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Par Carenews INFO - Publié le 6 novembre 2019 - 11:27 - Mise à jour le 7 novembre 2019 - 13:45
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Le crowdfunding : un financement de moins en moins participatif

Après un début en trombe, la croissance du financement participatif a ralenti, selon le cabinet KPMG. Les dons et les investissements sont en baisse, au profit des investisseurs institutionnels : le secteur s’est professionnalisé, s’éloignant de la promesse initiale d’une « finance pour tous ».

Le crowdfunding - Crédit photo : I-stock

 

Dix ans après son arrivée en France, le crowdfunding ne séduit plus autant les particuliers. Selon Les Echos, qui relaient des chiffres obtenus auprès du cabinet d’audit et de conseil KPMG, si les fonds collectés via le financement participatif continuent d’augmenter régulièrement (+ 20 % entre 2017 et 2018, atteignant 402 millions d’euros collectés l’année dernière), cette croissance a ralenti et ne repose plus sur le « financement par la foule ».

 

Un financement sur deux concerne des prêts 

 

Après avoir continué d’augmenter entre 2016 et 2017, les dons ont en effet baissé de 2 % entre 2017 et 2018 (de 82,8 à 81,5 millions d’euros). Sur la même période, les investissements ont chuté de 19 %. Un financement sur deux concerne en fait des prêts : ces derniers ont eux connu une hausse de 40 % en 2018, pour un montant total de 273 millions d’euros. 

 

Effet de mode passé, frilosité des particuliers, renforcement de la réglementation en octobre 2014 : « Les décrets partaient d'une bonne intention, mais ils ont tout complexifié et rigidifié », a expliqué Vincent Ricordeau, président et cofondateur de la pionnière KissKissBankBank, aux Echos. De quoi décourager les particuliers, selon le responsable d’une autre plateforme.  

 

La domination des fonds et des assureurs

 

Dans le même temps, la concurrence des banques, notamment, a poussé les plateformes survivantes (une centaine en France) à se faire racheter, ou à changer de stratégie et travailler avec des investisseurs institutionnels. Les fonds et les assureurs dominent désormais le marché face aux particuliers — pour Olivier Goy, patron d'October, « aujourd'hui, sur une opération on est pas loin du 80-20 »

 

Les projets financés ont évolué en conséquence : plus de 50 % des fonds levés en 2018 concernaient des projets de crowdfunding immobilier (des prêts ou investissements en capital). Pas forcément très social et solidaire, tout ça.

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