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Par Carenews PRO - Publié le 24 janvier 2020 - 16:45 - Mise à jour le 24 janvier 2020 - 16:50
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De quel progrès voulons-nous ? On était aux 10 ans du Parlement des Entrepreneurs d’avenir

Parité, diversité, écologie, finance solidaire, initiatives locales… Aux dix ans du Parlement des Entrepreneurs d’avenir, qui se sont tenus ces 22 et 23 janvier à l’OCDE, près de 2 000 participant·e·s sont venu·e·s réfléchir à la façon d’« humaniser le progrès ».

Crédit photo : Carenews.

Entrepreneurs, dirigeants associatifs et politiques, acteurs scientifiques et de la société civile engagés à promouvoir une économie au service de la société et de l’environnement se sont réunis ces 22 et 23 janvier au siège de l’OCDE à Paris. Pour les dix ans du Parlement des Entrepreneurs d’avenir, c’est le thème « humanisons le progrès » qui a été débattu par les 150 intervenant·e·s lors des 24 sessions organisées. 

Manque de parité et de diversité : l’indignation de Sébastien Kopp

Pour l’occasion, un Manifeste pour refonder le progrès a été diffusé auprès des participant·e·s. L’objectif : s’inscrire dans une vision à long terme tenant compte des transformations à venir à l’horizon 2030. Avec une question centrale, qui a fait l’objet de l’ouverture de l’événement, à laquelle la maire de Paris Anne Hidalgo était notamment présente : « De quel progrès voulons-nous ? » Le cofondateur de VEJA Sébastien Kopp, le premier intervenant à prendre la parole au débat qui a suivi, s’est avant tout indigné du manque flagrant de parité sur scène. Avant de compléter : 

« Je parlais du manque de présence féminine sur scène, mais je peux aussi vous parler des couleurs de peau dans la salle. C’est ce monde-là qu’il faut changer. »

Le sujet de la diversité était précisément traité dans une salle adjacente, où Moussa Camara, le fondateur des Déterminés, a insisté sur l’importance des réseaux « pour créer des opportunités » pour les entrepreneurs les moins avantagés. Sans oublier d’« accompagner un véritable développement économique dans nos quartiers ».

Les jeunes et l’argent au chevet de la planète

Pour son édition 2020, le Parlement des Entrepreneurs d’avenir avait convié les jeunes engagés pour le climat avec le Réseau Français des Etudiants pour le Développement Durable (REFEDD) et le collectif Pour un réveil écologique. La nécessité d’éduquer les étudiant·e·s aux enjeux climatiques et d’appeler les entreprises à répondre à leurs aspirations a été rappelée par les participant·e·s, qui ont regretté la difficulté de se faire entendre des grands dirigeants du CAC 40, mais aussi des PME. « Soyez à l’écoute de cette génération qui lance un appel à toutes les autres », a lancé Nataly Fillon, cheffe de projet Student's COP

Pour d’autres intervenant·e·s, c’est l’argent qui sauvera la planète. Un Appel à une finance de progrès social et environnemental, signé par plus de 40 acteurs économiques et financiers, a ainsi été lancé pour l’occasion. Lors de la table ronde consacrée au sujet, la directrice générale de Novethic Anne-Catherine Husson-Traore a épinglé le « réflexe pavlovien du monde financier de continuer sa trajectoire en étant conscient qu’elle va dans le mur ». « La bonne nouvelle, c’est qu’on commence à voir le mur, notamment en Australie ou en Amazonie », a répondu l’analyste financier Stéphane Voisin. 

Le poids des consommations et des engagements de chacun 

Mais puisque nombre d’individus, jeunes ou plus avancés, n’ont individuellement pas le pouvoir d’influer directement sur la finance ou les politiques publiques, nombre de speakers présents à ces Parlement des Entrepreneurs d’avenir ont insisté sur le pouvoir que détient chaque citoyen à son échelle. Le terme « consomm’acteur » est notamment revenu lors des discussion sur le juste prix des aliments et vêtements. « Un acte d’achat, c’est un acte politique », a appuyé Olivier Clanchin, le président de Triballat Noyal. Pour Jean-François Caron, le maire de Loos-en-Gohelle, qui fait figure d’exemple en matière de développement durable, il n’y a pas de doute : ce sont les engagements et les transformations locales qui réussiront à faire progresser le global.

Mélissa Perraudeau 

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