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Karina et Sibylle : associer performances économiques et sociales

Karina et Sibylle : associer performances économiques et sociales
Suite de notre série sur les métiers de la solidarité, construite en partenariat avec la Fondation Carrefour et la Fondation Dauphine. Aujourd'hui, nous allons à la rencontre de Karina, responsable RSE à Carrefour Brésil et Sibylle, étudiante en entrepreneuriat social à l'université Paris-Dauphine.


 

 

Karina, directrice de la responsabilité sociale et des diversités, Carrefour Brésil

 

Après des études en psychologie, Karina s’oriente rapidement dans le domaine des ressources humaines. C’est au sein de la direction du même nom qu’elle entre chez Carrefour Brésil il y a 12 ans avant de prendre en charge les questions de solidarité en 2007. “Le Brésil est un pays où existent des écarts de revenus importants. Quand mon entreprise m’a proposé de travailler sur ces sujets, j’ai saisi la balle au bond ”. Depuis, Karina travaille sur des axes d’engagement aussi variés que l’alimentation, l’inclusion sociale ou encore la diversité.

 

“Carrefour est présent au Brésil depuis plus de 40 ans, nous avons deux générations de collaborateurs et prenons notre rôle dans la société très au sérieux”. Cela se traduit par un travail commun de plusieurs années, notamment avec l'association Gastromotiva et le Refettorio créés par le chef étoilé Massimo Bottura et le chef David Hertz. Ce restaurant solidaire, qui a débuté en servant 140 repas chaque jour aux plus démunis, a notamment participé aux JO de Rio en récupérant les produits non consommés par des villages olympiques. Avec le soutien de Carrefour, Refettorio a ainsi pu développer un chantier d’insertion et une cantine solidaire. Cette initiative a d’ores et déjà permis d’éviter le gaspillage de 6000 tonnes de produits alimentaires. Au-delà de ses partenariats, Carrefour Brésil agit également auprès de ses collaborateurs avec un programme de bénévolat, nommé « Volontario », en place depuis 16 ans et qui permet aux salariés du groupe de s’engager 4h chaque mois. Ils sont près de 12 000 à avoir donné de leur temps.

 

Dans un pays grand comme 15 fois la France, il est important d’avoir des relais locaux. Karina anime ainsi un réseau d’ambassadeurs. Présents dans chaque magasin du groupe à travers le pays, ceux-ci bénéficient d’un coaching et de formations spécifiques et sont régulièrement en lien avec le siège. Au-delà de ce lien avec le local, Karina identifie les organisations en pointe sur les sujets d’action de Carrefour, les projets dans lesquels le groupe peut avoir une réelle valeur ajoutée, dessine avec eux les partenariats en lien avec les autorités, met en place des mécanismes d’évaluation des résultats, garde un œil sur le suivi… “C’est très prenant, mais en plusieurs années à ce poste, je vois les changements qui s’opèrent sur le terrain et ça en vaut vraiment la peine”.  

 

Carrefour est l’un des plus gros employeurs privés du Brésil, dans ce cadre, Karina n’a de cesse d’aligner les partenariats dont elle a la charge avec les valeurs du groupe. “Et cela fonctionne : aujourd’hui, chacun de nos 200 magasins est en lien avec au moins une association locale, les collaborateurs s’engagent, connaissent notre travail et font remonter des initiatives depuis le terrain”. Et Karina ne compte pas s’arrêter là, un programme d’essaimage des bonnes pratiques a été mis en place et, si la solidarité est l’un des piliers de l’entreprise, celle-ci est aujourd’hui portée par les collaborateurs du groupe.

 

Dans les années à venir, Karina voudrait encore davantage impliquer l’écosystème de Carrefour Brésil “ associer nos clients au-delà des collectes de nourriture ou de vêtements”. Elle a récemment lancé un programme contre les discriminations de genre avec des ateliers pour les directeurs des magasins. “Nous voudrions pouvoir faire émerger encore plus de femmes leaders au sein de l’entreprise et en dehors. C’est un sujet majeur dans le pays donc c’est normal pour Carrefour de s’engager dessus!”

 

Sibylle, diplôme d'université business management, parcours entrepreneur social, à Paris-Dauphine

 

Le lien social a toujours guidé les choix professionnels de Sibylle : “pendant 10 ans j’ai conçu des projets artistiques participatifs avec l’envie de contribuer à la réduction des inégalités et de créer des espaces de mixité sociale.” En parallèle à ses fonctions de directrice adjointe du théâtre d’Évry, elle se passionne pour les initiatives qui émergent alors dans le domaine de l’économie sociale et solidaire. “En 2016, j’ai voulu prendre le temps de mieux appréhender les enjeux de ce secteur pour pouvoir m’y engager pleinement”, c’est ainsi que Sibylle intègre le DU Entrepreneur social de Dauphine. Dans ce cadre, elle a notamment mené une étude sur une structure ESS ou encore piloté un programme avec une mission locale. Aujourd’hui diplômée, elle est chef de projet pour Les bons profils, une solution de recrutement pour les entreprises qui démultiplie l'accès à l'emploi de salariés en insertion.

 

Le parcours de Sibylle résonne tout particulièrement avec celui de Karina, “d'abord parce qu'il s'attache aux puissants leviers des ressources humaines”. En effet, elle retrouve dans ce profil ce fil rouge de l’inclusion et du partage des savoirs : “le travail de Karina témoigne de ces nombreuses personnalités engagées pour qui performance économique des entreprises rime avec performance sociale.” C’est tout le but du poste actuel de Sibylle dans lequel elle mobilise ses compétences en management d'équipe, en animation, co-construction de projet et en accompagnement des organisations dans leur processus RH.


 


 

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