommes et des femmes du désert
Le Cloud fisher, en français le « Pêcheur de nuages », est une innovation présentée par l’entreprise allemande Aquanolis. Cette invention est distribuée par la Fondation Allemande de l’Eau et permet de fournir de l’eau potable aux populations du désert marocain.


Le Cloud fisher transforme le brouillard en eau potable

 

Le Cloud fisher se présente sous la forme d’un panneau, fait de mailles que l’on pourrait comparer à une toile d’araignée. Lorsqu’il y a du brouillard, les gouttes d’eau sont alors « piégées » par cette toile et glissent ensuite vers des bidons reliés au panneau qui récupèrent chaque goutte. Cet ingénieux dispositif peut produire jusqu’à 36 000 litres d’eau par jour. Il a pour cela remporté le prix UNFCC Momentum for Change décerné par les Nations Unies en 2016.

 

Installés dans les déserts marocains par des ONG dont la Fondation Allemande de l’Eau, les Cloud fishers se sont montrés efficaces et très utiles. Les ONG cherchent donc à élargir cette initiative au Chili ou encore en Australie. En tous cas, pour cette année 2017, il est prévu de continuer la mise en place du dispositif dans 13 autres villages marocains.

 

Un vrai soulagement pour les populations locales, en particulier les femmes

 

Ces 36 000 litres d’eau par jour sont plus que bienvenus par les populations locales. Il y a à peine deux ans de cela, en 2015, près de 750 millions de personnes n’avaient pas accès à l’eau potable. Cette invention pourrait changer la donne. Elle l’a en tout cas déjà fait pour les villages qui peuvent maintenant en bénéficier. En plus de pouvoir boire une eau saine, les habitants peuvent s’en servir pour les sanitaires, l’agriculture…

 

S’ajoute à cela l’impact que le Cloud fisher a sur les femmes. Ce sont elles le plus souvent qui sont chargées d’aller chercher de l’eau potable pour le village. Les familles préfèrent d’ailleurs donner cette responsabilité aux jeunes filles. Elles peuvent y passer jusqu’à 6 heures par jour, autant de temps qu’elles ne peuvent passer sur les bancs de l’école. Grâce à ce nouveau dispositif, elles peuvent maintenant consacrer plus de temps à leur éducation.

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