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Par Carenews PRO - Publié le 8 octobre 2020 - 15:00 - Mise à jour le 8 octobre 2020 - 15:00
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Impact environnemental du budget de l’État, fondations « couteaux suisses »… La revue de presse du 8 octobre

Que fallait-il retenir de l'actualité de l'engagement cette semaine ? Voici les articles que la rédaction de Carenews a sélectionnés pour vous.

Crédit photo : Tuncay Gündogdu.

Ce mardi 6 octobre s’est tenue la 11e édition de la Journée nationale des aidants sur le thème du répit. Sacrifices « à la pelle », solitude, épuisement, dégradation de la santé physique et mentale… Le Monde souligne les difficultés des huit à dix millions d’aidant·e·s en France, particulièrement éprouvé·e·s par la crise sanitaire.

« Outre un droit au répit réel, et des moyens financiers pour qu’il ne soit pas à la charge des proches, les acteurs du secteur réclament une simplification des démarches et du parcours de l’aidant. « Nous demandons depuis des années une porte d’entrée unique vers l’ensemble des dispositifs de répit existants et aucun reste à charge pour les aidants », insiste Bénédicte Kail, conseillère nationale éducation familles de l’APF-France handicap. »

Depuis mars 2019, chaque entreprise d'au moins 250 salariés doit calculer et publier son indice d'égalité femmes-hommes tous les ans sur Internet, tout comme, depuis mars 2020, les entreprises de 50 à 250 salariés. La ministre du Travail, Elisabeth Borne, a annoncé dimanche dernier que 16 680 entreprises de 50 à 250 salariés n'avaient pas encore rempli l'index d'égalité professionnelle, a rapporté Challenges.

« "Deux entreprises ont été sanctionnées. L'une d'elles devra payer une amende équivalente à 0,8% de sa masse salariale", a déclaré la ministre, précisant que des secteurs "sont à la traîne", comme celui de la construction, de l'énergie ou des industries extractives. »

Pour la première fois, rapporte L’Usine Nouvelle, Bercy a évalué l’ensemble des dépenses de l’État de 2021 à l’aune de leur impact environnemental. Respect de la biodiversité, climat, économie circulaire, préparation aux risques naturels, déchets et préservation de la ressource en eau : les 488 milliards d’euros de dépenses fiscales et de crédits budgétaires ont été analysés au regard de six critères. Il apparaît que 43 milliards d’euros sont verts sur au moins un critère, et que 10 milliards sont défavorables à l’environnement.

« Avec cet exercice du budget vert, même imparfait, le gouvernement espère surtout "susciter une prise de conscience écologique chez des ministres qui n’ont pas forcément l’environnement en ligne de mire". Et nourrir le débat budgétaire des prochaines semaines. »

Suez pour échapper à une OPA, Libération pour « sortir un actif en loucedé », Bill Gates pour s’assurer une bonne image, Fondation agir contre l’exclusion pour défiscaliser : Marianne détaille en quatre exemples comment la fondation lui apparaît comme la solution miracles aux problèmes du monde des affaires.

« Un souci d’image à redorer, une volonté de peser dans le débat public, un désir incompressible de se la jouer philanthrope ou d’échapper à une OPA, comme Suez tente de le faire. Pas de problème, il suffit de monter une fondation. Cette martingale fait saliver presque tout le CAC 40 grâce à son dispositif fiscal très favorable. »  

Des chercheurs de l’université du Delaware ont publié le 18 septembre une étude s’intéressant au lien entre le risque d’être visé·e par une cyberattaque et les efforts de responsabilité sociétale des entreprises. 20 Minutes en partage les édifiants constats : certains hackers visent à dénoncer le greenwashing de certaines sociétés. 

« Dans le domaine de la protection de l’environnement, l’étude montre que les structures qui n’ont pas mis en place des mesures responsables sont plus susceptibles d’être attaquées. Le phénomène touche aussi les entreprises n’ayant développé que des solutions en surface, parfois pour dissimuler un cruel manque d’actions concrètes. »  

Fin septembre, le Secours populaire français et l’institut de sondage Ipsos présentaient le quatorzième baromètre sur la pauvreté en France. L’objectif principal : évaluer l’impact de la crise sanitaire sur la précarisation des Français. De fait, pendant le confinement, près de la moitié des personnes aidées par le Secours populaire n’étaient pas connues de l’association. Comme elle, de nombreuses autres associations de solidarité alertent sur la nécessité de répondre à des besoins alimentaires toujours plus importants, tandis que des chercheurs·euses, militant·e·s et politiques réclament un droit universel à l'alimentation, rapporte France Culture.

« Sous des formes diverses, l'idée commence à faire son chemin auprès des politiques. Au printemps, le député socialiste Guillaume Garot, Président du Conseil national de l'alimentation, appelait dans une tribune à une "couverture alimentaire universelle" qui permettrait de reconnaître la faim comme un risque social. Quant au Groupe d'opposition Écologie démocratie solidarité, composé notamment d'anciens députés En Marche, il pourrait aussi proposer un amendement sur ce thème, dans le cadre du nouveau projet de loi de finances. »

Le « monde d’après » est-il (bientôt) là ? E-commerce Mag convoque études et avis de spécialistes pour étudier comment la crise sanitaire a renforcé les tendances de consommation locale et bio. Avec, toutefois, une préoccupation pour le prix, pour une grande majorité de consommateurs. 

« Le confinement a été assez propice à l'introspection pour une partie de la population, analyse Gaëlle Le Floch, directrice stratégique chez Kantar. Les individus ont pris le temps de réfléchir aux choses essentielles, au sens de la vie. Cette privation de la nature a permis de prendre conscience du manque que son absence peut engendrer. »

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