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Par Carenews PRO - Publié le 14 septembre 2017 - 14:58 - Mise à jour le 2 novembre 2017 - 09:02
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L’intérêt général entre les mains des entreprises et des citoyens ?

L’Observatoire de l’intérêt général, initié en 2016 par le groupe Klesia, présente cette année, en partenariat avec Viavoice, un nouveau sondage relatif à l’état de l’intérêt général en France. Parmi les enseignements les plus importants : une confiance accrue dans les entreprises et dans la société civile pour améliorer le quotidien de la collectivité.

L’intérêt général entre les mains des entreprises et des citoyens ?

 

 

 

 

Les Français, incorrigibles pessimistes optimistes ?

 

La formule peut sembler contradictoire. Pour autant, le sondage mené auprès des 1018 personnes, constituant un échantillon représentatif de la population française, par Viavoice en avril dernier dévoile bien des résultats ambivalents. 69 % des Français ne sont peu ou pas du tout optimistes par rapport à l’évolution de la société et du monde et 61 % d’entre eux pensent que le système de solidarité dans notre pays est très mal ou assez mal organisé. À cela s’ajoute, une tendance globale significative : 77 % des Français estiment en effet que l’intérêt général est insuffisamment pris en compte dans la société actuelle. Des chiffres qui semblent confirmer la morosité, souvent prêtée à nos concitoyens. Cependant, que les derniers optimistes se rassurent, la cause n’est pas perdue ; car si les Français font état d’un certain pessimisme sur l’état actuel de la société, ils sont aussi très nombreux à croire en la possibilité de son amélioration. Près de la moitié de la population reconnait compatible les intérêts individuels ou les intérêts du monde du travail avec l’intérêt général. Les Français expriment, par ailleurs, des attentes très fortes à l’égard des entreprises. 73 % d’entre eux estiment que ces dernières doivent intervenir davantage pour l’intérêt général dans les années à venir, et ce plus encore que l’action publique. Un basculement surprenant pour un pays qu’on ne cesse de raccrocher à une longue tradition étatique.

 

L’entreprise au service de la collectivité

 

Face à la confiance nouvelle accordée aux entreprises pour se préoccuper du bien commun, demeure l’interrogation relative aux moyens dont elles disposent. Le sondage révèle les trois prismes privilégiés d’actions à la portée du secteur privé : assurer la parité homme/femme, respecter les lois et chercher activement à créer de l’emploi. Les Français attachent également une importance forte à un autre indicateur… Ils sont en effet 59 % à penser que l’engagement d’une entreprise pour l’intérêt général est démontré par le fait qu’elle « ne pratique pas l’évasion fiscale ». Une préoccupation qui tend à gagner les citoyens et qui témoigne sans doute implicitement de l’esprit du temps, marqué par les scandales à répétition. Dans une perspective plus large, les entreprises sont aussi attendues comme des acteurs complémentaires aux services publics pour ce qui concerne les enjeux de sécurité, de santé ou encore d’environnement. Toutefois, l’Observatoire de l’intérêt général ne manque pas de mettre en avant les freins au développement d’une économie privée plus responsable. Les Français perçoivent les mêmes obstacles que ceux identifiés en 2016 : difficulté à concilier intérêt général et objectifs de rentabilité, pression des actionnaires et comportements individualistes. Toujours mesurée, la population française donne donc un signal positif mais méfiant aux entreprises, qui n’ont plus qu’à se montrer à la hauteur des espoirs formulés.

 

Vers une société civile plus engagée ?

 

Si les discours présidentiels n’ont cessé de valoriser le dynamisme de la « société civile », qu’en est-il plus concrètement ? La tendance semble se confirmer puisqu’en 2017, 72 % des Français se disent prêts à être davantage impliqués dans des actions susceptibles d’être utiles pour l’intérêt général. Une augmentation de près de 14 points par rapport à 2016, où seuls 58 % des répondants se prononçaient positivement. Quant aux modalités d’engagement particulièrement appréciées, on retrouve l’action associative, à travers le bénévolat, ou l’action politique, à travers une pratique plus approfondie de la citoyenneté. Néanmoins, les leviers sont multiples et il apparaît, par exemple, pertinent de noter que 72 % des Français se disent prêts à transmettre leurs compétences dans le secteur professionnel. Un chiffre enthousiasmant qui pourrait motiver un partenariat entre entreprises et salariés afin d’assurer des dispositifs de formations d’un nouveau genre.

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