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Par Carenews INFO - Publié le 30 septembre 2020 - 16:10 - Mise à jour le 30 septembre 2020 - 16:13
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Confinement : près de la moitié des personnes aidées par le Secours populaire n’étaient pas connues de l’association

Le Secours populaire français et l’institut de sondage Ipsos ont présenté ce mercredi 29 septembre le quatorzième baromètre sur la pauvreté en France. Le principal objectif a été notamment d’évaluer l’impact de la crise sanitaire sur la précarisation des Français.

Henriette Steinberg, secrétaire générale du Secours populaire français, a présenté les différentes actions de l’association. Crédit photo : Carenews.

C’est en présence d’Henriette Steinberg, secrétaire générale du Secours populaire français, que les résultats du quatorzième baromètre sur la pauvreté en France ont été présentés par Amandine Lama, directrice des études chez Ipsos, ce mercredi 29 septembre. 

Durant les deux premiers mois de confinement, 1 270 000 personnes ont été aidées et près de la moitié (45 %) était inconnue de l’association. Un premier constat qui montre bien l’explosion de la précarité à la suite de la crise sanitaire, comme s’en est émue Henriette Steinberg : 

Ce sont des centaines de milliers de personnes qui sont passées d’une situation critique à une situation catastrophique. De ce constat, nous tirons une énergie particulière pour continuer à faire reculer la pauvreté, la précarité et le malheur.

Un français sur trois a subi des pertes de revenus

Pour 33 % des Français, la crise sanitaire s’est accompagnée d’une baisse de leur revenu. Un constat aussi bien valable pour les commerçants, les restaurateurs ou encore les intermittents du spectacle qui ont vu leur activité mise à l’arrêt, que pour les salariés bénéficiaires du chômage partiel. 

Mais ce baromètre révèle également un sentiment de peur de basculer dans la pauvreté pour plus de la moitié des Français. Et plus de quatre Français sur cinq estiment que leurs enfants ont plus de risque de connaître la pauvreté qu’eux, un chiffre en hausse de deux points par rapport à 2019 alors qu’il baissait depuis quatre ans. 

La crise sanitaire a par ailleurs participé à creuser les inégalités scolaires pour 44 % des parents interrogés qui estiment que leurs enfants ont pris du retard. Et 15 % ont peur qu’ils n’arrivent pas à le rattraper. 

Quatre Français sur dix se restreignent sur leur alimentation

Indépendamment de la crise du Covid-19, une part significative des répondants a déclaré avoir du mal à assumer de nombreuses dépenses quotidiennes. 40 % des personnes interrogées avouent notamment se restreindre sur la qualité de leur alimentation pour des raisons financières et 29 % rencontrent des difficultés pour manger des fruits et légumes frais quotidiennement. Plus inquiétant encore, payer son loyer est difficile pour une personne sur quatre.

La précarisation d’une part importante de la population est donc une réalité, et la crise sanitaire, sociale et économique a accentué cette tendance. Bonne nouvelle : la pandémie mondiale semble avoir révélé un élan de solidarité puisque 69 % des personnes sondées sont disposées à s’impliquer pour aider les personnes en situation de pauvreté. 

Lisa Domergue 

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