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ESS : Winson et Philippine, contribuer à l'action sociale de l'entreprise

ESS : Winson et Philippine, contribuer à l'action sociale de l'entreprise
Suite de notre série sur les métiers de la solidarité, construite en partenariat avec la Fondation Carrefour et la Fondation Dauphine. Aujourd'hui, nous allons à la rencontre de Winson Wu, DRH de Carrefour Taïwan et directeur de la Carrefour Taiwan Cultural and Educational Foundation, et Philippine, étudiante en Master Développement durable et RSE à l'Université Paris-Dauphine.


Winson Wu, directeur de la fondation locale Carrefour

 

Après des études de droit à l’Université Nationale de Taiwan et un début de carrière dans la banque et le commerce international, Winson Wu rejoint Carrefour en 1994. Il y occupe de nombreux postes opérationnels (ouverture de magasin, management…) à Taipei, Shanghai et Pékin avant de devenir DRH de Carrefour Taïwan en 2006 et directeur de la fondation locale, la Carrefour Taiwan Cultural and Educational Foundation en 2009, à laquelle il est désormais exclusivement dédié.

 

Sous la direction de Winson, la fondation intervient auprès des populations les plus démunies de Taïwan avec un vaste ensemble de programmes touchant à l'éducation, à l'insertion, à la lutte contre la pauvreté et à l'accompagnement des social businesses locaux. Par exemple, la fondation a ouvert, avec le Jen JI Shiang Social Service Institute, association d’aide aux démunis, un restaurant antigaspi qui utilise les invendus des magasins Carrefour recueillis par les Banques Alimentaires locales : « distribuer des biens de consommation courante est une première étape. Mais nous voulons contribuer à changer la vie de la jeunesse défavorisée de Taïwan ; pour ce faire nous proposons des formations qualifiantes comme sur les métiers de bouche et la logistique... » En effet, souligne Winson, la collecte, le transport et la redistribution des produits aux différents partenaires sont une part importante de l’action de la fondation :  « au travers des donations et de la collecte de produits alimentaires, nous distribuons 60 000 repas chaque mois. Chacun de nos 102 magasins travaille étroitement avec un ou plusieurs de nos 65 partenaires locaux, lesquels sont membres de l’Alliance des Banques Alimentaires de Taïwan. Cela représente 300 familles accompagnées. Les collaborateurs de 8 hypermarchés voisins organisent en outre des collectes de denrées pour l’association, soit 1,6 tonne de produits chaque mois. »

 

Afin de mener toutes ces actions à bien, Winson pilote une équipe de six personnes : « en tant qu’entité d'un groupe français, notre travail consiste avant tout à travailler localement avec nos différentes parties prenantes. » Et tous les acteurs sont ainsi impliqués. Les clients, via un système d'arrondi en caisse, les collaborateurs par le mentorat et même les fournisseurs avec la vente dans les magasins de produits issus d'entreprises sociales : “Cela nous permet d'aller bien au-delà de la simple signature d'un chèque pour amplifier notre impact et impliquer tout notre écosystème.”

 

Ce sont d'ailleurs ces deux notions d'impact et d'implication qui sont au cœur du travail de Winson. « En plus d'impliquer les différentes entités autour de nous, nous voulons que les 600 salariés volontaires chaque année et tous nos collaborateurs soient fiers de travailler pour Carrefour », souligne-t-il. À la mise en place des partenariats, succède un travail de communication afin de faire connaître les actions et de mobiliser toute la chaîne, des fournisseurs aux clients en passant par les équipes.

 

Quand on l'interroge sur sa principale mission au quotidien, la réponse de Winson fuse : « faire en sorte que les besoins et les offres se rencontrent. » Pour y arriver, le travail de liaison entre magasins et partenaires est crucial et permanent. Cette fonction de médiateur ne peut se réaliser qu'avec un travail quotidien permettant de mettre l'ensemble des acteurs en réseau. « Cette démarche à 360 degrés permet d'intégrer nos partenaires et, par exemple, de travailler avec d'autres fondations. Ainsi nous sommes engagés dans plusieurs programmes en faveur de la jeunesse avec la Taipei Dream House Foundation, la Taitung Kids' Bookhouse Foundation ou, sur les questions culturelles, avec la HCT Logistic Foundation. »

 

Philippine, étudiante à l'Université Paris-Dauphine : une formation pour exercer un métier "solidaire"

Après un bac S, Philippine intègre le Cycle Pluridisciplinaire d'Études Supérieures, une filière proposant un large panel d’enseignements décloisonnés : “je n’étais pas en mesure de faire un choix radical quant à mon orientation professionnelle, ce fut pour moi l’occasion de m’ouvrir à différents domaines et d’acquérir les clés de compréhension du monde dans lequel je vis.” Philippine s’oriente très vite vers les questions sociales et environnementales et c’est naturellement qu’elle poursuit ses études par un M2 en Développement Durable et RSE : “cette filière me permet d’avoir les outils et les connaissances nécessaires pour exercer un métier “solidaire” qui donne du sens à ma vie.” Cette formation lui permet d’envisager une carrière qui réponde à son trait de caractère le plus saillant, “l’altruisme”.

 

C’est cette vision altruiste qui a amené Philippine à s’engager très tôt dans le secteur associatif avec un accent mis sur les questions de diversité. À l’engagement personnel succède un parcours professionnel en lien fort via deux stages ayant trait au volet social de la RSE et du développement durable : “il est vraiment gratifiant de pouvoir finir une journée de travail en se disant que l’on a contribué – à notre petite échelle – à l’amélioration de la vie des citoyens et/ou salariés.” Pour la mise en place de partenariats, notamment sur les questions de handicap, de lutte contre les discriminations ou de parité, la future diplômée apprécie tout particulièrement la créativité et la proactivité à déployer : “Un bon combo pour un bonheur assuré !”

 

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